Œuf vibrant Secret Delight télécommandé de chez Dorcel



Note : Ce post n'est nullement sponsorisé par la marque et je ne compte pas me lancer dans les tests de sextoys à l'avenir. Il se trouve que j'ai fait l'acquisition de ce petit objet il y a peu et que son utilisation a donné l'idée de ce post. 

Pour la petite histoire, je cherchais un œuf vibrant pour jouer avec l'un de mes partenaires, sachant qu'il ne servait à rien d'investir des milles et des cents puisque son efficacité ne pourrait être que limitée (comprendre : l’œuf vibrant qui me fera jouir par la face interne n'a pas encore été inventé). Je ne voulais pas non plus d'un système connecté qui passe par un téléphone, notamment parce que ça reste un merveilleux outil de flicage et qu'il est hors de question que Facebook soit tenu au courant de l'activité dans mon vagin. Je voulais aussi que ce soit joli, pas trop plastique et avec une bonne variété de vibrations, mais ça, ils savent tous le faire maintenant. Tous mes joujoux vibrants semblent d'ailleurs équipés du même moteur.

Ce que j'en attendais, c'était surtout d'avoir un objet différent de ceux que j'ai déjà pour agrémenter mes jeux à deux, pas pour la jouissance pure et dure, même si j'avais le secret espoir que l’œuf combiné à un autre jouet pourrait donner un résultat intéressant.

Je vous glisse ici la présentation de Dorcel pour vous en mettre plein les yeux :
Le Secret Delight est un œuf vibrant dernière génération en provenance de la célèbre marque Dorcel. Ce sextoy propose un nouveau design, un nouveau moteur et de nouvelles fonctionnalités pour encore plus de plaisirs.
Avec sa bague dorée et sa couleur noire, ce sextoy pour couple est aussi élégant qu’efficace.
Le Secret Delight fait 12,5 cm, avec une partie insérable de 7 cm. Comme pour tous les œufs vibrants, vous insérez la partie principale à l’entrée de votre vagin, puis vous l’activez pour recevoir les puissantes vibrations.
La nouveauté principale de ce sextoy réside dans la commande vocale qui est intégrée à sa télécommande. Vous n’avez plus besoin d’appuyer sur les boutons de celle-ci, il vous suffira juste de contrôler l’intensité des vibrations par la voix.
Si vous vous trouvez dans un endroit où la musique est suffisamment forte, alors le Secret Delight se calquera sur le tempo de la musique ambiante pour vous envoyer les vibrations correspondantes.
Vous pourrez alors jouir sur le Dancefloor, sans que personne ne s’en rende compte, hormis votre partenaire de jeux coquins !

À noter qu'il existe aussi une fonction Boost, qui est simplement un mode de vibration plus fort et continu.

Passons maintenant à l'avis.

Points négatifs :
  • Il n'est pas discret du tout. S'il n'y a pas un bruit d'ambiance autour, c'est mort. Autant dire qu'il vaut mieux éviter les films russes qui se passent dans la neige ou les repas de famille. Détestant danser, je suis peu concernée par les dancefloors.
  • La télécommande est très très cheap. La lester pour lui donner une autre tenue en main aurait été une bonne idée et tellement simple à mettre en œuvre. Là, j'ai vraiment l'impression de tenir une coque en plastique avec juste ce qu'il faut de circuit électronique à l'intérieur pour faire le taf. Il suffit d'avoir ouvert ce genre de matériel une fois par curiosité pour savoir que ce sont des fonctions qui reposent sur vraiment pas grand-chose.
  • Il faut être très près du micro pour qu'il s'active.
Les points inconnus : 
  • Je ne sais pas combien de temps tiennent réellement la pile et la batterie. Il est dit une heure d'autonomie pour l’œuf, mais je l'ai toujours rechargé avant de m'en servir pour éviter la panne justement. La télécommande est alimentée par une classique 2032 et c'est probablement la fonction Bluetooth qui utilise le plus d'énergie de ce côté-ci.
  • Je ne sais pas quelle distance on peut réellement mettre entre l’œuf et la télécommande. La notice dit 10 mètres. À tester.
  • Je ne sais pas non plus au bout de combien de temps d'inactivité l’œuf se met en veille. Pour la télécommande, c'est assez rapide, mais elle se rallume tout aussi rapidement. Pour l’œuf, c'est déjà plus délicat. À déterminer aussi à l'occasion.

Points positifs :

C'est là que ça devient jubilatoire et drôle.
Et comme nous sommes deux, il y aura deux visions des mêmes scènes.
  • Cas d'utilisation n° 1 : Imaginons que l'objet est en place, bien calé au chaud et allumé bien sûr. Imaginons que l'envie du moment soit une fessée et que la télécommande soit dans la main du fesseur, bien entendu. D'une main, il fesse, de l'autre, il joue avec les vibrations. Puis, vient l'idée de génie : poser la télécommande en mode commande vocale sur le dos de la fessée en travers de ses genoux et lui laisser la surprise de la vibration qui accompagne maintenant chaque coup sonore. Le principe est pervers et drôle, mais le cerveau se retrouve le cul entre deux chaises si je puis dire : impossible d'apprécier pleinement la douleur et de s'y abandonner, mais impossible aussi de se concentrer sur les vibrations. C'est terriblement perturbant et très frustrant aussi.
    Je dois avouer que la première prise en main de ce nouveau joujou s'est faite dans une voiture pour un moment sauvage et rapide, avec sa petite touche d’inconfort qui finalement sied bien à la situation. Beaucoup de frustrations de part et d'autre ce jour-là et l'évidence que ce n'était qu'une mise en bouche.
    La fessée est aussi une de nos mises en bouche et la perspective de l’administrer avec ce complice profondément calé entre ses lèvres suffisait à provoquer quelques jets d’hormones dans mon cerveau. À ma demande, elle s'installe donc en travers de mes jambes, le cul relevé par une légère cambrure. J'adore la contempler ainsi. Mais la belle s'impatiente et commence à onduler, frottant nos sexes l'un contre l'autre. Je bande. Comment vais-je m'y prendre avec cette télécommande ? Je vais au plus simple. Je la cale dans la main gauche et libère ainsi la droite qui est du bon côté de son postérieur. Première vitesse, premières vibrations. Le bruit est assez fort, mais pas assez pour me distraire de ma tâche. Tandis que je caresse, frappe, flatte, griffe, claque son cul, ma main gauche pianote sur la télécommande pour tester toutes les possibilités de la machine. Elle réagit autant à mon intérêt pour son cul qu’aux vibrations intérieures que j'essaie de rendre imprévisibles, tout comme mes fessées. Ce n'est pas du jeu si elle sent ou voit venir les sensations... Curieusement, nous échangeons sur la situation, alors que nous avons à cœur d’habitude d'utiliser un langage non verbal. Cela ne nuit pourtant pas à notre excitation. J’ai cependant une frustration : ma main gauche ne me permet pas de la maintenir fermement par les hanches, de la tirer vers moi, de l'immobiliser par la contrainte. Elle est trop « consentante » pour moi. Me vient alors l'idée d'utiliser la fonction micro (J’avais auparavant fait un test : parler dans la télécommande qui fait vibrer l’œuf aux intonations de ma voix. J'avais été peu convaincu sur le moment.) Je place donc la télécommande au plus près de la scène. Mes deux mains libérées, je m'en donne à cœur joie et l’œuf vibre à chacun de mes claquements, ajoutant ses vibrations internes à la douleur désirée… Ce seront les prémices à sa jouissance. Mais c'est une autre histoire.
  • Cas d'utilisation n° 2 : Imaginons que l'objet est toujours en place, bien calé au chaud et allumé bien sûr. Imaginons que l'envie du moment soit de jouir grâce à la plus belle invention du monde : le Satisfyer (ou n'importe lequel de ses cousins). Ça vibre à l'intérieur, ça suçote à l'extérieur. La machine commence à s'emballer avec une double stimulation rudement efficace. Et paf, une nouvelle idée de génie du partenaire à la manœuvre : autant se servir de tous ces cris de bête en rut pour autoalimenter la machine. Ça crie du côté du micro, ça vibre au rythme des cris à l'intérieur et ça continue à suçoter à l'extérieur. Et ça dure, ça dure. Et quand la bête ne crie plus parce qu'il y a enfin épuisement, il y a soudainement un fou rire qui continue à faire vibrer l’œuf à l'intérieur qui provoque encore des choses qui font encore plus rire de la situation. Je crois que je n'ai jamais autant ri en jouissant que cette fois-là et ça serait définitivement à refaire tellement je me suis sentie détendue après, mais je crains que l'effet de surprise ne soit passé.
    Nous arrivons donc à l'objet réel de cet achat. Le combo œuf vibrant à télécommande et aspirateur de clito nous semble (surtout à elle) plein de promesses jouissives. Je salive déjà, car la faire jouir, la regarder s'abandonner au plaisir avec moi à la manœuvre est un des plus grands cadeaux qu'elle me fait. Qu'elle se fait. Qu'elle nous fait. Qu'on se fait. Bref, on kiffe ! Les attentes sont vite comblées car cela marche du tonnerre. Un, puis deux, puis trois orgasmes... Je repense à la scène précédente (qui, sur l'échelle du temps, est très proche de ce moment-ci) et, attentif à ses grognements, ses cris et gémissements, une fulgurance me traverse. Je pose la télécommande entre ses seins avec la fonction micro engagée. Bingo ! Elle jouit de ses propres cris, c'est jubilatoire. Tellement que nos cerveaux bien inondés de chimie déclenchent nos rires, un fou rire. C'est bon, c'est intense et communiant. Il va falloir reproduire cela très vite.
Voilà, vous l'aurez compris, l'essai fut plutôt concluant et les idées ne manquent pas pour la suite. Bien sûr, il s'agit d'un avis incomplet dans la mesure où il ne m'est pas possible de témoigner de l'action du jouet seul sur la zone G, alors que c'en est généralement l'atout principal. D'autres femmes plus réceptives de ce côté-là ne tarderont sans doute pas à donner leur avis sur ce nouveau gadget. Pour ma part, je recommande vivement de tester la fessée qui claque et qui vibre en même temps.

Lire la suite

Lu ailleurs #48


  • « Le Regard féminin » d'Iris Brey, un ouvrage à réfléchir : Après les séries, les films. Je ne suis pas sûre d'aller jusqu'à le lire, ça risque d'être un peu redondant et ma conclusion ira dans le sens de celle de l'article. Je m'interroge surtout sur le regard que je suis censée porter sur les femmes et les hommes en étant bi en fait. Ai-je encore le droit de trouver une femme désirable dans un film ou va-t'on venir me dire qu'il s'agit du patriarcat à l'oeuvre ? D'ailleurs, ne suis-je pas bi parce que les séries et le cinéma ont réussi à contaminer mon esprit pour que les hommes obtiennent ce qu'ils recherchent tous : un plan à trois ? (Non, inutile de répondre, c'est purement rhétorique.) 
  • Histoire du clitoris chez Odile Fillod
  • Une blogueuse que j'ai lue, que j'ai liée et à qui j'ai beaucoup pensé pendant ses années de silence vient de refaire surface. Et j'aime toujours autant la lire.
  • Et pourtant, dans nos échanges, il m'avoue qu'il n'en peut plus de ce sujet, qu'il est à bout. Il en a marre, vraiment marre à présent de la séduction et du sexe. Il me dit que ça ne l’amuse plus du tout, que c’est comme si « ça ne le motivait plus du tout, depuis quelques temps », il ne croit plus à la félicité du désir, de la séduction, comme ça, dans ce contexte, dans ce monde, « plus du tout, même ». Il me dit : « Tu comprends toi tu t’éclates : tu es une nana et quand tu veux baiser, avoue que tu n’as pas à chercher bien longtemps… Tu fais ton marché, tu minaudes, t’as la belle vie… Moi j’en ai marre de me heurter sans cesse à des pimbêches chiantes qui adorent se faire baiser, mais « après un petit tour au Bon Marché », ou « tu ne peux pas d'abord me présenter machin ou machin" … Il me dit : « la liberté sexuelle, c’est exaltant quand tu as du répondant, des partenaires à ta mesure, que tu es challengé dans ton désir, tes certitudes, qu'autrui te procure cette denrée rare et indéfinissable : du trouble… Mais quand tu te sens hyper seul dans ta liberté, c’est carrément pas drôle. Voilà, je défends encore et toujours la liberté sexuelle, parce que c’est un idéal, c’est la façon dont je voudrais vivre dans un monde parfait où les gens seraient intéressants, mais c’est devenu pour moi un idéal abstrait. Il y a tellement de sexe partout, dans notre monde, dans tous les magazines, et sur internet partout et compagnie, que c’est comme s’il n’existait plus vraiment nulle part. Voilà, le sexe est un simple divertissement commercial. Pour plein de gens, maintenant, c’est sexe ou ciné, au même niveau. Le vrai sexe, le très très bon, le sexe initiatique et sacré, celui qui porte notre feu, celui qui éblouit, on l’a tué. »

    Oui, c’est vrai, on a surement laissé gagner, du moins, en apparence, le sexe glauque et bien moche de tous ceux qui en font une science et/ou un business, tous ces marécages boueux de fausse liberté, tous ces business sans scrupules qui s’abritent derrière la belle idée de liberté sexuelle, pour ne servir que de la fange à des hommes et femmes tout simplement en mal d’être désirés, touchés, aimés (nous en sommes tous là, non ?).
Lire la suite

Les études grivoises de Mihály Zichy - Bonus

Je n'ai hélas pas pu trouver cette série d'études d'arrière-trains féminins en plus grand, c'est pour cela que je les mets à part dans ce post. Quand Mihály Zichy avait une idée en tête, ça tournait visiblement à l'obsession.













Et je conclus enfin cette série de posts sur les œuvres grivoises de Mihály Zichy sur ce joli dos nu à fossettes. En espérant que cela vous aura autant plu qu’émoustillés :)



Lire la suite