Envie matinale


Sitôt les yeux ouverts, mon regard s'attarde sur toi. Si beau, si calme, si apaisé. J'ai dû quitter le berceau de tes bras sans m'en rendre compte lorsque les premières lueurs du matin ont envahi ta chambre. Ton corps a alors basculé sur le dos dans une posture d'abandon total : un bras au-dessus de la tête sur l'oreiller, l'autre étendu du côté opposé du lit, les jambes suffisamment écartées pour te donner un air indécent. Heureusement, la couette couvre encore ton intimité... mais pour combien de temps ?

Je fais courir mes doigts sur ton torse velu dans l'espoir de te réveiller, m'attardant même sur un téton, mais la bête a encore le sommeil lourd à cette heure. Je tente un autre angle d'attaque ; mon bras disparaît sous la couette et ma main vient se poser délicatement sur ton sexe. Si chaud, si petit, si mou. Tellement inoffensif. Tu bouges légèrement. Je suis sur la bonne piste. Je nous débarrasse du cocon de chaleur et viens me positionner entre tes jambes. Du dos de ma main, je caresse l'intérieur de tes cuisses, l'une après l'autre, lentement, en prenant soin de ne pas frôler ton entrejambe. Ta respiration est en train de changer, je sens le réveil très proche. Je saisis enfin ton sexe d'une main et prends tes testicules dans l'autre, et je masse le tout doucement, très doucement. Je suis à l'affût, je ne quitte pas ton visage des yeux. Ça y est, la bête se rend compte qu'il se passe quelque chose. Il était temps. Tes paupières se soulèvent, c'est le premier contact, mon corps s’électrise.
Je me penche pour donner un coup de langue, un baiser, une caresse du menton. Je me frotte à ton gland pendant que tu t'étires dans tous les sens du terme. J'ai toute ton attention maintenant. Je saisis cette jolie forme arrondie entre mes lèvres, je joue avec ma langue, je l'aspire, l'enfonce dans ma bouche, puis me retire. Je joue avec comme s'il s'agissait d'une grosse sucette. Et soudain, j'en veux plus, j'ai envie de te sentir dur en moi, encore plus dur, alors je serre la base de ton pénis et je t'offre une gorge profonde sans plus attendre. Quel plaisir de te sentir si excité ! Putain, qu'est-ce que ça m'excite !

C'est à regret que je lâche tes bourses, mais une autre partie de mon anatomie a besoin de ma main. Je glisse un doigt entre mes lèvres et comme d'habitude, je suis la première surprise de me trouver trempée. Si chaude, si glissante, si mouillée. Mon clitoris gonflé s'est très vite remis de tous les traitements que tu lui as administrés cette nuit avec ta bouche et ta langue. Il est insatiable, comme sa maîtresse. Je prends le temps de le masser, en cercle d'abord, puis en mouvements plus longs. Il en veut plus, ma chatte en veut plus, j'en veux plus. Je fais passer une jambe par-dessus la tienne et viens me caler sur ton genou. Je teste l'ondulation de mes hanches, les frottements de mes lèvres qui s'ouvrent pour venir épouser le galbe de ta rotule. C'est si bon, ça s'entend, je gémis. Je me retiens, mais je n'ai qu'une envie c'est de me masturber frénétiquement sur ton corps.

Je reprends contact avec toi, j'ai besoin de ton regard, j'ai besoin d'y lire ton désir, ton excitation, ta jouissance à venir. Si proche. Et je te tiens toujours par la queue que je malmène franchement. Ton plaisir dans ma main, mon plaisir sur ta jambe. La position est étrange, mais je m'en fous, j'ai envie de jouir, j'ai envie que tu jouisses. Oui, j'ai envie que tu jouisses. « Jouis, jouis, jouis pour moi !!! »
Ça y est, je la vois dans tes yeux, cette intensité ; ce moment où l'orgasme va réduire tes défenses est presque là. Ton corps s'agite, tu te cambres, tu t'offres à moi et je n'ai qu'une envie, c'est de tout prendre. Dans ma bouche, sur mon visage, dans mon estomac. Je ne lâche pas l'affaire, je te branle vite et fort et bien. Même quand tu exploses, je continue pour ne rien rater. Ni les spasmes, ni les cris, ni ton foutre. Arrose, jouis, balance, c'est si bon.

Il ne m'en fallait pas plus, j'ai besoin de jouir aussi, tout de suite. Je me redresse et mon bassin devient fou. Je ne me rends compte que tu me pinces les seins et les tétons que quand la douleur rejoint le plaisir. C'est la goutte d'eau, j'explose à mon tour. La décharge remonte de mon clitoris à mon cerveau en un instant, décrivant un grand arc le long de ma colonne vertébrale. Tout mon corps se contracte, je sens ce frisson terrible envahir chaque centimètre carré de ma peau, mes mains s'accrochent à ce qu'elles peuvent comme elles le peuvent, et je ne contrôle plus rien. Ni les spasmes, ni les cris, ni la mouille. Ça dure, ça dure, plusieurs secondes, trop longtemps, pas assez, je ne sais plus, c'est bon, c'est tout, c'est magique. C'est toi à côté de moi, prêt à m'accueillir dans tes bras quand mon corps me lâche. J'ai besoin d'air, j'ai besoin de ta chaleur, j'ai besoin de ton sourire. Qu'est-ce que je me sens bien là !

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