Ô mystérieuse femme seule, qui es-tu ? 2/2 : les autres

Fatal Instinct de Carl Reiner (1993)

Homme seul : une réponse = courtoisie = savoir vivre français lol 
il faut aussi l'appliquer à soi !

Moi : Bonjour aussi !
Si vous parlez de mon aréactivité sur le chat, c'est normal, c'est dit sur ma fiche, je ne réponds jamais sur le chat. Pour ce qui est de la courtoisie, et vu que nous ne nous connaissons pas, sachez que j'ai répondu à strictement TOUS les messages qui m'ont été envoyés depuis mon inscription, toujours de manière polie, y compris quand, franchement, une réponse était dispensable. 
Merci donc de ne pas me mettre, sans savoir, dans le même panier que mes congénères féminines qui manquent de savoir vivre. 
À bon entendeur ! 
Et une bonne journée à vous !!!
Il y avait une pointe d'énervement dans ma réponse ce jour-là. Très légère. Ça arrive. Mais elle était sans doute à la hauteur de l'énervement de l'homme en face. Le reproche sous-entendu dans le message m'a paru tellement injuste que mon sang n'a fait qu'un tour. L'homme en a pris plein la figure et a aussi eu droit à mon ras-le-bol personnel vis-à-vis du comportement d'une majorité de femmes seules sur les sites de rencontre "libertins". C'est ce qui va ressortir dans ce post parce que je rumine ce coup de gueule depuis tellement longtemps déjà.

J'interagis peu directement avec elles, ça ne correspond pas à une recherche de ma part. Pour le moment en tout cas. Le premier reflet que j'en ai eu a été à travers les remerciements que je recevais pour avoir simplement répondu au message envoyé. Une fois, deux fois... plein de fois. Et je ne trouve toujours pas ça normal. Pour le reste, j'ai dû m'appuyer sur leurs photos de profil, leurs annonces, les rares interactions directes que j'ai eues par le biais de ma fiche femme seule, mais aussi avec ma fiche couple, et surtout les retours que me font les autres hommes et couples. C'est aussi à travers ce qu'on me dit de moi par comparaison que je déduis que ça n'est pas le cas de la majorité. J'ai parfaitement conscience que ces compliments-là viennent de personnes ayant la même approche du libertinage que moi, je me détache forcément du lot à cause de ça. 

Chercher une partenaire pour un trio a été particulièrement instructif. D'un seul coup, j'ai compris. Je me suis pris de plein fouet cette impolitesse généralisée. Mes messages étaient soignés, sans fautes, sans chausse-trappes et personnalisés. Et en face. Le silence. Ah ouais, quand même ! Bravo les nanas !

Dire non, ça s'apprend. C'est toujours mieux de dire "non, merci" que de signifier "parle à ma main" en lisant le message et en choisissant de ne pas y répondre. Dire non, c'est ce que la plupart de mes collègues ne savent pas faire, alors elles se taisent. J'essaye souvent de trouver des raisons expliquant ce comportement. Est-ce parce que quelqu'un qui, de toute évidence, n'a pas lu l'annonce et les petites lignes ne mérite tout bonnement pas une réponse ? Est-ce parce que certaines ne supportent plus les "cc sa va", "on peut faire connaissance" et les hommes qui insistent encore et encore ? Ce que je peux comprendre, c'est lourd, mais... hé !, je fournis une astuce plus bas. Sont-elles devenus des princesses qui ont tellement l'embarras du choix et tous les hommes à leurs pieds, que s'intéresser à la plèbe, c'est risquer de se faire mal aux cervicales ? Ou sont-elles trop dégoûtées et choquées par ce qu'elles voient et fermer les yeux est bien plus facile ? Ou au contraire parce que ce sexe tant désiré n'est pas exposé dans tout sa splendeur avant le message ? J'en soupçonne certaines de ne pas vraiment assumer l'image, positives ou négatives, que ces messages renvoient d'elles aussi, ni de savoir dire merci, tout simplement. Mais par-dessus tout, je suis attristée de voir que ce microcosme est touché par le même mal que le reste de la société : la perte de la notion essentielle de respect envers les autres. (Pardon de vivre encore dans le pays des Bisounours.)

L'excuse du manque de temps n'est pas recevable ; dans le pire des cas, il est toujours possible de copier-coller ou d'envoyer des messages préenregistrés. J'en ai moi-même 3 ou 4 que je ne me prive pas d'utiliser quand je vois bien qu'en face, c'est du copier-coller en série. Ce n'est pas propre, mais ça prend - houla ! - 3 secondes et on ne pourra pas vous reprocher votre manque de courtoisie.

Pour être quelqu'un qui prend ce temps, je peux certifier que je n'ai que très rarement affaire à des gens qui prennent mal une réponse négative. Des remerciements la plupart du temps, un bisou/bonne route, une question ou deux quand la curiosité est éveillée. Il m'arrive d'avoir à expliquer plus fermement les choses à un objet collant qui ne veut pas comprendre que "non, c'est non", et le ban reste très très rare. Et de temps en temps, je m'amuse et ça détend l'atmosphère. Il n'y en a qu'un en bientôt deux ans qui a très mal pris ma réponse qui contenait plus qu'un oui ou un non, et qui, visiblement, n'avait pas que ça à faire. Un vent en deux ans... je crois que je peux y survivre assez facilement.
Vraiment, répondre ne tue personne sur cette planète, a fortiori quand, de toute façon, tout le monde est derrière un écran de PC.

Mais revenons à nos brebis.

La femme seule est un mystère à part entière. Que cherche-t-elle ? Qu'attend-elle ? Qui est-elle ? Ment-elle ? Est-ce bien elle sur la photo ? Que se passe-t-il dans sa tête et dans sa culotte ? Mais que fait-elle donc là ? Veut-elle le bon, la brute ou le truand ?

Eh bien, je n'en sais rien. Je sais pourquoi je suis là, ce que je cherche, je ne triche pas sur mes mensurations, mon âge, mes photos, et ce que je suis. Je reste polie et j'ai appris à dire non et merci. Les autres, par contre, je ne suis pas plus avancée que la plupart. Je ne détiens pas LA clé pour ouvrir la porte de leur attention. Mais j'ai quelques pistes quand même, surtout quand je reconnais des profils comme le mien. C'est un peu comme les signes de reconnaissance des Francs-maçons, ça saute aux yeux quand on est initiés.

Qu'en est-il de mes rares interactions directes de femme seule à femme seule. Celles avec lesquelles je discute de temps en temps, et qui viennent me chercher, sont en fait des femmes pas seules mais en couple à la recherche d'une partenaire pour un trio. Quelque part, elles se disent que contacter ainsi leur donnera une chance de ne pas effrayer la libertine farouche. Je me permets généralement de leur faire une remarque sur l'honnêteté de la démarche qui n'a rien d'engageante.
J'ai également eu droit à quelques mortes de faim à l'agressivité débordante. Ça surprend la première fois.

Sinon, toujours en vrac et dans les grandes lignes, sans vouloir être caricaturale, ou à peine, il y a :
  • celles qui fuient le vulgaire ;
  • celles qui veulent tout voir tout de suite ;
  • celles qui cherchent un partenaire de vie ;
  • celles qui refusent les hommes seuls ;
  • celles qui refusent les hommes mariés ;
  • celles qui ne recherchent que des femmes ;
  • celles qui ne recherchent que des femmes, mais si c'est un couple alors elles viendront toujours accompagnées et l'autre homme n'aura pas le droit de les toucher ;
  • celles qui ne postent ni photo ni annonce ;
  • celles qui sont là pour regarder ;
  • celles qui ne se connectent qu'une fois car elles prennent peur tout de suite ;
  • celles qui sont sauvages ;
  • celles qui sont câlines ;
  • celles qui sont libres, indépendantes, sans accroche, en harmonie avec elles-mêmes ;
  • celles qui font peur ;
  • celles qui recherchent le grand frisson ;
  • celles qui ne veulent que des physiques aussi entretenus que le leur ;
  • celles qui n'ont que leur misère sexuelle pour elles et sont prêtes à tout pour un peu d'attention ;
  • celles qui ne savent pas ce qu'elles font là ;
  • celles qui sont là pour faire plaisir à leur mari/copain/complice ;
  • celles qui sont en fait des hommes ;
  • celles qui racolent pour leur couple (légitime ou pas) ;
  • celles qui me ressemblent autant physiquement que dans la tête ;
  • celles qui sont inatteignables à moins de trouver les bons mots, le bon premier message, celui qui fera lever un sourcil et intriguera ;
  • celles qui cherchent une validation ;
  • celles qui rencontrent tout : homme, femme, couple, trav ;
  • celles qui ne cherchent pas la prise de tête ;
  • celles qui sentent la prise de tête à 1000 kilomètres ;
  • celles qui sont faciles ;
  • celles qui sont sélectives ;
  • celles qui disent "fuck" aux morts de faim ;
  • celles qui sont mortes de faim ;
  • celles qui ne sont là que pour des doubles pénétrations anales ;
  • celles qui s'en foutent de la performance, de la petite panne et de l'orgasme ;
  • celles qui sont légères ;
  • celles qui aiment les poètes ;
  • celles qui montrent leur chatte en gros plan ;
  • celles qui dominent ;
  • celles qui sont soumises ;
  • celles qui reçoivent ;
  • celles qui ne rencontrent qu'en club ;
  • celles qui sont sapiosexuelles ;
  • celles qui sont sans cervelle ;
  • celles qui ne sont que de la gueule ;
  • celles qui sont chiantes dès l'annonce ;
  • celles qui n'aiment pas les poils, ni chez elles ni chez les autres ;
  • celles qui imposent leurs desiderata à la virgule près ;
  • celles qui veulent un plan d'un soir voire du speed-sex ;
  • celles qui veulent une relation suivie ;
  • celles qui sont en pause, mais juste pour mieux filtrer ;
  • celles qui sont vraiment en pause, mais gardent le contact ;
  • celles qui sont devenues fières et de vraies divas ;
  • celles qui sont des salopes et qui l'assument totalement ;
  • celles qui se comportent comme des salopes et le vivent très mal ;
  • celles qui restent à l'abri derrière leur écran et ne savent pas ce qu'elles veulent ;
  • celles qui sont dans la crise de la quarantaine et ont décidé de prendre un peu de (bon) temps pour elles (et elles ont bien raison ! C'est, à mon avis, le plus bel âge pour la femme) ;
  • celles qui fuient la réalité ;
  • celles qui s'en foutent de vos disponibilités ;
  • celles qui ont toujours un gode-ceinture dans leur sac à main ;
  • celles qui ne font pas de cam ;
  • celles qui n'aiment que le virtuel ;
  • celles qui ne veulent pas débourser un centime ;
  • celles qui bannissent pour un oui ou pour un non ;
  • celles qui ont des critères ethniques ;
  • celles qui veulent un homme de minimum 42,5 ans, mesurant au moins 1,80 m, avec un sexe de 24,3 cm et si possible capable de les bourriner pendant 23 minutes et 12 secondes. Uniquement dans la position du poirier indien. Et habitant à moins de 502 m de chez elles. Et imberbe. Et disponible à 12 h 46. Dans l'hygiène et le respect ;
  • celles qui veulent des partenaires qui savent prendre le temps de séduire avec des mots et de l'esprit, car c'est comme une caresse pour leur cerveau et leur corps, qui n'ont pas d'exigences particulières quant au physique, s'en fichent de la pilosité, n'ont pas besoin de voir un sexe pour fantasmer. Celles qui sont tellement bien dans leur tête et dans leur corps qu'elles n'ont pas besoin qu'on les valide sous toutes les coutures et dans leurs pratiques. Celles qui considèrent qu'il est normal de payer la moitié de la chambre d'hôtel, du repas, de l'entrée en club, parce qu'elles ne sont pas des putes et qu'elles sont là exactement pour la même raison que leur(s) partenaire(s). Celles qui sont à la fois sophistiquées et légères comme des plumes ;
  • celle que je suis ;
  • celles que j'oublie.
Gilda

Une femme doit être assez cultivée pour séduire les hommes stupides et assez vulgaire pour plaire aux hommes intelligents. (André Guillois)

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