Envie matinale


Sitôt les yeux ouverts, mon regard s'attarde sur toi. Si beau, si calme, si apaisé. J'ai dû quitter le berceau de tes bras sans m'en rendre compte lorsque les premières lueurs du matin ont envahi ta chambre. Ton corps a alors basculé sur le dos dans une posture d'abandon total : un bras au-dessus de la tête sur l'oreiller, l'autre étendu du côté opposé du lit, les jambes suffisamment écartées pour te donner un air indécent. Heureusement, la couette couvre encore ton intimité... mais pour combien de temps ?

Je fais courir mes doigts sur ton torse velu dans l'espoir de te réveiller, m'attardant même sur un téton, mais la bête a encore le sommeil lourd à cette heure. Je tente un autre angle d'attaque ; mon bras disparaît sous la couette et ma main vient se poser délicatement sur ton sexe. Si chaud, si petit, si mou. Tellement inoffensif. Tu bouges légèrement. Je suis sur la bonne piste. Je nous débarrasse du cocon de chaleur et viens me positionner entre tes jambes. Du dos de ma main, je caresse l'intérieur de tes cuisses, l'une après l'autre, lentement, en prenant soin de ne pas frôler ton entrejambe. Ta respiration est en train de changer, je sens le réveil très proche. Je saisis enfin ton sexe d'une main et prends tes testicules dans l'autre, et je masse le tout doucement, très doucement. Je suis à l'affût, je ne quitte pas ton visage des yeux. Ça y est, la bête se rend compte qu'il se passe quelque chose. Il était temps. Tes paupières se soulèvent, c'est le premier contact, mon corps s’électrise.
Je me penche pour donner un coup de langue, un baiser, une caresse du menton. Je me frotte à ton gland pendant que tu t'étires dans tous les sens du terme. J'ai toute ton attention maintenant. Je saisis cette jolie forme arrondie entre mes lèvres, je joue avec ma langue, je l'aspire, l'enfonce dans ma bouche, puis me retire. Je joue avec comme s'il s'agissait d'une grosse sucette. Et soudain, j'en veux plus, j'ai envie de te sentir dur en moi, encore plus dur, alors je serre la base de ton pénis et je t'offre une gorge profonde sans plus attendre. Quel plaisir de te sentir si excité ! Putain, qu'est-ce que ça m'excite !

C'est à regret que je lâche tes bourses, mais une autre partie de mon anatomie a besoin de ma main. Je glisse un doigt entre mes lèvres et comme d'habitude, je suis la première surprise de me trouver trempée. Si chaude, si glissante, si mouillée. Mon clitoris gonflé s'est très vite remis de tous les traitements que tu lui as administrés cette nuit avec ta bouche et ta langue. Il est insatiable, comme sa maîtresse. Je prends le temps de le masser, en cercle d'abord, puis en mouvements plus longs. Il en veut plus, ma chatte en veut plus, j'en veux plus. Je fais passer une jambe par-dessus la tienne et viens me caler sur ton genou. Je teste l'ondulation de mes hanches, les frottements de mes lèvres qui s'ouvrent pour venir épouser le galbe de ta rotule. C'est si bon, ça s'entend, je gémis. Je me retiens, mais je n'ai qu'une envie c'est de me masturber frénétiquement sur ton corps.

Je reprends contact avec toi, j'ai besoin de ton regard, j'ai besoin d'y lire ton désir, ton excitation, ta jouissance à venir. Si proche. Et je te tiens toujours par la queue que je malmène franchement. Ton plaisir dans ma main, mon plaisir sur ta jambe. La position est étrange, mais je m'en fous, j'ai envie de jouir, j'ai envie que tu jouisses. Oui, j'ai envie que tu jouisses. « Jouis, jouis, jouis pour moi !!! »
Ça y est, je la vois dans tes yeux, cette intensité ; ce moment où l'orgasme va réduire tes défenses est presque là. Ton corps s'agite, tu te cambres, tu t'offres à moi et je n'ai qu'une envie, c'est de tout prendre. Dans ma bouche, sur mon visage, dans mon estomac. Je ne lâche pas l'affaire, je te branle vite et fort et bien. Même quand tu exploses, je continue pour ne rien rater. Ni les spasmes, ni les cris, ni ton foutre. Arrose, jouis, balance, c'est si bon.

Il ne m'en fallait pas plus, j'ai besoin de jouir aussi, tout de suite. Je me redresse et mon bassin devient fou. Je ne me rends compte que tu me pinces les seins et les tétons que quand la douleur rejoint le plaisir. C'est la goutte d'eau, j'explose à mon tour. La décharge remonte de mon clitoris à mon cerveau en un instant, décrivant un grand arc le long de ma colonne vertébrale. Tout mon corps se contracte, je sens ce frisson terrible envahir chaque centimètre carré de ma peau, mes mains s'accrochent à ce qu'elles peuvent comme elles le peuvent, et je ne contrôle plus rien. Ni les spasmes, ni les cris, ni la mouille. Ça dure, ça dure, plusieurs secondes, trop longtemps, pas assez, je ne sais plus, c'est bon, c'est tout, c'est magique. C'est toi à côté de moi, prêt à m'accueillir dans tes bras quand mon corps me lâche. J'ai besoin d'air, j'ai besoin de ta chaleur, j'ai besoin de ton sourire. Qu'est-ce que je me sens bien là !
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Liquide


J'ai toujours été fascinée par les éjaculations féminines, cette fulgurance synonyme de jouissance intense. J'avais même lu un livre sur les orgasmes multiples et les femmes fontaines qui m'avait confirmé que j'avais accès à l'un mais pas à l'autre pour une raison inconnue, alors qu'il suffit, paraît-il, de pratiquer et d'être attentive à son plaisir. Au fil des mois, c'est devenu un rêve inaccessible, un fantasme. Les orgasmes à répétition, ce n'est déjà pas si mal après tout.

La journée a commencé de manière étrange, par un rêve où j'étais seule au Club P, où un vieux pervers ne respectait pas les règles et où j'avais envie d'une femme. Étrangement, il y avait la jolie K. qui m'a reconnue tout de suite. Le réveil brutal pour amener mon compagnon à la gare aura tout interrompu. Et le Club P. est de toute façon fermé jusqu'à la fin du mois.

A peine rentrée, j'ai eu très envie de sexe. A défaut de pouvoir coquiner, autant profiter de la tranquillité de la maison pour me faire plaisir seule. J'ai donc sorti mes accessoires dont ma magic wand. Quelques pinces à linge en bois, et un plug avec lequel j'ai commencé à jouer en regardant un film un peu hard. Je suis désolée, maître, je manque parfois de finesse quand j'ai des pulsions. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. J'ai placé quatre pinces à linge de chaque côté de mes seins, là où la chair est bombée, en évitant le mamelon. J'ai arrêté de jouer avec le plug sans le laisser en place, il ne me procurait pas de réel plaisir ce matin. J'ai pris l'accessoire ultime et je me suis stimulée jusqu'à jouir plusieurs fois. En apparence, rien de différent de d'habitude. Puis j'ai enlevé les pinces doucement, ma tolérance à la douleur n'était pas au rendez-vous ce matin, et j'ai été prendre ma douche. En voyant les marques laissées sur mes seins dans le miroir, j'ai hésité à prendre une photo pour vous. Je suis sûre que ça vous aurait plu.

Une fois habillée, j'ai repris mes habitudes du matin. Jusqu'à ce qu'un coup de fil m'interrompe. C'est pendant ce coup de fil, alors que je marchais pour m'occuper, que j'ai senti que je mouillais vraiment beaucoup. Pire que je me vidais littéralement dans ma culotte. Toujours au téléphone, j'ai foncé aux toilettes et c'est là que j'ai compris ce qui se passait. Le liquide était très clair, très fluide, et il s'écoulait de moi comme si j'avais percé une poche d'eau. Ma culotte et mon pantalon étaient trempés à l'entrejambe, le reste est parti directement dans les toilettes. De toute évidence, j'ai réussi ce matin à me faire « éjaculer » sans le faire exprès, sauf que le résultat n'était pas aussi impressionnant et immédiat que chez certaines femmes.

A peine le téléphone raccroché, j'ai essayé de réitérer. Je suis montée dans ma chambre, j'ai attaché mes chevilles aux pieds du lit pour forcer mes jambes à rester écartées, et j'ai recommencé la stimulation avec l'accessoire magique. J'ai joui, encore et encore, très fort. Espérant voir un jet arroser le sol. Mais rien ne s'est passé. Pas plus que dans les heures qui ont suivi. J'étais juste mouillée d'excitation, mais rien de plus.

La journée a suivi son cours. En profitant de ma dilatation du matin, j'ai mis mon rosebud en place et pendant ma lecture au soleil, j'ai baissé mon pantalon et exposé ma chatte et mon cul au soleil, pour savoir ce que je ressentirais quand le métal serait réchauffé par les rayons. Bien sûr, j'ai à nouveau eu envie de me masturber... Je n'ai cessé de mouiller de la journée, comme la petite salope que je suis. J'ai donc repris le chemin de la chambre, et mon sextoy. Les vibrations m'ont encore fait grimper aux rideaux plusieurs fois. Toujours aussi fortement. 3 ou 4 fois dans la foulée, jusqu'à ce que je n'en puisse plus. Et rien n'y a fait, impossible de reproduire le miracle du matin. Le hasard d'une position différente ? La stimulation anale préalable ? Je suis même incapable de dire si le plaisir ressenti le matin était différent... Tout ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui j'ai joui une dizaine de fois en pensant à vous, en imaginant votre satisfaction en apprenant la bonne nouvelle ; je suis rassasiée, mais votre bite m'a quand même bien manqué, mon maître. J'ai hâte que ce soit la rentrée...
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Rencontre


Dernier jour du mois de juillet. Le soleil est au rendez-vous, la journée promet d'être chaude. J'ai mis une robe longue très légère, une petite ceinture de tissu bleu pour souligner ma taille et des talons pas trop hauts pour être confortable. Tous les éléments sont réunis pour une balade en ville. Ni V., ni B., ailleurs, un lieu inconnu.

J'ai un peu de route à faire et je profite d'un arrêt près d'une station-service à mi-chemin pour aller aux toilettes et glisser mon rosebud entre mes fesses. Ça me laissera le temps de m'y habituer, ça fait longtemps que je ne l'ai pas porté. Pour l'instant, je garde ma culotte, j'ai prévu de l'enlever une fois stationnée dans un parking de ma destination.

Le reste de la route me paraît un peu long, mais je finis par arriver à bon port. Je n'oublie pas de retirer ma culotte que je range dans une poche de mon sac et je me dirige vers la sortie. La sensation est étrange alors que je traverse une grande place totalement à découvert, j'ai peur qu'un effet de transparence ou un pli trahisse ma nudité partielle. Peur aussi que le Rosebud glisse et tombe à terre ; je n'ose imaginer ce moment de gêne qu'il me faudrait affronter si c'était le cas. Je serre les fesses et je marche vite.

J'entre dans une librairie, un lieu où je me sens toujours plus à l'aise et où je trouverai toujours à m'occuper. Mais à peine sur le pas de la porte, mon regard se pose sur elle. Là, en face de moi, une blonde en robe courte noire me tourne le dos. Quelle classe ! Quelle présence surtout ! Il est impossible de ne pas la voir. La voilà ma cible, elle me tend les bras. Son visage est encore mystérieux, alors je m'avance dans sa direction sans réfléchir. Mon mouvement a attiré son attention, elle tourne la tête brièvement vers moi, mais ces yeux sont dissimulés derrière de grosses lunettes aussi noires que sa robe. Puis de son pas assuré, elle part dans un autre rayon. Je fais mine de m'intéresser un peu aux policiers et profite de mon poste d'observation pour la détailler un peu plus. Elle a l'air de chercher quelque chose tout en sachant ce qu'elle veut. Ah, elle enlève enfin ses lunettes. C'est une belle femme, la quarantaine passée avec un joli visage et un petit nez mignon. Son regard s'accorde avec son attitude : décidé. Pourquoi ne pas tenter le coup ? De toute façon, je suis ici en touriste, personne ne me connaît.

Je me mets donc discrètement à la suivre de rayon en rayon comme vous me l'aviez demandé, maître, essayant de passer dans son champ de vision le plus souvent possible, et parfois même de saisir ce qu'il se dit entre la vendeuse et elle. Si j'arrive à déterminer ce qu'elle cherche, peut-être pourrais-je entamer la conversation l'air de rien. La petite danse s'éternise un peu, mais ma cible ne semble pas vouloir quitter les lieux. Je m'attarde dans le rayon littérature érotique, puis plonge le nez dans le dernier livre de Mireille Calmel sur la Marquise de Sade et son énorme bandeau rose fluo « Osez l'interdit ! » ; ça me donne l'impression d'envoyer des signaux invisibles à son intention, mais sans doute ne se rend-elle compte de rien.

Là voilà qui repart à toute allure, je crois l'avoir perdu de vue l'espace d'un instant de panique et face aux escaliers, j'hésite : en haut ou en bas. Une chance sur deux, je descends. Et je la retrouve dans le coin papeterie. Je profite du fait qu'elle est à l'arrêt pour envoyer un SMS dans un endroit plus étroit pour me glisser derrière elle et lui toucher le bras tout en m'excusant. Premier contact direct, mais elle ne semble pas y prêter attention plus que ça. Elle bouge à nouveau, file dans le rayon BD/Manga, mon rayon de prédilection. C'est maintenant ou jamais.

Devant ses hésitations, j'offre mes services d'experte, la conversation est initiée. Je lui soutire quelques informations sur ce qu'elle recherche et quelques rires aussi. Sa voix est agréable, j'ai l'impression d'avoir du mal à aligner les mots dans le bon ordre. J'attire alors son attention sur Cesare, l'histoire du fils Borgia dans une version soft. Les allusions vont bon train, tout le monde sait que les Borgias sont une famille sulfureuse, et cette version-là semble un peu trop sérieuse à son goût. Ou est-ce moi qui lis plus que je ne devrais. Le rayon BD érotique ridiculement petit m'offre une occasion en or. Ils ont miraculeusement la version Manara des Borgias, je pose donc l'épais ouvrage à côté d'elle et je commence à le feuilleter en commentant la différence de ton. Le hasard me fait tomber sur une scène où deux femmes sont en train de s'embrasser et de se caresser. Je m'attarde, feuillette un peu plus et prends le temps de bien regarder chaque planche plus chaude que les autres.

Je repose le livre et sans vraiment réfléchir, je me surprends à la suivre dans le rayon suivant pour échanger encore quelques mots, mais au moment où je me rends compte de mon action un peu mécanique, je me dis que mon comportement peut lui paraître étrange. Je reprends donc de la distance, erre dans le rayon littérature imaginaire, pendant qu'elle s'éloigne dans le rayon jeunesse. Puis elle revient vers moi, touche quelques livres, je saisis ma chance, et l'invite de manière un peu cavalière (mes mots) à prendre un verre si elle a le temps, tout en précisant que je ne suis pas d'ici et que je lui laisse le choix du lieu où nous asseoir. Pour mon plus grand plaisir, elle accepte.

Nous sortons donc tout en continuant à discuter avec légèreté. Il est midi et je suggère un déjeuner plutôt qu'un café. Elle accepte à nouveau. Nous nous retrouvons donc attablées en terrasse. Je vais épargner à mon maître le détail de la conversion. Tout ce que vous pouvez retenir, c'est que c'était fort agréable, intéressant, complice, avec moult sourires et rires. J'en oublie même que je suis là pour la séduire à votre demande, je suis pendue à ses lèvres. Nous parlons de tout, de nos couples, de nos parcours de vie, de choses plus personnelles aussi. Lors d'un passage rapide aux toilettes, je remarque que le regard de quelques hommes du restaurant s'attarde sur moi, et tout ce à quoi je pense, c'est qu'aujourd'hui, je me suis fait belle pour une femme et pas pour eux. Et que je ne porte pas de culotte. Est-ce cela qu'ils voient ?

Elle ne semble pas pressée de rentrer chez elle, alors j'abuse de sa gentillesse pour qu'elle me fasse un peu visiter cette ville que je ne connais pas. Notre promenade digestive se termine sur un banc dans un petit parc où le sexe s'avère être notre seul et unique sujet de conversation. Je vois bien son corps se rapprocher du mien ; je n'ai qu'une envie, c'est de lui caresser le bras ou de lui prendre la main. Je devine dans son regard qu'elle ferait bien pareil, mais, comme retenue par un fil invisible, elle se contente de me toucher la main par moments, je repense à ma semi-nudité et à mon plug. Si elle savait, que dirait-elle ? L'envie de lui confier ce secret me brûle les lèvres, mais je me tais. Je ne sais pas si l'opportunité d'aller plus loin pourrait se présenter après tout.

L'heure tourne, je ne vois pas passer le temps, mais il est bientôt 16h. Tant de choses ont été dites, mais aucune ligne n'a été franchie. Je sais qu'elle est d'ici, j'imagine qu'elle souhaite malgré tout rester discrète, je n'insiste pas. Nous sommes par chance garée dans le même parking, je l'accompagne donc jusqu'à sa voiture et elle me propose de me déposer à la mienne (que j'ai vaguement égarée, il aurait fallu que je refasse le chemin exact à l'envers pour la retrouver, mais ce parking n'est pas prévu pour ; me voilà traitée de blonde. Ironique et frustrant.)

La voilà, ma voiture, avec une place libre juste à côté. Les au revoir traînent en longueur, les regards se font un peu plus appuyés. J'ose, je lui demande si je peux l'embrasser. Elle saute sur l'occasion, elle n'attendait que ça. Nos lèvres se rencontrent, un peu timidement peut-être, je n'arrive pas à déterminer si c'est différent d'avec un homme ou c'est si simplement que nous embrassons tous un peu différemment de toute façon. Sa langue se fait désirer, je fais courir la mienne sur ses lèvres pour la tenter. Timide et doux. Différent. Mon premier vrai baiser avec une femme. Petit flottement à nouveau : demander à aller plus loin ou pas. La situation est tellement nouvelle que je suis un mélange de perplexité, d'appréhension et de curiosité. Soudain, je lui dis : « Il faut que je t'avoue une chose. Je ne porte pas de culotte... et j'ai mon Rosebud. Je suis prête à te laisser le toucher si tu veux. » Son visage se transforme d'un coup et ce regard à cet instant précis est incroyable. Elle me dit que si elle fait ça, elle ne me laissera plus repartir. Éveiller un tel désir, si brut, chez une femme, ça aussi c'est inédit pour moi, mais je pourrais y prendre goût. Un moment, j'y crois, puis je comprends que la logistique n'est pas de notre côté, ça ne pourra se faire aujourd'hui. Il faudra un autre rendez-vous. Un dernier baiser rapide et je la laisse s'enfuir. Je règle mon temps de stationnement à la caisse et je saute en voiture. La route au retour me paraît aussi longue qu'à l'aller, mais mon esprit est occupé à repenser à cette journée assez surprenante, tellement hors de mes sentiers battus.

J'espère que vous êtes satisfait de votre petite salope, mon maître... car la séduction n'est vraiment pas mon fort.
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Glaçons


Mercredi 23 juillet, 14 h 45. Rendez-vous chez le coiffeur. Il fait lourd dehors et le soleil tape par moments, et je suis assise là, à me regarder dans le miroir pendant qu'on me tartine les cheveux de pâte colorée. L'après-midi va être longue. Mon esprit s'évade. Qu'est-ce que j'aimerais être dans ma cour, courte vêtue, à suivre le scénario que vous avez écrit pour moi. Je pense glaçon, je pense téton, j'ai envie de jouir les jambes écartées au soleil. Je mouille.

Le temps s'étire. 2 h 15 passées chez le coiffeur. Il fait encore lourd, le soleil perce encore entre les nuages. Je me force à faire quelques courses avant de succomber. Ce n'est pas un mal de laisser le désir monter, même si ce rendez-vous n'est qu'avec moi-même.

Enfin, je rentre. Méthodiquement, je range les courses. Puis je monte à l'étage pour prendre une robe de chambre légère et un foulard. Le même que je vous ai fait porter la semaine dernière. J'incline le parasol pour qu'il masque la vue depuis la rue. Personne ne vient jamais jusqu'au portillon de la cour, mais il suffit d'une fois et j'ai envie de profiter du moment sans avoir à me soucier de ça.

Dans le congélateur, j'ai pris 3 glaçons. Dans la salle de bain, j'ai remis le Rosebud. Dans la cour, je me suis entièrement déshabillée et me suis assise confortablement dans mon fauteuil de jardin.
J'ai bandé mes yeux, et je vous ai imaginé là, devant moi, appuyé nonchalamment contre le montant de la porte menant à l'intérieur de la maison, bras croisé, le regard sérieux, attendant en silence que le spectacle commence.

En bonne salope que je suis, j'ai tout de suite écartée les jambes et j'ai commencé à me caresser avec mon index. J'ai presque été surprise d'être déjà si mouillée, alors j'ai fait comme vous m'aviez demandé. Je me suis aidée de mes doigts, j'ai introduit mon index et avec ma mouille j'ai commencé à titiller mon clitoris. J'avais tellement envie, je m'étais tellement retenue toute l'après-midi, que le plaisir et vite monté, presque trop vite. Je me suis souvenue à temps que je n'avais pas encore le droit de jouir. J'ai ôté mon doigt et j'ai tendu maladroitement la main vers le bol avec les glaçons.

J'en ai pris un, et j'ai commencé à le faire courir sur ma peau, prenant soin de ne pas tout de suite l'amener vers ma chatte mouillée. Il fondait tellement vite sur moi que des gouttes froides courraient sur mon ventre. Je l'ai porté à mon sein et j'ai joué avec mon mamelon. Toujours ses gouttes froides, coulant le long de mon sein bombé et sur mon flanc.

Puis je suis descendue doucement, jusqu'à toucher mes petites lèvres bouillantes. La sensation excise de l'eau glacée coulant sur mon clitoris, sur ma chatte. Je m'en suis servi pour me masturber, c'était si bon. Je sentais le froid m'anesthésier, mais la chaleur de mon corps faire fondre le glaçon en même temps.

J'ai dû en prendre un deuxième, et j'ai commencé à me pincer le sein gauche, fort, tout en me caressant avec le glaçon et en ondulant mon corps. J'avais de plus en plus envie d'aller jusqu'au bout. Alors, j'ai poussé le glaçon en moi, profondément, et je me suis stimulée jusqu'à jouir. En silence, en serrant les lèvres, en vous imaginant venir boire à ma chatte. Un moment, j'ai cru que le glaçon ressortirait tout seul, que ma jouissance l'expulserait violemment, mais le Rosebud l'avait retenu en moi.

J'ai donc replongé mon index dans ma chatte et de l'eau fraîche a coulé le long de mon doigt alors que je trouvais enfin le glaçon. Je sentais bien le Rosebud dans mon cul pas loin, je l'ai fait bouger un peu depuis l'intérieur puis j'ai extrait le glaçon. De l'eau, de la mouille et encore cette envie de me toucher, encore plus forte que le première fois. La main trempée, je me suis frottée frénétiquement jusqu'à jouir une nouvelle fois, toujours vous imaginant en face de moi, espérant que vous seriez fier de votre jolie petite salope. Et déjà dans l'attente des prochaines instructions. J'ai encore envie de jouir pour vous, mon Maître.
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Contretemps


J'ai reçu vos instructions, mais il ne fait pas beau dehors. Pourtant j'ai tellement envie de vous satisfaire en faisant tout ce que vous me demandez de faire. Je relis votre mail et je sens un titillement entre mes cuisses. La présence du Rosebud que j'ai enfilé dès votre mail lu n'y est pas pour rien. Votre autre consigne de tout vous raconter de mes activités me laisse la liberté de me satisfaire dès à présent, même sans soleil, même sans glaçon, même sans vous, mon maître.

Je suis donc montée à l'étage, en remuant des fesses pour sentir le Rosebud bouger en moi. J'ai vérifié que les fenêtres étaient bien fermées et je me suis allongée sur mon lit que je n'avais pas encore eu le temps de faire après en avoir enlevé les draps sales. A même le matelas, j'ai écarté les cuisses, j'ai versé une goutte de lubrifiant sur mon sexe, parce qu'il le faut si je veux que l'utilisation de ce sextoy bien particulier soit agréable.

J'ai fait tourner la molette et j'ai laissé les vibrations stimuler doucement mon clitoris. J'ai fait rouler la tête de l'engin pour le lubrifier au mieux. Puis j'ai augmenté doucement la puissance. L'appareil est tellement efficace que certains en parlent en disant : orgasme en 30 secondes douche comprise. C'est tellement vrai. J'ai augmenté encore la puissance jusqu'à atteindre ce seuil où mon orgasme est parti d'un coup, et où j'ai crié fort, aigu, mes muscles ne se décontractaient plus et j'avais du mal à respirer. Ça n'en finissait plus. Mais j'avais ce pouvoir de tout arrêter pour me soulager de tant de plaisir.

J'ai tellement hâte que vous m'attachiez et que vous preniez possession de mon plaisir. Je serai votre petite salope qui crie et vous déciderez du moment où ça s'arrête et où ça reprend. Mon corps sera rompu par les orgasmes à répétition... et vous pourrez abuser de mon corps amorphe comme bon vous semblera ensuite.
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Première séance


Nous sommes entrés dans la chambre en silence. A partir de maintenant, mon regard ne doit plus croiser le tien, il doit rester baissé. Si jamais par réflexe, je devais manquer à cette simple règle, tu seras là pour me rappeler à l'ordre.

Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire, tout a été convenu à l'avance. Je commence par sortir les accessoires un par un et les aligne sur le lit. Tu regardes la scène de loin. Les pinces à tétons d'abord. Individuelles celles-ci, avec un poids de 50 g au bout de chacune. Tu n'as pas encore eu l'occasion de les soupeser, ni de voir l'effet qu'elles me font. Moi, je sais. Et c'est pour ça que tu me punis aujourd'hui. Parce que je les ai testées sans t'attendre, parce que je n'ai pas réussi à me retenir...Je n'ai pas été sage. Et j'ai fauté involontairement par la suite en t'en faisant le compte rendu. J'ai oublié de te dire que je regardais une vidéo en même temps.

Maintenant, tu sais, et s'il doit y avoir des conséquences, j'assumerai.

Je dispose donc les pinces à tétons l'une à côté de l'autre. Puis je sors ce petit Rosebud pour lequel j'ai craqué, dont la taille me frustre un peu comme tu l'as sans doute deviné, mais qui reste un bel objet. Mon cul devient élégant quand je le porte.

Et enfin la cravache. Pas de paddle cette fois, juste la cravache dont je me suis servie sur mes fesses et l'intérieur de mes cuisses il y a quelques jours, encore une fois sans ton accord. Juste parce que je n'ai pas pu attendre. C'était mal, je sais. J'en avais tellement besoin, j'étais tellement en manque. J'ai honte maintenant.

J'ai aussi déposé un foulard sur le lit et un petit objet violet à pile. Je ne sais pas si tu en auras l'utilité, mais ils sont là au cas où.

C'est à mon tour de me préparer. Je sais que tu aimes me déshabiller toi-même d'habitude, mais les règles sont différentes aujourd'hui. Je me place face au grand miroir, les yeux toujours baissés, il faut que je résiste à la tentation de me regarder dedans ou de chercher ton regard derrière moi.

Je porte des bas résilles noirs qui ont tendance à glisser, une jupe bien sûr, des chaussures à talons. En haut, c'est un chemisier noir transparent sous lequel je ne porte rien. Je commence par en défaire simplement les boutons sans pour autant l'enlever. Il faut juste que tu puisses voir mes seins. Puis je remonte ma jupe au niveau de ma taille. Je ne l'enlèverai pas non plus, à part si tu me le demandes. Je me penche en avant en même temps que je fais descendre ma culotte jusqu'à mes genoux tout en essayant de garder mes jambes tendues et un peu écartées afin de t'offrir une première vue imprenable sur mes fesses et mon con. Je fais vite ; tu n'attends pas de moi un strip-tease de toute façon, tu veux juste que je sois enfin prête pour ma punition. Il ne me reste plus qu'à me mettre en position : mains jointes derrière la nuque, dos cambré et torse bombé pour mettre mes seins en avant, tête haute mais yeux baissés, bouche légèrement entrouverte, jambes toujours écartées. Je suis prête.

L'attente que tu me fais subir à ce moment fait monter une pointe de peur mêlée d'excitation en moi. Nous avons convenu pour la première fois d'un mot de sécurité : VANILLE. Ça fait plusieurs semaine qu'il me trotte dans la tête, j'ai eu le temps de m'y habituer. Si jamais les choses devenaient trop intenses pour moi, il viendra tout seul à mes lèvres. Mais ce n'est qu'un mot et je suis obligée de te faire entièrement confiance pour t'arrêter si je venais à le prononcer. Par précaution, tu me demandes de le dire une fois à voix haute pour t'assurer que je ne l'ai pas oublié. Ce que je fais. Le point de non-retour est franchi.

Tu t'approches enfin, me regardes, toujours en silence, ouvres un peu plus mon chemisier pour mieux voir mes seins, laisses ton regard courir sur mon corps. Ce silence est oppressant. Puis tu me fais la morale à nouveau : je devrais avoir honte d'avoir agi comme ça, qu'est-ce qui a bien pu me passer par la tête pour croire qu'il n'y aurait pas de conséquences, je ne vaux pas mieux qu'une chienne devant un bifteck. Tu me le fais dire à voix haute : « Oui, Maître, je suis une chienne. » Une chienne qui mérite une bonne correction... dis-tu en te saisissant d'une de mes fesses que tu serres fort. Tu t'éloignes et tu reviens.

Tu as pris les pinces à tétons sur le lit, tu te rends mieux compte de leur poids maintenant. Il faudra prendre quelques précautions avec elles. Face à moi, tu te saisis d'un premier mamelon que tu masses et tords. Tu tires dessus et tu viens placer la première pince, tu t'assures que la douleur est supportable pour le moment. Quand mes seins s'y seront habitués, tu resserreras un peu plus. Tu fais subir le même traitement au deuxième, me demandes si ça va, et glisses un doigt entre mes cuisses pour tester mon humidité, un bon indicateur aussi.

Tu me demandes de me pencher vers l'avant, mains sur les genoux. Je sens les poids tirer sur mes seins maintenant. Je me doute de l'étape suivante, j'ai vu du coin de l’œil que tu avais pris quelque chose sur le lit. Tu es passé derrière moi et ton pouce caresse mon anus. Tu joues avec avant de cracher dessus. Puis à nouveau ton pouce qui me pénètre cette fois pour préparer le terrain. C'est rapide, la forme et la taille du Rosebud facilite les choses il faut dire. Une petite poussée et il est en place. Le rouge me va aussi bien que le noir...

Tu m'ordonnes de me redresser et à nouveau les poids bougent, tirant sur mes seins avec un angle différent. Il est temps de resserrer leur étreinte, très légèrement, mais la différence de pression est sensible pour moi. La douleur est juste ce qu'il faut. Mais tu prends quand même la peine de me demander si ça va. Pour me titiller un peu plus, tu frôles la pointe de mes tétons de tes doigts, ma réaction est immédiate. Il est temps de passer aux choses sérieuses.

Tu places une chaise devant moi et je viens y poser mes mains. Mon corps forme un angle droit, mon cul t'est offert, prêt à accueillir le premier coup de cravache. Cette fois, il a été convenu que tu frapperais fort et qu'il y aurait 12 coups répartis également sur les deux fesses. 12 coups sans retenu. 12 coups qui laisseront des marques pour me rappeler que j'ai gravement fauté et qu'une chienne bien dressée ne se jette pas sur un bifteck posé devant elle. 12 coups que je vais devoir ponctuer en les comptant à haute voix et en te remerciant à chaque fois. Si ma voix faiblissait, si je perdais le compte ou oubliais de parler, ou même si mon corps essayait de fuir les coups, il te suffirait de soulever délicatement du bout de la cravache ces poids accrochés à mes seins et de les laisser retomber pour me rappeler à l'ordre. Ces interruptions, si elles ont lieu, te laisseront peut-être également l'occasion de masser un peu mes fesses de temps en temps pour faire circuler le sang, et pourquoi pas donner quelques coups plus doux ou une claque de la main au passage. Tu veux que je ressorte de là avec les fesses rouges et chaudes, et que je pense à toi à chaque fois que je m’assiérai dans les heures voire les jours à venir.

Mais le temps est compté à cause des pinces sur mes seins. 20 minutes grand maximum. Alors tu frappes et restes à l'écoute de mes réactions, de ce mot de sécurité qui viendra ou pas, de mon souffle et peut-être d'un premier sanglot, tout est un indice maintenant. J'ai mal, mais est-ce que ça m'excite ? Est-ce qu'une claque très forte en plus rajoutera du plaisir au supplice ? Est-ce que je vais craquer ou est-ce que je peux en supporter plus ? Une chose est sûre, à la fin, tu me saisis par les cheveux, redresse ma tête vers l'arrière et tu me forces à me regarder dans le miroir, pas toi, mais bien moi, et à nouveau tu me sermonnes. « Je ne recommencerai plus, Maître. J'ai compris, Maître, je serai sage. » Tu me croiras ou pas... D'un coup plus sec sur les cheveux, tu me redresses totalement, torse bombé, la douleur au niveau de mes tétons est insupportable maintenant. Il faut retirer les pinces, vite, mais en faisant attention à ne surtout pas toucher les tétons tout de suite, la douleur est encore pire que quand les pinces étaient en place. Dans quelques minutes, tu pourras les malmener à nouveau, les pincer, tirer dessus, et ça me fera mouiller comme une folle. Ce sera le moment de me prendre si tu le souhaites. Ou de me mettre à genoux, jambes écartées, mains dans le dos pour prendre ma bouche si tu préfères commencer par là. Ou de m'allonger sur le dos, jambes toujours écartées et mains attachées au-dessus de ma tête pour pouvoir malaxer mes seins tout en jouant avec ce petit objet violet aux vibrations si efficaces pour me prendre un orgasme de force. Mais je sais déjà que la curiosité te poussera à me prendre en levrette, pour pouvoir faire bouger le Rosebud pendant que tu me fourres, pour taper tes cuisses contre mes fesses brûlantes, pour me fesser encore, pour soumettre une nouvelle fois ta chienne avant de la laisser partir retrouver son homme qui ne pourra que soupçonner en voyant les marques ce qui vient de se passer dans cette chambre...
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Pause gourmande


L'idée s'est imposée à mon esprit un soir. Je t'avais même demandé à brûle-pourpoint si tu aimais le chocolat. Puis je n'avais plus rien dit pendant un temps. Quelques recherches plus loin, quelques fantasmes aussi, j'ai trouvé comment allier ta gourmandise et mes besoins de tendre douleur...

Le petit réchaud à bougie acheté pour 3€ a tout doucement fait fondre un judicieux mélange pralinoise/chocolat noir/pointe de crème fraîche. Le résultat onctueux parfume agréablement la chambre. J'en ai l'eau à la bouche, mais je ne peux pas bouger. Dans notre petit jeu du jour, il n'est pas prévu que je puisse bouger. Allongée sur ton lit, tu as trouvé le moyen d'attacher mes poignets et mes chevilles aux quatre coins du lit. Me voilà belle étoile aux yeux bandés et surtout entièrement nue. Pas de jupe ou de bas oubliés cette fois. Tu savoures sans doute de me voir attendre en silence, avec mon demi-sourire collé aux lèvres, ne sachant pas trop où tu es dans la pièce et surtout quand tu vas te décider à passer aux choses sérieuses. Je guette le bruit de la petite cuillère dans le bol.

Tu me prends en traître. La première goutte de chocolat tombe sur mon ventre et m'arrache un petit cri de surprise. Lâchée de la bonne hauteur, la préparation liquide a le temps de redescendre à une température supportable avant de rentrer en contact avec ma peau. C'est calculé. La brûlure se doit d'être délicieuse et de ne pas laisser de marques pour rester un préliminaire idéal. Là, c'est parfait.

Plaf. Second service. Celui-ci s'écrase à moitié sur ma peau et à moitié sur la Mara des Bois charnue posée sur mon nombril. Tant qu'à jouer avec du chocolat, autant faire une fondue aux fruits, n'est-ce pas ? C'est pour cela que tu as disposé d'autres fraises sur mon corps : des moitiés sur mes seins et sur mon ventre, une autre entière dans ce petit creux à la naissance du cou dont je ne connais pas plus le nom que Lazlo Almasy. Mon esprit ne peut s'empêcher d'anticiper déjà la suite, et ça doit se voir d'une manière ou d'une autre, car tu me rappelles vite à l'ordre. Cette goutte sur mon sein droit est tombée de moins haut, la chaleur plus intense provoque un gémissement très évocateur et une montée de plaisir immédiate et contradictoire. Tu n'attends pas pour jeter une nouvelle salve, un grand jet en diagonale qui force mes reins à se cambrer. Les yeux bandés et l'esprit échauffé, j'ai déjà envie que ce soit toi qui m'arroses ainsi...et de connaître le goût d'une fraise au sperme...

C'est le moment que tu choisis pour déguster ma peau chocolatée. Ta bouche vient épouser un sein, aspire, je sens tes dents venir croquer la fine couche de chocolat et la fraise qui va avec tout en laissant mon mamelon intact. J'ai l'impression que c'est moi que tu manges. Encore. Tes lèvres épaisses et humides parcourent mon torse, elles dévorent tout sur leur passage. Ma respiration saccade, mon corps se tend. Tu as saisi la fraise de mon nombril et tu joues avec sa rondeur, tu sembles dessiner des arabesques invisibles sur ma peau tout en te rapprochant de mes lèvres. Non pas celles du haut, mais bien celles du bas. Sans doute inspiré par Almodovar, tu en pousses la pointe à l'orée de ma chatte et la noies dans ma mouille. Je te vois venir bien sûr, j'ai déjà la bouche ouverte, prête à me goûter sur fond de fraise et de chocolat. L'excitation monte en moi, mes hanches roulent sur le lit pour attirer ton attention vers le bas de mon corps... « Pas si vite. » J'ai ordre de garder cette fraise coincée entre mes dents et de ne surtout pas croquer. Et d'attendre, encore.

J'entends le bruit de l'emballage de la capote qui cède. Tu as toute mon attention. Le poids de ton corps se déplace sur le lit et se stabilise entre mes cuisses écartées. J'essaye de ne pas sourire, ça pourrait être fatal à la fraise. Enfin, ta peau vient se coller à la mienne, et ton sexe se frotter au mien... Allez ! Vas-y ! Un coup de reins et tu es en moi. Gémir sans décapiter la fraise. On dirait que ça t'amuse beaucoup. Te retirer doucement, à la limite de ressortir, et pousser un grand coup pour me faire craquer. Je ne peux même pas t'encercler de mes jambes pour te maintenir au plus profond de moi, je ne peux que subir tes coups de butoir. Tu accélères ; la fraise et moi n'en menons pas large. Ta bouche vient soudain dévorer la mienne, au moment précis où un gémissement plus fort me fait lâcher le fruit. C'est l'explosion en bouche, ta langue, le goût du chocolat, le jus de la fraise, quelque part mon propre suc. Et toujours le jeu inlassable de tes hanches qui me laisse à peine le temps d'avaler avant d'entraîner l'explosion suivante qui, elle, envahit le reste de mon être et se répand dans la moindre de mes extrémités. Je te sens proche de la jouissance, mais tu réserves le meilleur pour la fin. Ton retrait est aussi brusque que ton entrée, la capote vole (enfin, je suppose) et cette fois il s'agit bien de ton foutre épais qui atterrit sur mes seins, sur mes côtes, dans mon nombril.

Tu fais rouler cette dernière fraise – celle qui était dans le creux de mon cou et en a été délogée depuis un moment – dans ton abondante production. Comme pour l'hostie consacrée, c'est la bouche ouverte et la langue offerte que j'attends. Tu l'y déposes délicatement et prends le temps de regarder le liquide blanc couler tout doucement sur mon bout de chair tendu et sur mes lèvres. « Croque. » Je ne me fais pas prier. Fantasme ultime : c'est le sucre et le sel qui se rencontrent enfin. Une dernière fraise pour la route. La meilleure. Il ne te reste plus qu'à venir te goûter à mes lèvres pour un dernier baiser avant la libération. Ou pas.
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Concert


Il aura fallu attendre le premier entracte pour que je puisse te montrer un peu les lieux. Il faut dire qu'avec nos ébats qui n'en finissent jamais, nous avons failli arriver en retard. Ce qui, en plus de risquer de te mettre de mauvaise humeur, aurait été fort dommage. Mais nous n'avons rien raté, tout va bien. Le cadre est aussi magnifique que dans mes souvenirs d'adolescente. La nuit est tombée progressivement, les cigales se sont tues et ce sont les grenouilles qui chantent maintenant pour accompagner discrètement le son magique du piano. L'entracte est néanmoins le bienvenu. Ça aussi, ça n'a pas trop changé, les sièges sont toujours aussi inconfortables...

Je profite de ces 20 minutes de pause pour t'entraîner dans les allées du parc. Je ne sais pas si c'est la chaleur résiduelle de cette chaude journée d'août, les odeurs de la nature en été, le calme qui règne autour de nous, mais j'ai soudain envie de te sucer. Là, tout de suite, maintenant, et ce, malgré la présence des quelques promeneurs qui suivent le même chemin que nous pour se dégourdir les jambes. À peine t'ai-je soumis l'idée que déjà ton œil brille d'excitation. Avec toi, la température peut monter tellement vite. C'est même toi qui choisis le platane derrière lequel nous allons tenter de dissimuler notre impromptu. La nuit est mon amie, sans sa complicité, je crois que j'aurais eu trop peur que nous soyons découverts trop facilement.

Nous n'avons pas de temps à perdre si nous ne voulons pas rater la suite du voyage. En parfaite synchronicité, je m'accroupis pendant que tu libères ta bite. Tu bandes mou, mais l'humidité de mes premiers baisers devrait te rendre ta fierté en un rien de temps. Sans me servir de mes mains, mais sans lâcher ton regard, c'est avec ma langue habile que je soulève une de tes bourses par en dessous et progresse langoureusement pour me saisir de ton gland. Du bout, j'en caresse le frein et souligne sa couronne, avant de presser mes lèvres sur extrémité arrondie et de l'aspirer dans un bruit moite. Ton regard est brûlant ; je suis à tes pieds, mais c'est moi qui mène la danse. Mes lèvres courent le long de ta verge jusqu'à ce que je sois pleine de toi. A nouveau, je m'arrête et je fais onduler ma langue pour te caresser dans cette caverne chaude et humide qu'est ma bouche ; je ne saurai jamais l'effet que ça peut produire chez un homme, mais le changement de rythme de ta respiration veut tout dire. Ça, pour être dur, tu es dur maintenant. Le moment est venu d’accélérer le mouvement.

Je commence les va-et-vient, ma main vient t'enserrer pour te branler en cadence tout en s'appliquant à effectuer de légères rotations. J'aspire, je pompe, je lèche, je te prends et je me retire, j'ai à peine conscience des voix qui passent non loin et qui s'interrogent peut-être sur l'origine de ces bruits de succion dans le sous-bois. Ma respiration pourrait bien nous trahir aussi. Plus j’accélère le mouvement, plus j'ai besoin d'air. Quel exercice. Je ne m'en lasse pas, je pourrais te finir, mais tu as besoin de reprendre le contrôle pour te laisser aller. Ta main glisse dans mes cheveux et s'en sert pour avoir une prise solide sur ma tête. L'irrumation, cette petite variation qui fait toute la différence pour toi. Te voilà à baiser ma bouche, profondément, sans concession. Je fais tout pour te suivre, pour serrer au bon moment, pour aspirer et te retenir, te relâcher, puis j'arrête de lutter, et essaye juste de détendre ma gorge pour que tu puisses taper au fond sans qu'un accident malheureux se produise. Ça demande plus de concentration que tu ne le penses, mais tu t'en fous, tu veux juste te vider les couilles. La sonnerie de la reprise retentit déjà. Il va falloir finir vite. Tu te retires et te branles furieusement face à mon visage. Je t'attends bouche grand ouverte, à l'affût de la moindre contraction de ton visage qui annoncera la montée irréversible de sperme. Ça y est, ça vient, vas-y. Des deux mains, tu me saisis le visage et tu t’enchâsses dans ma bouche. Tu ne peux retenir un râle de jouissance quand tu balances le paquet au fond de ma gorge. Tu ne me laisses pas beaucoup de marge de manœuvre pour avaler, mais j'y arrive malgré tout sans m'étouffer. Tu ne prolonges pas plus longtemps la pénétration, tu sais que ça devient vite désagréable pour moi. D'un regard, tu t'assures que je vais bien. On en reparlera plus tard, tout le monde a l'air d'avoir déjà rejoint son siège. Dans ma précipitation, je trébuche sur mes talons hauts en me relevant et une main me rattrape au vol. Mais il ne s'agit pas de la tienne. Surprise, je découvre que nous avions un spectateur silencieux, caché dans l'ombre du platane voisin. Et, à son sourire, je devine qu'il n'en a pas raté une miette. Son regard se porte sur toi, et d'un ton complice, il nous donne rendez-vous à la fin de la deuxième année... Nous avons 71 minutes pour nous remettre et laisser l'idée faire son chemin. Pourquoi pas après tout.

« Vraiment, ce pèlerinage devient de plus en plus intéressant, dis-je, un sourire malicieux aux lèvres, mais dépêchons-nous, c'est l'Italie qui nous attend. »


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L'inspection


On dirait bien que ton goût du risque ne connaît plus de limites. Il y a quelques jours, tu m'as envoyé une adresse, le parcours le plus discret pour arriver à bon port sans me faire remarquer et surtout tu as insisté sur le code vestimentaire à respecter. Heureusement, j'ai ce tailleur qui me sert parfois pour des rendez-vous clients. J'ai aussi retrouvé une sacoche dans laquelle j'ai glissé un carnet et quelques stylos, histoire de faire illusion. Me voici donc à attendre devant une porte dans un couloir qui me rappelle de vieux souvenirs avec une meute de jeunes autour de moi qui jouent aux chaises musicales d'une salle de cours à l'autre. Mais comment fais-tu pour supporter ce brouhaha ? Je rêve déjà du calme après la tempête. Enfin, du calme... façon de parler.

La sonnerie retentit enfin. Les bestiaux s'engouffrent dans la salle de classe et je leur emboîte le pas. De peur de me trahir, je te salue d'un léger hochement de tête et nos regards se croisent furtivement avant que je ne rejoigne mon poste d'observation au fond de la pièce. Je suis là pour t'inspecter après tout. Une heure à te scruter, à te détailler, à imaginer tout ce que nous allons enfin pouvoir faire une fois que tout ce petit troupeau bruyant abandonnera le bahut pour aller paître ailleurs.

Une heure interminable, la pire en plus, c'est la dernière de la journée. Je porte à peu près autant d'attention au contenu de ton cours que mes voisins qui, eux, préfèrent exercer leurs talents de dessinateur sur un coin de feuille. Si je me livrais au même exercice avec ce qui me passe par la tête en ce moment, je me retrouverais avec une page couverte de bites, de chattes poilues et de pénétrations diverses et variées. Mais non, je reste absorbée par le timbre de ta voix et tes déplacements dans la pièce. Et je fais toujours cette fixette sur tes mains dont j'observe les mouvements avec attention. Oups, ça ne t'a pas échappé. J'étais tellement concentrée sur elles, qu'en relevant les yeux de quelques centimètres, j'ai vu un petit sourire se dessiner sur tes lèvres et ton regard coquin glisser sur moi. Mes joues doivent être cramoisies. Surtout ne rien laisser paraître ; je sais bien que certains de tes élèves sont en train de se rincer l’œil. Jupe trop courte, bas, talons hauts, tu parles d'une inspectrice sexy ! Ça risque de jazzer quelque temps dans les couloirs.

Je surveille l'heure du coin de l’œil, et les minutes ne passent vraiment pas assez vite à mon goût. Mon esprit en profite pour s'évader. Je m'imagine déjà allongée sur ton bureau, genoux relevés, et ta tête entre mes cuisses en train de me bouffer la chatte avec avidité. Là, dans ton bahut, avec la trop grande possibilité d'être pris sur le fait par un collègue retardataire ou le gardien. Qu'est-ce que ça me fait mouiller ! C'est presque triste que le tableau blanc ait remplacé le noir depuis longtemps ; tu aurais certainement adoré contempler les traces de mes mains et de mon visage écrasé dessus après m'avoir prise debout et avec force contre lui...

Un toussotement me sort brusquement de ma rêverie. Comment es-tu arrivé si près de moi sans que je m'en rende compte ? J'ai le souffle court soudainement. Tu es bien trop près, j'ai l'impression de sentir la pression de ton regard dans mon cou, et j'ai tellement envie de toi. Je sens une contraction me saisir tout le bas ventre, il te réclame, il te veut, c'est une torture sans nom. Je n'ose même pas bouger sur ma chaise de peur que les frottements amplifient le phénomène. Je n'ose pas non plus te regarder, parce que si un seul de tes élèves voit mon visage, il va comprendre qu'il se passe quelque chose entre nous, c'est tellement évident. Tout mon corps est électrique, si tu ne t'éloignes pas vite, je vais devoir trouver une excuse pour aller prendre l'air. Sauf que je suis coincée. Je n'ai pas de culotte - tu m'as demandé de ne pas en mettre – et je mouille tellement que je sais que ma jupe est trempée à l'arrière. Vite, éloigne-toi, s'il te plaît.

À mon grand soulagement, c'est ce que tu finis par faire. Au passage, tu jettes un œil par-dessus les épaules de tes élèves que tu fais plancher sur quelques questions sur un texte, et enfin tu t'assois à ton bureau. J'ai à peine le temps de remarquer que tu as quelque chose à cacher toi aussi. À ton tour d'être coincé sur ta chaise. Tu ne bougeras plus jusqu'à la fin de l'heure comme ça. Plus que 15 minutes. Ça approche. Toutes les têtes sont toujours penchées vers l'avant, je risque un regard dans ta direction et il s'accroche au tien. Il est impénétrable, tu gardes un contrôle impeccable sur tes émotions, je ne sais pas comment tu fais, j'ai l'impression de transpirer le désir par tous les pores. Je déglutis avec peine, j'ai la bouche sèche. Si tu es satisfait de la gêne que tu occasionnes chez moi, tu n'en laisses rien voir. Je finis par détourner le regard, c'est trop pour moi. Je me force à respirer doucement pour me calmer. Je compte les secondes. 10 minutes. Tu prends le temps d'interroger une ou deux victimes. Toujours sans bouger de ton bureau. Ton inconfort me fait sourire intérieurement.

5 minutes. 4 minutes. 3 minutes. 2. 1. La sonnerie à nouveau. Le brouhaha à nouveau. Puis le calme, enfin. La salle est vide. Tout l'établissement est en train de se déverser dans la rue et le parking. Tu prends le temps de noter quelque chose sur une feuille. Tu ne prêtes aucune attention à ma présence. Tu le fais exprès, je le sais. Sans me regarder, tu me demandes d'aller fermer la porte. Je m'exécute.
Seuls, enfin.

La tension est palpable dans la pièce. Je me sens un peu bête à rester planter là sans bouger. J'attends que tu me dises quoi faire. Puis ça me revient. Sous couvert d'inspection, c'est surtout moi qui ai été convoquée. À force de remettre mes textes en retard et de te faire attendre, tu as décidé d'accéder à mes demandes à peine déguisées de correction. Ta salle de classe était le lieu idéal pour ça. Je me tortille un peu sur mes talons, mais ce petit signe d'énervement de ta part me fait comprendre que tu es rentré dans le scénario et que j'ai tout intérêt à faire de même. Je me tiens donc droite et immobile. Si le temps m'a paru long pendant ton cours, ce n'était rien par rapport à ce que je vis tout de suite. Cette fois, j'évite de compter les secondes. Chacune me paraît durer une éternité.

Ton stylo que je fixais d'un air absent vient de s'arrêter de courir sur le papier. Mes yeux remontent timidement le long de ton bras. Tu me fixes. Ce pétillement dans ton regard me donne un frisson monumental. Le moment est venu. Tu recules ta chaise et, tout en reprenant ton sérieux, lâche juste un « En position. » très autoritaire. Je m'approche tout en remontant ma jupe au niveau de ma taille. J'ai pris soin de m'épiler et de me raser, j'aime que tout soit carré et propre, mais je ne peux rien faire pour ce qui dégouline le long de mes cuisses jusqu'à inonder le haut de mes bas. Tu sembles apprécier le spectacle en tout cas. Je me penche par-dessus tes cuisses et mes mains se posent par terre de l'autre côté. Jambes tendues, dos cambré, mon fessier est à toi.

– Compte à haute voix.

La première claque me prend par surprise. Je ne peux retenir ni mon cri ni mon expiration brutale. Je ne m'attendais pas à ce que tu frappes si fort. La douleur est cuisante et je suis saisie par la panique. Le son résonne tellement dans cette salle vide, il est impossible que personne ne vienne vérifier ce qu'il s'y passe.

– Compte à haute voix.

Le ton est dur. J'obtempère :

– Un.

Tu n'attends pas, et la deuxième claque tombe, aussi forte que la première. Je sens une larme perler au coin d'un œil. Je suis à la limite de te demander d'arrêter tout de suite. Tu ne me ménages pas assez. Toi aussi, tu as senti qu'à ce rythme, je ne tiendrai pas jusqu'au bout. Alors tu prends enfin le temps de masser mes fesses, fermement, pour que le sang circule, que la douleur se diffuse dans les tissus, puis plus doucement. Ta voix, elle, a toujours le même ton :

– Combien ?

J'ai oublié de parler. Je réponds : « Deux. » Au son de ma voix, tu sens que je suis à nouveau prête. Troisième claque. Cette fois, je gémis. Les endorphines commencent à faire leur apparition et la douleur se transforme progressivement en plaisir brûlant. Un massage, une claque sans concession, et un chiffre. Tu romps le rythme souvent, pour ménager l'effet de surprise, et ça marche, je me sens partir petit à petit. La chaleur de mes fesses, la fermeté de ta main, sa caresse. Tout mon univers se réduit à quelques centimètres carrés de peau. J'essaye de tenir le compte, mais je m'y perds. A-t-on passé la barre des dix ? Approche-t-on de vingt ? Je ne me souviens même plus du nombre sur lequel on s'était accordés avant. Je suis obligée de te faire confiance. Et je m'abandonne totalement au plaisir et à la douleur.

Je ne me suis même pas rendu compte que tu avais arrêté de frapper. Tu sembles à l'affût de quelque chose. Je suis trop à l'ouest pour comprendre, j'essaye juste de reprendre mon souffle tant que tu m'en laisses l'occasion. Le silence est oppressant. Puis je sens que tu te détends. Tu me fais basculer sur tes cuisses pour m'aider à me redresser, mais je n'ai pas encore la force de me tenir debout. Je tombe à genoux à tes pieds. Ton doigt suit la ligne de mon menton pour me faire lever la tête vers toi. Tu étudies mon visage et tu assènes le mot : « Chienne ! ». Le réveil est immédiat et l'envie est subite : je veux que tu me baises comme une bête, là tout de suite maintenant. C'est ça où je vais me masturber frénétiquement à tes pieds jusqu'à obtenir la jouissance que mon corps réclame douloureusement.

Tu me saisis brusquement par le bras pour me forcer à me relever et c'est sur le bureau que tu me couches à présent sans ménagement. Avec ta main, tu forces ma joue à venir se coller à la surface lisse, et de l'autre, tu te guides. Le premier coup de reins te mène profondément en moi et nous arrache un cri rauque. Tu sembles vouloir te retenir et un frisson parcourt tout ton corps, mais tu n'y tiens plus. Toi aussi tu as envie de baiser ta chienne comme une bête. Tu es brutal, mais tu t'en fous, mes cris sont des cris de plaisir et je ne retiens rien. Je ne peux pas accompagner tes mouvements, tu m'immobilises totalement contre le bureau et sous tes coups de boutoir. Tu me domines. Mais quel pied je prends ! Me faire défoncer comme ça sur ton bureau tout en sachant que c'est le fantasme d'un paquet d'adolescentes innocentes sous le charme de leur professeur. Si elles savaient la bête de sexe que tu es. Et c'est moi qui prends pour chacune d'entre elles, encore et encore, toujours plus fort, toujours plus profond. Tu contrains mon corps au point de me faire vraiment mal, tu fais même glisser ta main sur mon cou pour me forcer à me cambrer et tu serres. Je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à ta queue qui lime sans faiblir et à ton corps qui frappe mes fesses encore brûlantes. Encore et encore et encore. Tous ces frottements et cette douleur me font partir d'un coup. Il n'y en a pas un pour sauver l'autre. Tu es aussi bruyant que moi quand tu jouis. Des cris de bêtes. Ce n'est plus une salle de classe, c'est un zoo. C'est l'extase. Un instant suspendu dans le temps.

Tu t'écroules finalement tout en restant enchâssé en moi. Ta main a relâché mon cou, mes jambes me tiennent à peine et seul le poids de ton corps sur le mien me maintient en place. J'ai à peine conscience des baisers que tu déposes sur mon dos. Tu n'as guère l'air plus frais, cela dit. J'ai du mal à respirer.

5 minutes ? 10 minutes passent ? Tu te décides enfin à bouger et à retirer ton membre devenu flasque depuis un moment. L'impression d'humidité est toujours bien présente de mon côté, mais je renonce à sortir un mouchoir en papier. Je me contente de remettre ma jupe en place pendant que tu te rebrailles. Quelque chose semble beaucoup t'amuser et tu souris. Je me sens gênée tout à coup, je n'ai qu'une envie, c'est de partir rapidement d'ici. Sans doute as-tu senti mon changement d'humeur, tu m'attrapes par la taille avant que je n'aie le temps de réagir et tu saisis ma bouche pour la capturer dans un long baiser. Tes lèvres glissent jusqu'à mon oreille et c'est là que tu déposes ta question : « Prête pour la suite du programme ? » Et comment !
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Conquête


Enfin libre ! Ou presque. Tu as l'air bien décidé à ne pas me laisser de répit. Non seulement tes bras m'emprisonnent, mais en plus tu te sers de tout ton corps pour me faire reculer vers la chambre. Je te soupçonne fort d'avoir posé ta main sur ma fesse dans le seul but de m'empêcher de tomber disgracieusement, ce qui aurait pour effet immédiat de t'entraîner dans ma chute. La position horizontale a beau être ta favorite, tu as quand même l'air de viser le lit.

À peine arrivés à destination, c'est avec un cri de surprise que j'atterris sur ledit lit sur lequel tu m'as poussée sans grand ménagement. Mais c'est pour mieux m'y rejoindre. Soudain, tu te fais chat, et tu progresses une patte après l'autre, le regard félin et plein de promesses. Si j'avais eu des moustaches, je suis sûre qu'elles frémiraient. A défaut, je suis ta progression avec l'attention d'une proie prise au piège et tente même une fuite vers l'arrière en faisant glisser mon corps vers les coussins. Ma manœuvre semble définitivement éveiller le prédateur en toi, et tu bondis pour m'immobiliser sous ton poids. Tu en profites pour me saisir les poignets et les épingler prestement au-dessus de ma tête avec la ceinture en tissu de ma robe. Me voilà à ta merci, dominée.

C'est ma bouche que tu captures maintenant. Une pénétration sûre et profonde contre laquelle j'essaye de lutter. En vain. Ma langue ne peut que se résoudre à danser avec la tienne. À ma respiration, tu sais déjà que les préliminaires ne seront pas nécessaires. Encore quelques coups de patte, quelques ronronnements, quelques dos ronds, et je serai fin prête pour l'assaut final.

Un genou vient déjà se glisser entre mes jambes serrées pour me forcer à les écarter. Par jeu, je fais mine de résister, mais ma volonté n'est déjà plus au rendez-vous. C'est avec un plaisir inavoué que je te facilite la tâche. Même ma jupe collabore et remonte toute seule en haut de mes cuisses. La voie est libre pour venir frotter cette bosse contrainte par ton pantalon contre ma culotte humide. Il y a encore trop de tissu entre nous, mais tu continues à onduler des hanches de manière appuyée, et moi de venir à ta rencontre à chaque poussée. Nous ne serions pas tant immergés dans le moment et les sensations, nous ririons sans doute de cette vision de deux ados se chauffant à grand renfort de chastes frictions, et n'osant pas encore franchir le pas.

Sauf que nous ne sommes plus des ados depuis longtemps. Tu sais que si tu décides de déchirer ma petite culotte, je ne vais pas prendre peur. Bien au contraire, ce petit acte violent va m'exciter encore plus. Alors tu n'hésites pas. Tu la déchires d'un geste sec qui me fait crier. Tu prends quand même le temps de tâter le terrain du bout des doigts, comme si tu doutais encore de l'effet que tu me fais... mais la preuve est là, indéniable. Je mouille. Et pas qu'un peu.

La rupture dans la continuité ne dure jamais longtemps avec toi, tu as vite pris l'habitude de baisser ton froc et de te coiffer rapidement. C'est les yeux dans les yeux que tu me pénètres enfin. Lentement, si lentement, trop lentement ; j'ai l'impression que tu veux profiter de chaque centimètre carré de mon intimité. Ou alors, est-ce pour prolonger mon agonie ? En appui sur tes deux bras, tu as tout loisir de me voir remuer comme je peux en dessous de toi pour te forcer au plus profond de moi le plus vite possible. Tu pares chacune de mes tentatives en te retirant un tout petit peu, juste ce qu'il faut pour m'énerver et me faire grogner. J'essaye même de t'attirer en t'enserrant entre mes jambes, mais un petit « tss tss tss » impératif du bout de ta langue sur ton palais me fait comprendre que j'ai intérêt à bien me tenir si je ne veux pas me retrouver seule sur le lit. Tu sembles prendre un malin plaisir à ce petit jeu du chat et de la souris. Surtout que ta souris est attachée au lit et ne peut pas faire grand-chose quand tu lui claques un sein avec ta main. Oh oui, tout ceci t'amuse beaucoup : mon œil brillant, mes tétons dont tu devines les pointes à travers le tissu de ma robe, ma bouche entrouverte, mon entrejambe détrempé, mes hanches qui s'agitent malgré moi. Il est grand temps de m'en donner un peu plus.

C'est le premier coup de reins brutal. Enfin. Je me sens remplie de toi. Enfin ! Mais merde ! Déjà, tu t'immobilises, tu attends à nouveau, bien au fond, bien au chaud. Plutôt que de bouger tes fesses, tu préfères savourer le spectacle de mes joues rougies, de mes pupilles dilatées par l'excitation, de mes suppliques : « Encore, ne t'arrête pas ! ». Tu en profites même pour déposer quelques baisers furtifs sur mes lèvres, sur ma joue, dans mon cou. Ça me fait enrager. J'ai envie de te mordre. Ça te fait rire. Puis tu repars, lentement, et tu pousses d'un coup. Et je crie. Ce rythme en deux temps s'installe, tu l'imposes, je dispose, je ne peux que me cambrer pour mieux t'accueillir. Je gémis, je souffle, je vibre, je tire sur mes liens dans l'espoir de me détacher et de pouvoir enfin saisir tes fesses à deux mains pour y planter mes griffes, je cherche désespérément quelque chose pour m'agripper. Vaines tentatives.

Tu sens que je suis à point, que ton coup de grâce provoquera une explosion. Tu ne te retiens plus, tu bourrines, tu fourres, tu besognes comme un cabot. Quelle énergie, soudain. La bête à deux dos s'est réveillée et elle gémit à deux voix. Mes jambes glissent sur les tiennes et mes genoux remontent pour changer ton angle de pénétration. Là, tu es dans l'axe idéal, tu touches au but, et tu ne t'arrêtes toujours pas. Tu es inépuisable. L'anarchie des sensations me fait partir : un cambrement des reins, l'étreinte de mes jambes, l'étau de mes muscles autour de ton sexe, ma gorge blanche qui s'offre alors que ma tête part vers l'arrière. Et ce râle libérateur, si peu féminin, si bestial, que j'ai à peine conscience de pousser. Il n'en faut pas plus pour que tu me rejoignes de l'autre côté. Tout ton corps est en arrêt maintenant et tu es saisi par l'orgasme. Je te sens, mais je ne te vois pas. Je ne suis pas encore revenue. C'est trop bon là où je suis.

« Respire. »

Tu t'écroules sur moi, le nez enfoui dans mes cheveux ; je n'ai plus la force de bouger non plus. L'un comme l'autre, nous essayons juste de retrouver notre souffle. Il ne doit pas être parti loin. D'un geste maladroit, tu libères enfin mes bras qui viennent aussitôt t'encercler. Une main vient se poser derrière ta tête pour la garder au creux de mon cou, l'autre dans ton dos pour te retenir au cas où tu voudrais déjà t'enfuir. On dirait que le syndrome de Stockholm a eu raison de moi ; tu es en terrain conquis.
Aujourd'hui, j'ai perdu une bataille, mais certainement pas la guerre.
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Réveil


Je ne sais plus trop ce qui m'a réveillée ce matin. La radio n'avait pourtant pas encore commencé à livrer les dernières horreurs du monde, et la lumière à travers le rideau me semblait bien trop pâle pour qu'il soit plus de 7 h. Je pouvais bien m'offrir quelques minutes supplémentaires au chaud sous la couette, surtout que tout le lit m'appartient cette semaine.

Est-ce justement cette douce chaleur qui a éveillé mes sens ? Ou peut-être est-ce le glissement du tissu sur ma peau nue ? Mon esprit vagabond a soudain invoqué ton image, et surtout tes mots. Ce texte m'a tellement fait vibrer que, je l'avoue, je l'ai relu plusieurs fois hier, et, à chaque fois, j'ai été parcourue par les mêmes frissons. Normal sans doute que je me retrouve assaillie par des sensations très vives ce matin. Sans vraiment le vouloir, d'un mouvement de hanche, j'ai frotté mon pubis sur le matelas sous moi. Une fois, deux fois. L'excitation était bien là. Et j'ai replongé avec plaisir.

J'ai repensé à mon tortillement engendré par tes doigts sur mon mollet dans la salle du petit déjeuner et je me suis allongée sur le dos. J'imagine ton regard hypnotisé par mon « magnifique cul » ; ça me donne envie de rouler mentalement des hanches et mes doigts viennent dessiner de légers cercles concentriques autour de mon nombril. La mention à ta forte érection me fait sourire, parce qu'il reste cette part de mystère que je veux préserver jusqu'au dernier moment. Je suis joueuse et ma main malaxe doucement mon sein droit, toujours en prenant soin de pincer un peu le téton.

Mon esprit saute directement de l'entrée de la chambre aux toilettes et ma main droite descend se poser sur mon mont de Vénus. Je sens ma légère pilosité piquer mes doigts et la paume de ma main. J'attends de me revoir le dos cambré et la croupe offerte, empalée sur ton sexe pour glisser un doigt entre mes lèvres humides. Si tu savais les compliments que j'ai reçus au sujet de ma chute de reins... À défaut de ta verge, c'est mon doigt qui plonge dans mon vagin pour y recueillir un peu de mes sécrétions déjà abondantes de si bon matin. C'est au rythme du souvenir de la description de nos mouvements de reins que mon doigt se met à tourner autour de mon clitoris. C'est à sa face Est qu'il va falloir que je m'attaque. La plus sensible. Légers frottements de bas en haut. Rotations. Titillements appuyés du sommet. Ma bouche s'entrouvre, mes cuisses s'écartent et je relève un peu les genoux. Je m'offre aux mouvements de mon doigt en même temps que tu prends possession de mon corps imaginaire et que tes phrases m'électrisent. Je sais ce qui vient ensuite, les contractions de mon vagin prennent même un peu d'avance. Tout est dans le mot « baise » et ce qu'il implique.

« Le temps de la férocité est venu. »

Je sens l'excitation gagner jusqu'à la pointe de mes seins, ma main gauche a d'ailleurs fini par lâcher prise et s'est emparée du montant du lit. J'ai besoin de serrer quelque chose très fortement. Mon doigt s'active de plus en plus, les contractions se multiplient en rythme, et remontent de plus en plus haut. Les images se présentent dans le désordre : mes fesses frappant tes cuisses, ton sexe allant et venant profondément et mon corps t'accueillant à chaque poussée, mes gémissements (les vrais, les imaginés), la cambrure accentuée de mes reins quand je viens à la rencontre de tes baisers, et encore le claquement de mes fesses contre tes cuisses, témoin de la fouge du moment. Mes jambes se tendent pour amplifier la sensation de ces profondes contractions. Je sens venir le point de non-retour. Lui aussi est fugace, mais une fois que l'influx électrique sera parti, c'est tout mon corps qui se contractera. L'instant magique de plaisir intense me saisit. Il est court, mais bon. J'en oublie même que ce n'est que mon doigt qui en est responsable. Jusqu'à ce que je recommence dans la foulée à frictionner mon clitoris. Parce que je connais mon corps, je sais que le suivant sera encore meilleur et qu'il va venir très vite si je n'attends pas. Alors je n'attends pas. Je frotte, j'astique, je maltraite ce petit bouton dans tous les sens. Je ne pense même plus à ton texte en cet instant, je ne suis que prolongation de mon extase. Et à nouveau, mon corps se cambre, se tend, je crie fort pour libérer totalement mon orgasme. Et je retombe. Je reprends pied. Je respire à nouveau. Et quand j'ouvre enfin les yeux, c'est ton magnifique regard bleu que j'ai l'impression de rencontrer.
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Soumission


Depuis notre première expérience au club, pas un jour ne s'est écoulé sans que je repense à la morsure brûlante de cette fessée punitive que j'avais tout fait pour mériter. Pas un jour sans que je me remémore les sensations confuses du moment où, me laissant le buste penché au-dessus du lit et les jambes droites et écartées, tu es venu te placer devant moi pour que je te suce entre deux gémissements de douleur provoqués par le cravachage appliqué de mes fesses. Pas un jour sans que je ne te jalouse d'avoir eu cette vision de moi dans ce grand miroir droit qui te faisait face...

Et à peine fini, j'ai tout de suite eu envie de recommencer et d'explorer encore plus mon désir de soumission. Ce qui nous amène ici aujourd'hui.

Peu importe le lieu, tu m'as déjà bandé les yeux avec mon foulard rouge et attaché les mains dans le dos avec une cordelette achetée pour l'occasion. J'entends l'ouverture d'une porte et tu me saisis par le bras pour me guider dans la pièce. Je plonge dans l'inconnu, mais tu restes auprès de moi pour le moment. Je me raccroche à ta présence, et ne pas savoir ce qui m'attend éveille mon excitation. Je suis à ta merci, tu pourrais me faire ce que tu veux, mais j'ai confiance.

Puis tu lâches mon bras et t'éloignes. J'essaye de suivre tes mouvements au bruit que font tes pieds sur la moquette, mais tu fais tout pour être discret. Ta main vient soudainement se poser sur ma hanche et me surprend presque. Puis c'est ton souffle dans mon cou qui me fait frissonner. Tu fais imperceptiblement remonter le bout de tes doigts le long de ma colonne vertébrale. Tu frôles ma jupe. Tu t'approches et t'éloignes, tu joues avec mes repères. Tu me fais même tourner un peu sur moi-même. Je suis vraiment perdue cette fois, j'en perds l'équilibre sur mes talons hauts, mais tu es là pour me rattraper au vol.

Ta main à nouveau sur ma hanche s'attaque à la fermeture éclair de ma jupe, elle tombe à terre et tu m'aides à faire un pas de côté pour sortir du cercle qu'elle forme au sol. À nouveau, tu tournes autour de moi et j'imagine ton regard profiter du spectacle : aujourd'hui encore, je n'ai pas de culotte. Va savoir à qui j'ai pu la donner cette fois... Je me retrouve donc en bas et cul nu. J'espère secrètement que tu vas me punir un peu pour cette impudeur, mais rien ne vient... J'attends toujours que tu me dises quelque chose, ou quoi faire, juste un mot, mais tu restes silencieux et ça devient une torture. Ton silence est encore pire qu'une punition pour moi. Mon cœur bat fort dans ma poitrine. Inquiétude, excitation, peur, je ne sais plus trop. Mais ça devient insoutenable.

Je porte encore ce chemisier noir transparent qui épouse si bien le haut de mon corps. D'un geste rapide, tu défais un premier bouton, puis un deuxième. Tu écartes un pan et te saisis brutalement d'un sein, ton pouce masse sans ménagement mon téton. Tu le pinces fort. Sans doute un peu trop. Ma réponse est immédiate, j'expire d'un coup tout l'air de mes poumons, inspire de manière saccadée, expire à nouveau, et les muscles de mon bas ventre se contractent délicieusement. Ta bouche vient se coller à la mienne et ta langue fourrage avec brutalité entre mes lèvres. Tout aussi brutalement tu te retires et d'une main ferme sur mon épaule tu me forces à me mettre à genoux. Tu passes dans mon dos et de la pointe de ta chaussure, tu forces mes jambes à s'écarter. À nouveau, tu disparais.

Mon premier réflexe est d'ouvrir la bouche. Qu'est-ce que tu pourrais attendre d'autre de moi ? Je suis à genoux, à moitié nue, les mains attachées dans le dos et les yeux bandés. Et je mouille tellement, que, vu ma position, un fil humide doit déjà pendre entre mes cuisses. Mais rien ne vient. Je ne t'entends plus bouger, plus respirer, c'est comme si j'étais seule, et je ne sais pas du tout ce qui se passe autour de moi. L'idée que nous pourrions ne pas être seuls me traverse l'esprit soudainement. Je sens une pointe d'angoisse m'envahir. Et si tu avais décidé de m'offrir en spectacle à d'autres hommes sans me prévenir. Juste parce que ça t'excite toi. C'est à ce moment précis, que ta main me saisit la chatte par-derrière et me masse sans ménagement. Ton autre main pousse mon buste vers l'avant et ma joue rencontre la moquette.

Me voilà enfin à ta merci, totalement offerte. À nouveau, je rêve d'une bonne fessée, de ta langue dans ma chatte, de mes lèvres sur tes pieds, mais ce sont tes doigts qui me pénètrent. Deux d'un coup, et profondément. Tu les fais aller et venir avec un petit mouvement de rotation et je gémis. Mes hanches bougent pour venir à leur rencontre. D'une main, tu m'immobilises et fourrages de plus belle. Trois doigts. Quatre ? Je ne peux plus que gémir, de plus en plus fort. Encore. Encore. Encore. J'ai peur que tu t'arrêtes, que tu ne me donnes pas ce que j'attends, que d'un seul coup, je me sente vide et insatisfaite. Et ça m'excite encore plus. Peu importe que la moquette brûle ma joue. Tous mes sens convergent vers ma chatte, je vibre, je gémis, encore, ça vient, ne t'arrête surtout pas, je t'en supplie. Je me contracte autour de tes doigts toujours en mouvement, je sens le plaisir monter d'un coup, sans pouvoir me retenir, et je n'ai même plus assez de souffle pour crier tellement c'est bon. Tout mon corps se contracte. Le temps s'arrête pendant ces quelques secondes précieuses où plus rien n'existe autour de moi. Puis il se détend. Le seul son dans la pièce est celui de ma respiration haletante.

Tu as cessé de bouger, et tu retires doucement tes doigts. Tu te relèves, me laissant dans cette position peu gracieuse et le souffle court. Tu m'aides à me redresser et enlèves mon bandeau. Mes yeux ont un peu de mal à faire le point, mais je cherche tout de suite ton regard. Es-tu content de moi ? Est-ce que tu me trouves belle en cet instant ?

Je ne sais pas à quel moment tu as baissé ton pantalon, mais tu présentes maintenant ton sexe tendu à mes lèvres. Du bout des doigts, tu caresses mon menton avec tendresse, et j'ouvre la bouche pour te prendre délicatement sans cesser de te regarder dans les yeux. Je suis encore groggy de plaisir et cette fellation se fait tout en douceur. Je prends le temps de t'embrasser, de te lécher, de t'avaler, j'ai l'impression que tous mes mouvements se font au ralenti, mais tu ne fais rien pour accélérer les choses. Tu me laisses faire. Tu me laisses le temps de me réveiller. Quand tu sens que je suis à nouveau alerte, tu saisis mes cheveux et tu penches ma tête légèrement vers l'arrière pour que ma bouche s'offre encore plus à toi. Toujours les yeux dans les yeux, tu commences à te branler face à ma bouche. J'essaye de tendre la langue pour toucher ton gland et laper les quelques perles liquides qui se forment à son extrémité, et tu joues à m'échapper. Ta respiration accélère et ton rythme aussi. Je suis le mouvement de ta main maintenant, à l'affût du moment. J'attends, je suis prête, j'ai hâte. J'ai été sage, j'ai droit à une récompense.

Au moment où le premier jet touche ma langue, mon regard revient sur ton visage et je me gave autant de ton foutre que de ton image en train de jouir. Un dernier spasme et tu as fini.

Tu relâches mes cheveux et je viens coller mon visage contre ton ventre pour profiter encore quelques instants de ton odeur et de ton corps. J'y dépose quelques baisers. Je me sens bien. Et je crois que toi aussi...
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