Florilège #11 : Les esprits s'échauffent

Jeune Fille faisant jouer son chien sur son lit - Fragonard. 


Préambule 
Il y a des jours comme ça où Bouddha n'est pas en moi. 
Il y a aussi certains principes. 
Comme celui de ne pas envoyer mon message enregistré pour dire "Non, je ne suis pas intéressée." en réponse à un premier message qui dit juste bonjour. J'attends plutôt que la personne indique vouloir faire connaissance, en savoir plus, papoter, etc. Ça me semble moins violent. 
Comme celui aussi de ne pas répondre sur le chat, en partant de l'idée saugrenue que les gens auront lu mon annonce et auront pris en compte que, s'ils veulent me parler, il faut le faire uniquement par courrier.
Mes apartés apparaitront en italique dans la suite du texte.

Courrier
Lui : bonjour enchanté
Moi : Bonjour...

Chat (Dans les 2 secondes après ma réponse ci-dessus.)
Lui : merci de ta réponse, un prénom peut être, moi je me prénomme L.

Bien sûr, je vois mais j'ignore le message, comme à mon habitude ; il est l'heure de manger en plus. Je me déconnecte. Je reviens 30 minutes plus tard pour trouver deux courriers.

Courrier (Envoyé dans la minute qui a suivi ma déconnexion)
Lui : bonjour, j'essaye de dialoguer via le chat avec toi, tu "sembles" déconnecté de celui ci, cela m'aurait paru plus simple de passer par celui ci pour la rapidité dans l'échange, comme je te le disais je me prénomme L. et toi?
Ok, donc il n'a pas lu mon annonce.

Courrier (Envoyé tout aussi rapidement, mais reprenant le premier fil de conversation.)
Lui : si je suis passé par le chat, quand bien même tu n'as pas l'air d'apprécier, ni voit pas un côté "pressé" je ne suis pas mord de faim, juste une envie sincère de ta connaitre, si bien sur tu en as envie, parce que moi les mystères et les longs "sms" me fatiguent un peu

 Ah si, il l'a lue. Il s'en fout, c'est tout. Et il n'a pas idée de tout ce que je vois justement. 
En ce qui me concerne, la messe est dite et je sais qu'il va falloir vite m'en débarrasser, parce que ça va vite chauffer entre nous, et pas dans le bon sens du terme. C'est mon côté devin.
Moi  : comme indiqué dans mon annonce, je ne communique pas avec le chat. Et comme l'indique mon statut, si vous n'aimez pas prendre le temps, vous pouvez d'ores et déjà passer votre chemin. Il me parait évident que nous ne sommes pas du tout en phase dans notre approche du libertinage. Je vais donc vous laisser passer à la fiche suivante. Bonne continuation à vous !
Parfois, selon l'interlocuteur, ce point d'exclamation est mal interprété. Il me sert généralement à donner une impulsion de départ. Pour certains, il est perçu comme très agressif. Comme pour le client du jour qui n'a pas aimé du tout que je lui dise non. Ce n'est qu'après plusieurs relectures que j'ai remarqué qu'il me tutoyait et que, très naturellement, j'avais opté pour le vouvoiement. Chose qu'il n'a pas dû apprécier non plus.
Lui : merci mais j'essaye juste de "communiquer" normalement, ce n'est pas la peine d'être agressive, le charme, le vrai va avec un ensemble et qu'apparemment ce n'est forcément un apanage que féminin, ceci dit il y a tellement de chiens derrière l'écran qu'il ne sera pas difficile de trouver un toutou....... que je ne suis pas
Wooo bordel ! Ok, toi, tu ne vas pas t'en tirer comme ça. Tu es tombé sur la mauvaise personne à qui donner des leçons de bienséance et de vocabulaire. Il a déjà réussi à me ranger dans la mauvaise case, ce qui est très visible dans l'image qu'il donne de moi (cf. Fragonard plus haut). Ne jamais me tendre des perches aussi grosses.
Moi : Si je vous parais agressive, hautaine, princesse, ou je ne sais quoi de votre choix, c'est peut-être que votre approche n'était tout simplement pas la bonne. Je ne cherche pas de chiens, juste des gens qui prennent le temps de lire mon annonce et de prendre en compte que je ne communique pas sur le chat, chose que vous vous êtes empressé de faire. Vous dites vous même ne pas aimer les mystères et les long "sms", donc vous n'aimez pas la façon dont je pratique la séduction et l'érotisme, choses qui sont mises en avant dans mon statut, mon annonce et mes photos. Il n'y a pas de triche, tout est là, sous votre nez. Je vous souhaite donc de trouver votre bonheur en ces lieux, un bonheur à l'image de ce que vous recherchez vraiment. Et qui n'est de toute évidence pas mon profil.
Comme je n'ai pas encore été visiter sa fiche, je n'ai pas lu son annonce, je ne sais pas ce qu'il cherche exactement, mais il est clair, d'après nos échanges, que je n'y corresponds pas du tout. Sauf qu'il refuse de l'admettre. Donc il s'enfonce.
Lui : l'important n'est pas simplement de savoir écrire, ou d'avoir un physique, il faut un peu de CLASSE, car apparemment madame EXIGE une façon d'être, voir qui est imposé, et quand quelqu'un à la correction de vous contacter on le prend comme un geste positif, on y met un peu de tact et des formes, et apparemment de ce côté là tu en manques beaucoup; si tu veux faire de "l'érotisme" tu n'es pas sur le bon site, il y des maisons "particuliéres" pour cela, tu dois être une sacré casse bonbon dans la vie
La goutte d'eau. Et je suis décidée pour une fois à avoir le dernier mot plutôt que de "laisser pisser". Vu qu'il a l'air d'apprécier mon phrasé, j'accentue le trait.
Moi : Vous vous trompez justement. Je sais ce que je veux et, chose merveilleuse, je trouve des gens qui veulent la même chose que moi et, wouah, ce ne sont pas des apollons à longues queues et à pecs apparents, ce sont des mecs simples, de tous les horizons, avec du recul sur leurs expériences libertines, sûrs d'eux et qui n'ont justement rien à prouver à personne. Que la majorité des gens ici ne veuillent que se vider les couilles ou faire la course à l'orgasme, c'est très bien, mais il y a les autres, ce qui veulent plus, un peu de transcendance dans les sens. Si vous ne comprenez pas mes mots, c'est que vous n'êtes définitivement pas dans le même état d'esprit que moi. Vous ne voyez visiblement qu'une casse-bonbons, et je lis entre vos mots que vous me traitez de pute en plus. Charmant. Soit. Traitez-moi aussi d'intellectuelle tant que vous y êtes. Je crois que le plus simple reste de nous bloquer respectivement. Nous n'avons strictement rien à nous dire et ça fera du bien à tout le monde. Bonne route à vous.

La cerise sur le gâteau maintenant : en me rendant sur sa fiche pour le bloquer, j'ai enfin découvert son annonce... qui se passe de commentaires.
recherche femmes plutôt sexy et joueuses, très salopes, aimant les scénarios, mots crus, lingerie, et exhibitionniste, dans l'échange et la bonne pénétration (miaam).

Tout moi. 
Lire la suite

Florilèges #10


Lui : bonjour excusez moi de vous demander cela mais j aime m exhiber a la cam montrer mon sexe et me masturber devant vous j ai un sexe de 20 cm avec grosse ejac cela vous dis de me regarder ??
Moi : Bonjour, il est midi. J'ai quelque chose de plus digeste à l'esprit. Genre des steaks avec des petits légumes vapeur. Amusez-vous bien !
Lui : lol bonne app
Moi : Merci

La même en plus gore.
Lui : Bonsoir tu as une chute de reins suberpe
Tu es tout simplement très excitantr
Si tu veux voir l effet
Moi : Ça ira merci, c'est bientôt l'heure du repas.
Lui : Je veux bien me laisser devorer
Moi : J'ai justement un très beau santoku à tester.

Lui : Le délice d' essence est-il supérieur au délice des mots?
Moi : J'en doute, le goût doit être étrange quand même. Puis il y a d'autres moyens moins dangereux pour s'enflammer.

Lui : Salut toi. Je peux te demander un truc vite fait, rien de fou ni de trop pervers?
Moi Bonjour,
vas-y.
Lui Est ce que tu peux partager avec moi la vidéo d un de tes fantasmes ou un truc que tu kif vraiment?
Moi Un truc que je kiffe vraiment ? Une belle blonde, pas trop grande, qui a le rythme dans la peau et comme je suis plutôt amatrice de poils, je la veux au naturel. Et pourquoi pas pour un plan en extérieur aussi...
(Je vous laisse suivre ce lien pour préserver la surprise)



Lire la suite

L'association d'idées un peu con du dimanche matin


Un dimanche matin encore brumeux. D'un côté, je lis le blog d'une soumise qui parle de ses périodes d'abstinence sexuelle exigées par son maître. Et de l'autre, la page wikipédia sur l'orgasme où il est dit, dans la partie aspects positifs
Une étude indique que le risque de cancer du sein chez les femmes est inférieur chez celles qui ont fréquemment des orgasmes (plus de quatorze orgasmes par mois), en particulier après 50 ans.
Et la question qui m'est tout de suite venue à l'esprit pour faire le lien entre les deux, c'est : est-ce qu'une soumise peut se retourner contre son maître si elle a été empêchée volontairement d'avoir ses 14 orgasmes par mois pendant des années et qu'elle se retrouve malheureusement avec un cancer du sein à un moment de sa vie ?

Cette question n'est, bien sûr, pas à prendre au sérieux. Sur ce, je vais me faire un café. Ça ira mieux après.
Lire la suite

Lu ailleurs #11


  • Oups … comment récupérer un plug dans ton cul ? Rosebud, c'est bien joli et décoratif... mais je déconseille aussi. Et exactement pour cette raison. Si la base a le même diamètre que la largeur max de l'objet, alors tout peu rentrer. Et vous ne voulez pas que tout rentre, je vous assure.
Pour le reste, c'est une série d'articles sur le couple, en réflexion et en mutation.
  • Malgré sa connotation très négative, vous faites de l’ennui la condition sine qua non de la vie à deux… Vouloir l’excitation permanente est puéril. Il y a de bonnes raisons de rompre, mais pas l’ennui. Retourner contre l’autre une monotonie qui est le mode même du couple, c’est faire un faux procès : on ne peut pas vouloir la stabilité et incriminer l’ennui. Je ne parle pas du spleen, mais simplement de l’état où il ne se passe rien, ce plateau continental de l’âge adulte. Je n’ai pas de recette pour la vie à deux, mais le minimum, c’est de s’entendre sur la recherche de l’entente. S’entendre est le but. C’est aussi le moyen. Pascal Bruckner nous parle des bienfaits de la scène de ménage, en oubliant qu’elle laisse des ressentiments, parfois indélébiles. Il faut faire son possible pour ajourner la scène et retrouver le calme qui permet de se comprendre. S’aimer, c’est remettre le malheur à plus tard.
    L’adultère n’est pas une nécessité, mais il est réel, comment le surmonter ?
    Deux possibilités : le mensonge ou le pardon.
    Le sexe n’est pas le cœur de la relation intime et familière que vous décrivez, mais l’adultère est interdit, si on vous écoute, c’est la mort de toute vie sexuelle ?
    C’est le problème. L’attraction initiale est érotique et sentimentale, mais cet attrait initial ne dure pas. Il faut renoncer à la sexualité dans sa grande véhémence première. On peut pratiquer une sexualité de bienveillance mutuelle, mais à un moment donné, la sexualité devient quelque chose dont il faut se défendre, parce qu’elle est plus troublante au-dehors qu’au dedans. Il faut alors avoir aménagé une entente qui vaille qu’on y renonce. Affiner la compréhension mutuelle, nouer un rapport de sentiment et d’intelligence, c’est la seule voie. Se dire que l’intelligence du cœur est un sacerdoce, c’est se barrer la voie.
    C'est la deuxième fois que je tombe sur cet article qui date de 2014. Le souci de Claude Habib, c'est de ne pas vouloir repenser le couple et ses modalités de fonctionnement en vertu d'un attachement à de vieilles valeurs et d'une lutte contre l'individualisme et l'indépendance effective des femmes (qui aura des conséquences sociales, y a pas photo).
    Mieux vaut donc, pour elle, ne surtout pas désamorcer les conflits en faisant une bonne grosse scène et laisser le ressentiment macérer. Mieux vaut donc ne plus baiser et remiser ses désirs au placard plutôt que d'aller voir ailleurs et se sentir vivant. Mieux vaut donc aller au restaurant en "amoureux" et ne plus savoir quoi se dire sous couvert qu'il faut savoir partager l'ennui.
    Oui, je suis un poil de mauvaise foi et je ne suis pas forcément contre tout ce qu'elle dit (plus sur la façon de le dire qui provoque chez moi une crise d'urticaire), mais elle me semble fermer énormément de portes et rester bloquée sur une vision passéiste du couple.
  • Je m'intéresse à l'attachement, qui est une capacité féminine. Les femmes ont une perspective, sur le couple et sur la durée, différente de celle des hommes. Elles ont une perspective active. Les femmes font le couple. Les hommes ont souvent des images d'emprisonnement, qu'ils refusent le couple ou qu'ils s'y résignent. Quand ils en font l'éloge, c'est parce qu'il offre un abri. Give me shelter. Je n'ai jamais vu les choses ainsi. Dès le départ, l'envie de former un couple a été pour moi un désir de liberté. Sans être victime de l'idéologie, sans qu'on ne m'ait rien imposé : au départ, je désire vivre à deux, et je tiens l'amour pour un essor. Dans cette expansion se produit un investissement de l'esprit. Il faut penser pour vivre à deux, cela ne se fait pas tout seul. Je représente un point de vue féminin, voire féministe. Le couple est action, action émancipatrice. Autrefois, les jeunes filles voulaient se marier pour être plus libres, aller au bal, sortir le soir. C'est à des années-lumière de nous. C'est toujours nous. J'ai attendu d'avoir un compagnon pour faire du stop ou dormir à la belle étoile. Nous n'avons pas cessé d'être le sexe vulnérable. Cela, on ne veut pas le savoir, on ne peut pas l'ignorer. Donc l'éventail des possibles s'ouvre sitôt qu'on est deux. Ce n'est pas symétrique pour un homme. Ce qui est une libération pour la femme apparaît comme une charge pour un homme.
    C'est à se demander pourquoi les hommes cherchent à se mettre en couple ! Attention ! C'est un piège ! N'y allez pas !
  • Irène Théry : “Le problème, c'est ce fameux modèle : un seul père, une seule mère”
    Autrefois, ce qui faisait une famille, c'était le mariage. Ne pas se marier, c'était être un paria social, en particulier pour les femmes, que le mariage divisait en deux catégories : ici, les dignes épouses ; là, les filles perdues. Le divorce était interdit. Aujourd'hui, le mariage n'est plus le socle de la famille. Se marier ou non, se démarier ou non, est une affaire de conscience personnelle.
    Le couple se conjugue maintenant au pluriel ? Oui, bien sûr ! Concubins, pacsés et mariés, couples unis et désunis, de sexe opposé et de même sexe : la pluralité a remplacé le modèle unique du couple marié et stable, par hypothèse hétérosexuel. Cette diversité ne nous divise pas car elle repose sur une valeur commune forte : l'idée que le couple est un lien qui vaut par lui-même, distinct du lien parents-enfants. Notre définition du couple a changé. Ce n'est plus ce qui, avec deux, ne fait qu'un – parlant par la voix du mari, portant le nom du mari, marchant au pas du mari. Le couple d'aujourd'hui, c'est ce qui, avec un et un, fait deux : son idéal est la conversation conjugale, un duo amoureux, à la fois érotique et amical, qui suppose d'harmoniser deux voix différentes.
    Étonnamment, je me sens plus en phase avec sa façon de dire les choses. Et sa vision plus ouverte des notions de famille et de couple. Un regard définitivement plus tourné vers l'avenir des possibles.

  • Le couple est-il en train de disparaître ?
    L'adultère, c'est une espèce en voie de disparition pour moi. Bien sûr qu'il y a des infidélités, mais ça me fait penser tout à fait à ce que l'on voit dans les monogamies des oiseaux qui sont des monogamies saisonnières, c'est-à-dire des temps courts. On vit des tranches de vie aujourd'hui. Avec cette monogamie, il y a obligatoirement un adultère, des petits accros, mais qu'est-ce que l'on voit ? Un début de relation qui se fait et, avant six mois, ou ça forme un nouveau couple ou ça s'arrête. C'est pour ça que je dis l'adultère/double vie, ça existe très peu, par contre, très vite, on forme un nouveau couple ou alors ça s'arrête. (Philippe Brenot)
    Quelques réflexions intéressantes sur la fragilité des couples actuels et le besoin de le repenser pour l'adapter à l'évolution de la société et des mentalités. Ça donne aussi envie de découvrir l'utopie de Charles Fourier au passage.
  • Célibataires ou en couple, quel avenir pour l'amour ? Tout est dans le titre. Une conférence d'1 h 20 qui approfondit bien les choses. 
Et une note d'humour pour digérer.

Lire la suite

"Vraie" libertine


Libertinage
Le libertinage étant une forme d’échange, le pratiquer en solo est plutôt mal vu, notamment pour les hommes. On y va en couple. Sinon, c’est pas du jeu.
Libertinage, adultère : modes d’emploi, Slate, 2 novembre 2016. 

Pardon ?

Pour baiser heureux, baisons cachés : si l’hôtel abrite vos amours parallèles, il n’a pas vocation à devenir un confessionnal. Les amants ne sont pas là pour échanger sur leurs vies familiales respectives. Ni pour établir des comparaisons ! Entre deux étreintes, parlez de votre série préférée ou du temps qu'il fait, pas des notes du petit dernier.
Concernant l'adultère. Ibid. 

Wouaaah...

L'article n'est pas signé. J'ai envie de dire : heureusement. Non seulement c'est un beau ramassis d'injonctions et d'absurdités qui me font grincer des dents très fort, mais en plus, il s'agit de la goutte d'eau qui fait déborder mon vase en matière de définition du libertinage et de la qualité de libertin. Être un "vrai" libertin, c'est ci. Être un "vrai" libertin, c'est ça. Le libertinage, c'est juste du cul. Le libertinage, c'est en club. Le libertinage, c'est en couple. Si vous souhaitez vous intégrer, voici la notice à suivre à la lettre : soyez propres, soyez intégralement épilés, aimez les bulles et le velours rouge. En gros, c'est vouloir ne pas faire comme les autres en ayant la sensation d'avoir une sexualité hors-norme, mais moutonner quand même un peu. Je ne parle même pas du nombre de sites de rencontre qui utilisent le terme "libertin" dans leur présentation, voire leur intitulé, pour appâter le chaland et qui ne sont rien de plus que des sites de rencontre pour avoir des relations sexuelles entre adultes consentants. Dire que l'on est libertin, c'est classe. C'est ne pas être comme le voisin que l'on préfère abandonner à sa sexualité que l'on imagine bien morne. Peu importe ce que l'on met derrière, dire que l'on est libertin, ça sent le soufre, ça sent le stupre et la vie est bien trop courte pour ne pas tout essayer sans se poser de questions, du speed-sex sur une poubelle dans une rue sombre au gang-bang dans un château au Cap d'Agde. Là tout de suite maintenant et avec tout ce qui a deux jambes.



Récemment, un ancien partenaire avec qui j'aime bien prendre des cafés de temps en temps m'a légèrement vexée en commentant le fait que je ne rencontrais plus de nouvelles personnes actuellement et me contentais d'un amant depuis quelques mois. "Tu n'es plus libertine, alors ?" Ben si, c'est juste que je ne trouve plus chaussure à mon pied. Je suis peut-être molle de la fesse, je suis peut-être (un peu trop) exigeante, mais je garde néanmoins un œil ouvert, des fois que. Baiser ne suffit plus, baiser n'a d'ailleurs jamais suffi. J'ai besoin de croiser des gens aussi libres dans leur tête que moi et ceux pour lesquels j'aurai un coup de cœur aussi bien intellectuel que physique sont des perles rares. C'était la version courte.

Qui sont les vrais libertins ?
Contrairement à une idée reçue, sachez que les libertins sont de tous âges. Il y a autant de jeunes que de vieux. Toutes les couches sociales sont représentées. Il n'y a pas d'assiduité obligatoire dans la pratique. On peut être libertin jusqu'au bout des ongles et ne "sortir" qu'une fois ou deux dans l'année. 

La version longue que j'aurais pu lui donner si je m'étais vraiment formalisée, c'est qu'au fil des conversations sur les sites de rencontre et avec quelques partenaires, un constat est souvent revenu : être libertin, quand on en adopte l'état d'esprit et pas juste la grande liberté de mœurs, est quelque chose qui ne nous quitte jamais. On peut renoncer pour des raisons X ou Y à l'exercice physique, mais être libertin, ce n'est justement pas que baiser à tout va dans une optique consumériste et/ou juste pour assouvir quelques bas instincts en buvant du champagne. C'est avant tout un cheminement, une recherche d'épanouissement personnel, une ouverture d'esprit, c'est aussi énormément de tolérance, de respect et d'honnêteté envers soi et envers les autres. Et niveau respect sur les sites, je pense qu'entre celles qui ne répondent pas parce qu'elles sont au-dessus de ça et ceux qui proposent des plans cam sans dire bonjour, il y a des signes qui en disent long sur l'état d'esprit des participants.

Le libertinage donc, c'est une autre façon d'appréhender le monde et c'est se libérer de beaucoup d'idées bien implantées par l'éducation, la bien-pensance, la religion, la société, etc. dès notre plus jeune âge et qui finissent par faire tellement partie du paysage que l'on n'y pense même plus et que l'on ne remet plus rien en cause, et, en premier lieu, surtout pas soi-même. Pour moi, il y a dans le libertinage quelque chose qui dépasse la sexualité et qui s'appose à tout le reste. Il aide et/ou force à penser le monde par soi-même. Et penser, c'est comme baiser, ça ne fait jamais de mal.

De plus en plus souvent, j'en viens à dire clairement qu'être libertine est dans ma nature profonde. Rétrospectivement, je me suis rendu compte que ça l'était en fait depuis longtemps, presque depuis que j'ai une sexualité et que j'ai timidement commencé à lire sur le sujet de manière très large. Ça a stimulé ma curiosité, mon intérêt, j'ai formé mon regard petit à petit, j'ai compris plein de choses et je continue à apprendre tous les jours, et ces enseignements, cette démarche, ne disparaitront pas en arrêtant de fréquenter ce milieu. Ma curiosité sera toujours là, mon ouverture d'esprit et ma tolérance aussi. Mon appétit a même grandi depuis trois ans en passant de la théorie à la pratique, et je ne parle pas ici d'appétit sexuel. Un retour en arrière serait donc, de facto, impossible. Et, ce, même si je me contente d'un partenaire de vie et d'un amant pendant encore quelques mois.

Après avoir été vexée, c'est à mon tour de vexer un peu, mais il ne suffit pas de se proclamer libertin pour l'être. Et comme le dit si bien Adam :
Le libertin est donc très souvent un libertin d’esprit bien avant de devenir un libertin des mœurs et j’ai tendance à penser que c’est un passage indispensable pour aborder ensuite le libertinage des mœurs en toute sérénité que ce soit seul ou en couple.
En général, le libertin aime réfléchir au sens de la vie et se poser les questions que les autres ne se posent pas. Vous voulez quelques exemples ?
  • Pourquoi vit-on dans une société où la position de la femme n’est pas à stricte égalité avec l’homme ?
  • Les religions monothéistes ont-elles empêché une égalité sexuelle entre les hommes et les femmes ?
  • Pourquoi doit-on exclusivité (sexuelle) dans le mariage alors que l’on est capable d’aimer tous ses enfants avec la même intensité et donc d’aimer plusieurs êtres en même temps ?
  • ...
Désolé donc de le dire, mais si vous voulez être libertin parce que vous avez envie uniquement de tremper votre biscuit de façon irréfrénée dans n’importe quel vagin qui se présente, vous n’êtes juste qu'un queutard en manque. 

Ô combien je suis d'accord avec lui et me retrouve dans cette définition.



Au rayon des articles qui, selon moi, parlent très bien du libertinage dans lequel je me reconnais, il y a ma référence ultime que j'ai beaucoup partagée à une époque. En écrivant cet article, je suis également tombée sur le site nouveauxplaisirs.fr et son dossier en 5 parties (1 - 2 - 3 - 4 - 5) sur le sujet. Et là, honnêtement, il y a tout et plus encore.

Le sexe peut être un divertissement pour occuper le samedi soir, le sexe peut être anonyme, le sexe peut être expérimental, le sexe peut être brutal ou doux, le sexe n'a de limites que celles de l'imagination. Le sexe, c'est un truc que l'on a tous en nous et que l'on aurait tort de réprimer. Baiser, c'est bien, c'est beau, c'est B... bon. Être libertin, par contre, ça ne s'improvise pas vraiment sur un coup de tête. Être libertin, c'est parfois être précisément quelque chose que les gens ne recherchent pas : des êtres un peu prise de tête sur les bords qui vont poser des questions pièges d'entrée de jeu comme "L'épilation de la peau des couilles. Pour, contre ou sans opinion ?" ou "Ton image de profil dit : 'Les sous-vêtements, c'est comme le vernis, ça s'enlève avec un peu d'alcool.', est-ce que cela veut dire que tu estimes que sans alcool, la fête du slip est moins folle ?"
Lire la suite

Flat line



Récemment, j'ai échangé en parallèle avec trois hommes bien distincts sur un de mes sites de rencontre favoris. Le hasard a voulu qu'ils soient tous trois de la même ville et, à quelques années près, du même âge. Polis, agréables, sachant écrire et avec des photos appartenant plus au registre de l'érotisme que du sexe dur en gros plan, ce qui cerne toujours un peu une personne. Trois profils qui pourraient donc coller avec mes recherches si je n'étais pas ostensiblement molle de la fesse en ce moment. Sauf que je me suis retrouvée à devoir consulter sans arrêt les historiques respectifs de chacun pour savoir qui était qui, qui avait dit quoi et ce que j'avais dit à qui. D'habitude, j'ai de bons points de repère : la photo de profil, l'impression dégagée par l'annonce, l'accroche de la conversation. Et là : rien. Les trois profils étaient interchangeables et sans réel relief. 

Pourtant, à y regarder de plus près, l'un est nouveau, un autre est un habitué et le dernier ne le précise pas, mais son profil, lui, indique bien qu'il est habitué aussi. J'ai tenté de faire évoluer les conversations dans des directions différentes afin de leurs donner à chacune un ton propre. Et ça a presque fonctionné. Mais au bout de quelques jours, j'en étais toujours au même point et chaque fil a fini par s'éteindre, me laissant avec un peu de perplexité sur les bras. D'où ce post qui ne va être qu'un constat interrogatif.

Il y a quelques jours, je publiais dans ces pages une fausse annonce rébarbative au possible censée m'aider à faire le tri. Un tri fantasmé puisque je ne l'utilise pas dans la pratique. Mais avec cette récente expérience, j'en viens à me demander si, finalement, mon annonce actuelle ne ferait pas déjà trop bien son boulot. Après tout, coup sur coup, elle a attiré trois hommes dans mon cœur de cible, tellement similaires entre eux que je n'arrivais même pas à les différencier, qui ont tous utilisé le même angle d'attaque pour tenter de me séduire (qui n'a pas fonctionné, de toute évidence, mais qui est plutôt le bon angle). La chose qui les a desservis et dont ils ne pouvaient se rendre compte, c'est la concomitance de leurs passages à l'acte qui les a tous pénalisés au final. Croisés à plusieurs semaines d'intervalle, j'aurais sans doute pu plus m'investir dans les échanges. Là, j'avais juste l'impression de parler à la même personne qui se répétait beaucoup.

Comme quoi, la concurrence est parfois rude et plus perverse qu'on ne l'imagine.
Lire la suite

Lu ailleurs #10


  • Bouche ouverte : odeurs intimes. Amen, si je puis me permettre.
  • Martine : « badine, cravache, martinet : j’essaye tout ce que je vends ! »
  • LVDX : Ton rayon préféré, c’est le rayon « chaussures ». Et là, comme tu es fétichiste, tu joues les majordomes. C’est une spécialité de la boutique : j’ai essayé et je confirme !
    Jean-Pierre : J’aime la femme dans toute sa féminité. Pendant l’essayage, j’adore être à leurs pieds. Je me mets à genoux devant les clientes. Mes cuisses servent de repose-pieds ou de repose-talons et il n’est pas si rare, si elles le souhaitent, qu’elles bénéficient d’un petit massage des pieds. C’est devenu une tradition !
    Je confirme également. C'était surprenant, mais terriblement agréable. J'étais là pour essayer la jupe de mes rêves et le choix de chaussures pour la mettre en valeur (en plus de mes jambes) était parfait.
Lire la suite

Florilège 9

Lui : tu pense que jai des tendence homo
Moi : En quoi serait-ce un problème si c'était le cas ? C'est bien d'être bi, homo, hétéro, autres.
Lui : j adore tro m enfoncer des bon gro gode
j aimerai en parler avec toi
j aime bcp me cambrer a 4 patte le cul en l air ou assi sur l objet et je rebondi humm j adore tro
Moi : Certes, mais je suis occupée ailleurs là. Puis bon, tu n'as pas l'air d'avoir besoin de quelqu'un pour t'éclater.
Lui : je veu en parler pk ca m exite de me sentir chienne quan je me gode
Moi : Faut te trouver une domina, ça sera plus fun.
Lui : ok tu pense que ci je me gode ces que je veu de la bitte je tai ouvert album
Moi : Ça ira merci, je suis en pleine digestion.
Lui : tinquiete ces pas moche lol
ces mon visage es torse
Moi : Genre...

Lui : J espere avoir de vos nouvelles
Moi : Je vous tiendrai au courant si je suis publiée un jour.

Lui : Pas trop harcelée?
Moi : Par vous ? Non, pas encore.

De la subtilité de l'usage de la ponctuation à minima.
Lui : Bjr. On fait connaissance
Moi : Non ?
Lui : Bonjour
Moi : Bonjour...
Lui : C va bien 😉
Moi : Ah ben, cool pour toi si ça va bien.
Lui : Toi ça roule 😝
Moi : Si tu l'affirmes.
Lui : Non
...
une rencontre,
Ca te branchechrai😉
Moi : Toujours aussi affirmatif. Pourtant j'en doute fort.


Je me retrouve totalement dans cette vidéo extraite de Fleabag.

Lire la suite

Lu ailleurs #9


  • Êtes-vous plutôt téléophile ou mésophile ? Je me savais déjà sapiosexuelle, je me découvre totalement mésophile. On n'arrête pas le progrès linguistique.
  • Pourrions-nous tous être libertins ? Sur RTL, dans une émission de grande écoute. Étonnamment, le sujet est bien traité, même si, visiblement, pour la présentatrice, être une femme seule libertine semble assez incroyable.  
  • Politique du poil, toujours et encore. D'un côté, « Cache ta forêt amazonienne », mon mois d'août sans épilation et autres histoires de poils, où il est question de la pression du sans poil que la société et les femmes elles-mêmes entretiennent.
    Il [Stéphane Rose] souligne d'ailleurs la honte exprimée par des femmes ayant dû exposer des parties de leurs corps qui n'étaient pas épilées : non pas une petite contrariété, mais un sentiment tout à fait disproportionné d'ignominie, d'humiliation, l'impression d'être dégoûtante.
    Et de l'autre côté :
    Le milieu libertin est anti-poil. Concernant les hommes, je trouve ça plus respectueux vis-à-vis d’une femme de lui tendre un sexe avec pas trop de poils dessus, c’est quand même plus agréable pour la langue. J’ai vu des dames commencer une fellation, puis repousser l’homme parce que pas correctement épilé. Les poils sont souvent rêches et retiennent pas mal d’odeurs, notamment la transpiration, ce n’est pas terrible. Du côté des femmes, même constat. Dans mon livre, il ne vous a pas échappé que je suis un fervent adepte du cunnilingus, voire un fanatique, à tel point que je risque bien un jour de mourir du fameux cancer de la gorge, médiatisé par Michael Douglas… Dans le cunni, le gros du travail se fait avec la langue. Dans ce cadre, les poils, c’est perturbant. L’épilation fait partie de l’entretien. Après, c’est sûr, certains hommes fantasment sur les toisons fournies. Dans la pornographie, il y a une niche « Hairy » pour les amateurs…
    Le milieu libertin est-il vraiment sans tabou ? 2nde partie. Ou comment réduire une majorité d'hommes et de femmes de plus de 40 ans à une niche.
    Article en deux parties qui ne m'a pas beaucoup parlé d'ailleurs. Le milieu libertin : c'est comme ci, c'est comme ça. Ben justement, être libertin, c'est peut-être aussi dire merde aux "c'est comme ci, c'est comme ça" et trouver des partenaires en phase ; il y en a toujours.

    Ça m'aura tout de même permis de découvrir cette série de vidéos sur Arte Créative.
Lire la suite

Difficile, exigeante, prise de tête ?



Parfois, je suis un chouillat énervée et ça me démange — mais tellement fort ! — d'écrire l'annonce la plus rebutante et détestable possible pour en refroidir le plus grand nombre en me basant sur des critères totalement injustes et personnels. Dommage que je sache d'avance que ça me garantirait juste de refroidir des partenaires potentiels (déjà qu'ils sont rares), mais pas ceux qui n'en ont rien à faire de ma prose. En tout cas, sur un coup de sang, voilà à quoi elle pourrait ressembler, cette annonce.

Quoi : Un homme ou un couple. Pas de femme seule, ça ne me tente pas encore. 

: Habitant à plus de 25 km de chez moi (parce que je n'ai pas envie de vous croiser en faisant mon marché dans la ville voisine, a fortiori si je suis avec mon compagnon), mais à moins de 60 km (parce qu'après, ça commence à faire loin pour un café). En gros, je suis prête à faire plus ou moins 1 h de route pour vous voir.
Inutile de me proposer un plan vacances au soleil dans le sud de la France, ou un plan bonne table à Londres, je ne vais certainement pas faire de la route pour me retrouver en face de quelqu'un avec qui le courant ne passera finalement pas du tout et finir comme une idiote à l'hôtel toute seule ; je ne vais pas me forcer à coucher parce que j'ai fait la route exprès et que ça m'a coûté une blinde.
Puis, c'est simple, je ne découche pas. J'admire les gens qui sont encore capables de faire une nuit blanche à baiser et à faire la nouba, moi, j'ai besoin de 7-8 heures de sommeil sinon je suis de très mauvais poil (et vous ne voulez pas me voir de mauvais poil !). Donc les soirées, les nuits loin de mon lit, c'est non. 

Âge : Pour les hommes de moins de 40 ans, c'est non d'office. C'est comme ça, pas d'exception. Oui oui, je sais, je passe à côté de quelque chose (la fougue, l'endurance, une grosse et longue queue vigoureuse, un torse imberbe, le cardio de feu, l'insouciance de la jeunesse, peut-être que ça me ferait du bien, blabla). Mais voilà, j'ai un truc pour les hommes plus âgés que moi, parce que, quoi qu'on en dise, l'expérience de la vie ne s'improvise pas, il faut vivre pour ça et plus on vit, plus on grandit intérieurement (bon, ok, pas toujours). Donc entre 40 et 55 ans, ça me va, et ça me laisse déjà pas mal de choix.
Pour les couples, vous pouvez avoir entre 30 et 45 ans, je vous épargnerai le devoir de philo. Par contre, un peu de vécu ensemble est un plus, histoire que vous ayez eu le temps de penser votre projet libertin à deux. Si vous êtes vraiment "amoureux et unis", vous n'aurez pas besoin de le dire dans votre annonce, ça ressortira très vite dans nos échanges.

Physique : Messieurs, pas de pubis et de torses rasés par pitié ! Laissez donc vos poils en paix. Mesdames, je ne peux même pas vous dire si j'aime avec plein de poils, je n'ai jamais pu tester, vous avez toute la moule à zéro. Pilosité entretenue comme moi, ce serait déjà un début.
Quant à cette histoire d'hygiène irréprochable que vous exigez tous, j'ai fini par comprendre que c'était une façon détournée de dire : "Pouah les poils, c'est beurk, je vais vomir si tu en as ne serait-ce qu'un sur le corps." Donc, non, le poil n'est pas sale. Non, ça ne m'embête pas de me retrouver avec un poil sur le bout de la langue quand je suce. Ou quand je lèche. On prend tous une douche, on savonne et voilà, on sent bon, on a le poil qui brille, en avant les galipettes ! 
Dans un cas comme dans l'autre, si mes poils à moi posent problème, alors c'est réglé.
Question taille : pour les hommes, pas trop grand, plus de 1,80 m, c'est déjà trop pour moi. Ça ne me dérange pas d'être plus grande que vous quand je monte sur mes échasses de 12 cm, de toute façon, je ne vais pas les garder. Pour les femmes, c'est indifférent. Pour la taille du sexe, il est possible que je la découvre le jour J, donc je ferai avec (sans doute avec quelques grimaces). Mais si vous êtes trop bien doté par la nature et que je le vois avant sur photo, ça risque malheureusement d'être non. 
Pour les kilos en trop, c'est une question d'harmonie générale, je n'ai rien contre une petite brioche ou des hanches arrondies. Par contre, trop maigre, ça ne va pas le faire, j'aime avoir de la matière sous les mains, pas des os. Je n'aime pas les bêtes de muscles non plus.

Pratiques : Les rois du cunni me laissent indifférente. Que mon plaisir soit votre seule et unique priorité aussi. Ce genre de formulations me laisse juste présager un problème d'équilibrage au pieu. J'ai déjà testé, ce n'est pas tout à fait mon meilleur souvenir libertin.
Je ne suis pas non plus en recherche d'un maître. Arrêtez de croire que vous savez mieux que moi ce qu'il me faut i.e. une bonne éducation, une montée d'escalier, une bonne fessée, une bonne queue voire quatre ou cinq. Je n'ai pas non plus de fantasmes particuliers à réaliser. L'expérience m'a appris que les fantasmes se dessinaient au fil d'une relation suivie, que d'autres fantasmes ne sont pas destinés à se réaliser du tout. Et non, ce n'est pas parce que je n'ai rencontré que des branques qui ne savent pas se servir du corps d'une femme et que vous êtes un Dieu comparé à eux. C'est juste que ça ne marche pas chez tout le monde et que je me suis fait une raison.
Pour les couples, j'aime les mélanges à trois avec une vraie osmose. Pas les triangles bancales. 

Intellect : L'acte sexuel pour l'acte sexuel ne m'intéresse pas, même si on est tous là pour la même chose. Trop superficiel à mon goût et parfaitement insatisfaisant. Je suis gourmande de mots, de vécu et de culture. Il faut pouvoir alimenter mon cerveau. Coup de bol, je suis curieuse de beaucoup de choses, donc le choix des sujets est large. Par contre, pour tout ce qui touche aux véhicules motorisés, c'est sans moi. Je crois que je préfèrerai encore parler compta...
Humour apprécié. Compréhension du 15e degré aussi.

 aux plans cam.
 aux intolérants aux poils.
 aux gros plans de queue, de chatte, d'anus ou de pénétration gluante.
 aux ouvertures d'albums sans que je n'aie rien demandé.
 aux couples où, de toute évidence, quelqu'un se force pour faire plaisir à l'autre.
 aux pressés pressants.
 aux ambiances chicos/bubulles et à l'alcool en général.
 aux performeurs, aux collectionneurs, aux consommateurs.
 aux perfectionnistes.



Dans la réalité, mon annonce (que vous ne lirez pas) me ressemble, elle me présente, elle exclut avec tact et offre quelques pistes à exploiter pour les plus malins et motivés. De mon côté, le seul critère, finalement, c'est le coup de cœur immédiat. Et il m'arrive encore d'en avoir malgré tous les critères très subjectifs que j'ai pu mentionner plus haut. Ce qui me garantit de préserver à ce type de rencontres une certaine saveur à laquelle je tiens.

 Bisous les cokins !

Lire la suite

Demande



Un collier. 

Pas parce que tu es mon Maître, mais justement parce que tu n'en es pas un. Si tu en avais été un, je l'aurais refusé ; la signification pour moi aurait alors impliqué d'autres enjeux bien plus sérieux dont je ne veux pas. D'ailleurs, c'est moi qui le demande. Parce que je veux tout de même être ta chienne à toi. Je souhaite que nos jeux, qui ne sont que des parenthèses dans quelque chose de bien plus vaste, s'initient à partir du moment où tu feras glisser le cuir autour de ma gorge pour refermer la boucle métallique qui fera de moi ta soumise pour un temps. Que ton regard ne quitte pas mes yeux quand tu fixeras la laisse à l'anneau prévu à cet effet. Si, à ce moment, je ne dis rien, alors tu pourras poursuivre selon ton bon plaisir. Nous nous connaissons assez et nous nous faisons suffisamment confiance pour nous abandonner l'un comme l'autre.

J'imagine déjà ta voix, ton regard, tes gestes autoritaires. J'imagine la soumise nue que je serai alors, te suivant à quatre pattes sur le plancher de ton appartement. J'imagine l'attente silencieuse à genoux au pied de ton lit. Est-ce que ce sera une queue au fond de ma gorge ou une caresse sur ma joue ? J'imagine la tension de la laisse pour me faire me redresser, me guider, me basculer par-dessus tes jambes pour une fessée méritée (ou pas) ou me faire monter sur le lit. J'imagine des chevauchées fantastiques en levrette et des mots crus jetés dans le creux de mon oreille. J'imagine l'image de moi que me renverra un miroir judicieusement placé. J'imagine aussi ma tête reposant sur tes genoux pendant que tu regarderas la télé et que ta main jouera machinalement dans mes cheveux. J'imagine plein de choses, mais sans doute pas tout ce que tu pourrais imaginer si tu acceptais de passer un collier autour de mon cou. Parce que très honnêtement, je n'avais pas vraiment imaginé te faire une telle demande un jour sans t'en parler avant.

Maintenant, la question est : est-ce que toi aussi, tu imagines tout ça ?
Lire la suite

Florilège 8

Lui : salut princesse que tu es bandante si je peux me permetre
Moi : Oh tu peux bien te permetTre, ça ne mange pas de pain.
Lui : num?
Moi : 02 48 73 83 09 (J'espère qu'il a appelé dans la minute et que la Fistinière me pardonnera...)

Lui : coucou vous aimeriez me goder les fesses j adore ca je vous fais ce que vous voulez en echange .. j adore quon me fasse etre une petite chienne
je me deplace sans soucis bisous
Moi : Bonjour, ma maman m'a toujours dit de ne jamais goder les inconnus. Surtout si cet inconnu m'offre quelque chose. Et comme je suis une petite fille sage et obéissante, ça sera non. Bonne recherche à vous.
Lui : ces pas mal j aime bien ta reponse meme exelente

Lui : Bonjour voulez vous découvrir mes photos
Moi : Bonjour, non, ça ira, merci.
Lui : Ah bon vous êtes là pourquoi
Moi : Je ne juge pas les gens au contenu de leurs albums. Je ne pratique ni la foire aux bestiaux ni le feuilletage de catalogues.
Lui : Comment faire alors pour une éventuelle rencontre avec vous
Je ne suis ni magicien ni voyant
Moi : Je pense qu'il y a déjà suffisamment de magiciens dans le coin avec leur lot de lapins et de petits oiseaux...

Lui : je vous invite a nice au bord de la plage
duo
ou trio hhf si vous aimez
Moi : Bonjour,
c'est fort gentil, mais on m'a déjà proposé la Suisse, la Corse, Londres et même la Guadeloupe. Nice risque de manquer d'exotisme. 

Lui : Salt
Moi : Pepper

Lui : Coucou. Le plaisir partagé, l'écoute , l'attention et le respect de l'autre sont mes valeurs libertines, et toi ?
Moi : L'originalité.
Lire la suite

Lu ailleurs #8


  • Infidélité : comment gérer la double ration de sentiments ? De l'impression d'être lucide dans un monde où les gens sont soient hypocrites soit ont des œillères (ou se pincent le nez comme dans les commentaires.) C'est en tout cas joliment dit et avec légèreté. 
  • La sexualité masculine n’est-elle qu’une histoire de robinet ? À écouter sur le site de France Inter. Sur la construction de la sexualité masculine, les conséquences de la mutation de la sexualité de la femme et plus encore. Comme quoi, rien n'est simple, d'un côté comme de l'autre.
  • Sextoys japonais de l'angoisse : un commentaire, tout de même. Qui fait suite au traditionnel billet de Maïa Mazaurette sur les sextoys les plus zarb venus du pays du soleil levant. Et c'est vrai que vu comme ça, il y a de quoi être inquiet pour certains. 
  • Hard Polyamorous Truths. [en] Être polyamoureux, ce n'est pas juste collectionner les amants, c'est être capable de gérer plusieurs relations profondes et parfois très différentes les unes des autres en même temps et à différents rythmes. Autant dire que c'est tout le boulot qui doit s'effectuer au sein d'un couple fois deux, trois, plus.
Lire la suite

Love Hôtel



Infrarouge avait diffusé il y a deux ans un reportage sur les love hotels au Japon, et leur lent déclin pour cause de recadrage moralisateur dans la société. J'en avais déjà parlé par  avec la vidéo en question dans le post.

En France, ça reste une curiosité assez unique puisque le seul établissement se revendiquant officiellement love hotel est à Paris, rue Saint-Denis. Ce qui lui donne un petit air d'hôtel de passe, mais où les professionnelles sont interdites d'entrée (et il en va de la survie de l'établissement donc on ne rigole pas avec ça). Les chambres y sont louées pour des tarifs allant de 25 € (l'heure) à 99 € (la nuit, ce qui est ultracompétitif quand on connait le prix des hôtels à Paris. Ou des clubs libertins.) On n'est même pas obligé de s'y prendre très à l'avance ; si on n'a pas une chambre en particulier en vue (comme le donjon SM par exemple), on en trouve généralement toujours une de libre. En tout cas, je ne suis jamais restée à la porte. Mais si vous désirez vraiment une chambre en particulier (à tout hasard, le donjon SM), il est tout à fait possible de réserver à l'avance via le site de l'hôtel.

Situé au-dessus d'un sex-shop dont l'entrée est masquée par un lourd rideau de tissu rouge, j'ai l'impression d'avoir toujours connu le lieu avec des travaux en cours, façon grignotage des immeubles autour pour s'agrandir et créer toujours plus d'ambiances différentes. Ce dont je ne peux pas me plaindre, ça fait toujours plus de chambres à tester.

À l'heure actuelle, et d'après leur site, l'établissement compte 20 chambres, avec douches, WC (ou pas, ça peut être sur le palier), préservatifs, WiFi (!!!), la télé avec plein plein plein de vidéos porno pour tous les goûts et même des services comme la location de costumes pour être en accord avec le décor, et des massages. Inutile de préciser qu'il y a la possibilité d'acheter quelques toys au passage au rez-de-chaussée. Niveau débauche en tête à tête, on n'est pas trop mal quand même.

J'ai donc eu l'occasion d'essayer trois chambres dans l'établissement. La plus anecdotique avait une barre de pole dance et était vraiment petite ("La garçonnière" de mémoire). Mon partenaire et moi-même avons atterri là parce que nous n'avions pas d'autres options ce jour-là. Pour ce que nous souhaitions y faire, nous avons manqué cruellement d'espace. Mais nous avons trouvé comment nous occuper autrement. Une chambre reste une chambre.

Je garde par contre un très bon souvenir de mon passage par "Le Château des glaces" et ses multiples miroirs (et les miroirs, c'est mon dada). Même si toutes les chambres en sont équipées, là, c'est le top. Plafond, mur, obliques. L'action peut être vue sous tous les angles. J'étais aux anges <3

Bon, et bien sûr, impossible de passer à côté du "Donjon SM". Avec plein de guillemets autour, car il ne faut pas non plus s'attendre à un donjon dans les règles de l'art. Mais c'est amplement suffisant pour assouvir quelques basses pulsions. Il y a de quoi accrocher des bras en l'air, à condition de ne pas avoir des poignets trop fins comme les miens, auquel cas, il faut un minimum de coopération de la part de tous les participants, de quoi fouetter un peu (avec notamment une méchante cravache de dressage qui a dû faire pleurer plus d'une débutante innocente), et un harnais pour suspendre un peu les ébats, mais qui nous a laissés aussi perplexes que deux poules devant un couteau. Pour ce qui est de la cage fournie, comme je ne suis pas amatrice de la pratique, elle est restée inoccupée. Il y aurait sans doute moyen d'accessoiriser encore un peu cette chambre, mais en l'état, c'était déjà fort satisfaisant.

Certains décors, vus en photo sur le site ou sur le catalogue à l'accueil, sont un peu trop kitchouilles pour moi, mais encore une fois, une chambre est une chambre et quand on est deux à avoir une envie pressante, je crois qu'on fait facilement abstraction de la déco façon Paris 3D ou désert. Par contre "Candyland Kawaii" et le "Dojo japonais", je ne dirais pas non. En tout cas, il y en a pour tous les goûts et pour tous les délires.

La dernière chose à savoir, c'est que l'heure, c'est l'heure. Pour ne pas entraîner de retard pour les clients suivants, il faut que les femmes de ménage aient le temps de passer derrière vous. Donc quand votre temps est fini, rhabillez-vous vite, sinon l'heure suivante sera pour votre pomme. Je ne suis jamais repartie en petite culotte, mais j'ai en effet croisé la femme de chambre en sortant rapidement me reboutonner dans le couloir...



Je trouve ça vraiment malin d'avoir joué cette carte-là, avec sa petite touche d'originalité et d'exotisme. Je le dis et je le redis, je suis fan du concept des love hotels et je rêve toujours autant de voir se développer ce genre d'établissements ailleurs en France et de préférence près de chez moi. Parce que Charleroi, ça fait quand même loin pour en tester un autre... À part si vous tenez absolument à un confort impeccable et que vous ne pouvez concevoir une rencontre coquine ailleurs que dans un cinq étoile avec draps en soie et champagne, j'ai envie d'inviter les curieux à aller tenter l'expérience. Certes, c'est un peu cheap. Certes, pour un premier rendez-vous, vous n'en mettrez pas plein les yeux à votre partenaire. Mais c'est fun, il y a un lit (et des miroirs !) et ça ne coûte pas très cher. Que demande le peuple ?


Lire la suite

Sillon



Lieu au chaud mais pas trop, lieu masqué par temps calme, lieu trop souvent oublié.
A l'abri des regards, il y a pourtant de l'activité là aussi.
Planté de quelques herbes folles,
Envahi parfois de longs frissons.
A l'avant du derrière, mais à l'arrière de ce devant qui lui vole la vedette.
Une asymétrie rebondie et assumée ;
D'aucuns ne devraient pourtant l'ignorer.
Entre ses deux piliers,
Tiré vers le bas par la gravité,
Entravé dans sa chute par quelques suspensions bien cachées.
Souple à l'extérieur,
Billes dures à l'intérieur ;
Oblongues jumelles à soupeser dans le creux de la main.
Un souffle, une langue,
Rien qu'une caresse suffisent à l'animer. 
Sillon séparateur que j'aime tant caresser du bout des doigts
En espérant retrouver la fascination amusée de la première fois.
Sachet agité de contractions et décontractions involontaires, je ne me lasse pas de te regarder vivre. 
Lire la suite

Lu ailleurs #7


  • Psychanalyse et pornographie d'Eric Bidaud chez Chronique de la rentrée littéraire. La psychanalyse n'étant pas du tout dans mon champ d'expertise, je vais m'en tenir à ces extraits qui me paraissent mettre en effet le doigt sur quelque chose de très intéressant. 
    Eric Bidaud postule « Telle qu’elle [la pornographie] s’est constituée, culturellement et épistémologiquement, elle peut aussi être comprise comme un effet de censure productive (on n’interdit pas le sexe, on oblige à le faire de certaines manières). » Eric Bidaud défend l’idée que la pornographie chez l’adolescent puis chez l’adulte est un processus de re-visagéification, c’est-à-dire « Cet espace où se joue et s’assume la revisite du stade du miroir, en particulier du côté du regard et de son appropriation, permettant de mettre en place les nouveaux montages entre le sujet et l’objet pour construire une relation génitalisée à l’autre sexe. »
    Il la poursuit en citant Ruwen Ogien « Parmi ceux qui recommandent les contrôles ou l’interdiction de la diffusion de films dits "pornographiques", certains justifient leur position en soutenant que les films X donnent une "représentation fausse de la sexualité" et ruinent leur psychisme en les amenant à "dissocier sentiments et sexualité". Mais ce ne sont pas des arguments psychologiques authentiques. C’est simplement une défense idéologique d’une certaine conception, assez conventionnelle dans nos sociétés de la sexualité. Est-il tellement dramatique de séparer d’une certaine façon amour et sexualité ? Ne s’agit-il pas d’un mouvement de société profond qu'il faut peut-être accepter ? » 
  • Tant qu'on est dans le porno : un portrait fleuve de Stoya en anglais
  • Comment naît le désir sexuel ? Un bon doc à voir ou revoir sur Arte Future. Il date d'il y a deux ans, mais restera longtemps d'actualité. 

Lire la suite

Circonvolutions

http://loesje.org/

Acte I

LUI : Bonsoir belle Elle. Ça va ? Tu es très séduisante, magnifique silhouette ! Trop chou ! Très envie de parcourir ton corps avec douceur et sensualité, te lécher tendrement jusqu'à te faire crier de jouissance (avec ou sans pénétration) ! Peut-être envie de douceur ou d'un trio FFH ?

ELLE : Tout un programme. Mais "chou" ? Moi ? Il a vraiment regardé mes photos ?
Bonjour Lui,
merci pour tous ces beaux compliments, même si "trop chou" me laisse un peu perplexe. Un trio FFH d'entrée de jeu ? D'habitude ce sont des femmes "seules" qui viennent me chercher avec leur copain pas loin. C'est rarement un homme seul dont la copine ou la femme reste dans l'ombre.

LUI : Je trouve vraiment ta silhouette magnifique, trop chou donc !
Autrement, nous pouvons trouver une autre femme si tu le souhaites !
Dis, on ouvre nos albums ?

ELLE : Non, vraiment, il n'y a rien de chou dans ma silhouette. Il a besoin soit d'un dico, soit de lunettes. Et si trouver une femme était si simple, j'en aurais profité depuis longtemps avec mes réguliers.
Ah, donc tu n'as pas déjà la partenaire sous la main...

LUI : Pas dans ton département ! (rires)
Dis, on ouvre nos albums ?

ELLE : Quelle insistance !
Que penses-tu y trouver ?

LUI : Ton visage, non ?

ELLE : Raté. 
Non, il n'y est pas, justement. Tu ne sauras pas si je suis une crevette. 

LUI : Pourrais-tu te décrire ?
Tu cherches aussi homme bi ?

ELLE : Mais c'est quoi le rapport avec la choucroute ? 
3x ans, cheveux rouges, xx kg, 1,6x m.
Dans la mesure où je suis une femme, je ne vois pas en quoi la bisexualité de l'homme a un intérêt quelconque.

LUI : Cela pourrait être excitant, non ?
Avec ta silhouette de rêve, c'est difficile de trouver une femme ?
XX te plait-elle ?
J'imagine tes formes, douces, 75A 38 pantalon, non ?

ELLE : Eula, c'est l'inquisition ? Reprenons les choses dans l'ordre.
- je ne vois toujours pas en quoi la bisexualité de l'homme a un impact sur une relation hétéro en duo.
- je ne cherche pas de femme seule pour un FF, sinon effectivement j'aurais trouvé.
- Euh, non...
- 75A !? dans quel pays ? Vraiment, il lui faut des lunettes. Ils sont pas gros mais quand même.

LUI : Aucun impact pour un duo, certes ! Mais peut-être aimerais-tu deux hommes pour toi ?
(rires) Pour la taille de soutien-gorge !
Tu sais ce n'est pas facile avec une photo de se faire une idée des jolies formes que tu as même si tu sembles délicieuse !
M'en dirais-tu davantage ?
Et ton type de femme ?
(rires)
Sinon tu caches quoi dans ton album ?

ELLE : Au moins, il est joyeux, il rit tout le temps. Par contre, il semble déjà avoir oublié qu'il a fait l'éloge de mes formes il y a quelques minutes.
J'ai déjà eu deux hommes pour moi.
J'ai bien compris que c'était la taille du soutien-gorge, mais on en est loin.
Pas de type en particulier.

LUI : Deux hommes hétéros ? bi ?
Leur sexualité n'a aucune importance pour toi ?
Sinon quelles sont tes mensurations, enfin si tu les connais ?

ELLE : Mazette, j'espère que ma vitesse de réponse n'est pas chronométrée en plus...
Je dois avoir l'esprit ouvert.
Visiblement le physique est très très important à tes yeux. 

LUI : Important, mais cela ne fait pas tout !
Tu as probablement raison, je m'arrête un peu trop sur cela, j'en suis désolé. Tu préférerais me parler de toi ?

ELLE : Ah, enfin, on arrête de parler de mon album privé.
Tu as eu l'occasion de faire beaucoup de rencontres grâce au site (celui-ci ou un autre d'ailleurs) ?

LUI : Oui et non, ici pas trop et toi ?

ELLE : C'est le moment de laisser un indice.
Suffisamment à mon goût. Je ne suis pas une grosse consommatrice.

LUI : Ah tu préfères la qualité !
Tu as une photo de ton visage dans ton album ?

ELLE : Mais c'est pas possible, ils sont plusieurs derrière l'écran, c'est ça ?!
Non, toujours pas.

LUI : Sinon, envie d'un trio ?
Et tes formes : 90B 38 ?

ELLE : Marcel Béliveau, sors de ce corps !
Oui, mais j'ai déjà des amis pour ça en fait.
Bravo, tu as le compas dans l'œil. Ce qui explique certaines choses en fait.

LUI : Pour trio FFH ? HHF ?

ELLE : Indice suivant.
Les deux.

LUI : Donc on se rencontrerait juste toi et moi ?

ELLE : Nous y voilà enfin ! 
Se rencontrer ?

LUI : Oui ? Non ?

ELLE : Il aurait été judicieux de me demander ce que je recherchais plus tôt peut-être...

LUI : Je pense l'avoir fait ! Alors que recherches-tu ?

ELLE Alléluia. THE question.
Tu reliras attentivement la conversation... et mon annonce aussi.
J'ai sous-entendu à plusieurs reprises que j'avais déjà quelques réguliers avec qui jouer à deux et éventuellement à trois. Et comme je ne suis pas une grosse consommatrice, je suis satisfaite. 

LUI : Bizarre, c'est toujours le même refrain !

ELLE : Pas bizarre, normal. Beaucoup trop d'hommes pour pas assez de femmes. Mécaniquement, ça ne peut que coincer à un moment. Je pense qu'il est temps de te remercier d'avoir pris le temps de discuter en tout cas. Oui, je suis vilaine, je voulais savoir quand tu allais te rendre compte que tu avais mal lu mon annonce.

Acte II

Quelques jours plus tard.

LUI : Bonsoir belle ange, ça va ? C'est toi sur toutes les photos ?

ELLE : Mais ! C'est La Quatrième dimension ? C'est ça ?
Oui, c'est bien moi.

LUI : Hummm, tu as un corps de rêve !!

ELLE : J'ai raté un truc ? Ah non, c'est lui visiblement.
Et il est déjà bien pris. Et j'assume totalement le jeu de mots.

LUI : (rires)
J'imagine ! Je n'en laisserais pas une miette si je pouvais !

ELLE : Mais tu ne peux pas, lalala.

Fin
Lire la suite

Première fessée



Je pense avoir assez montré, enfin, qu'une bonne partie du charme de la fessée, mais aussi de son efficacité, réside dans son attente même. Passé un certain désir, lui-même encore assez obscur, d'indécision et de vague de la toute première jeunesse, on sait très bien, en effet, que c'est ce que l'on attend, non ce que l'on n'attend pas, le prévu, non l'imprévisible, qui s'auréolent pour le cœur et pour l'esprit des prestiges les plus éclatants de l'étonnement et de l'impatience. La nouveauté est pour les sots, les oublieux, les étourdis et les irréfléchis. 
Éloge de la fessée de Jacques Serguine 



Tu m'as confié ne pas trop savoir comment t'y prendre, que de garder un contact quasi permanent avec moi, avec ma peau avait énormément d'importance pour toi. C'est pour ça que je t'ai répondu que la fessée à main nue te correspondrait mieux que la canne ou la ceinture. 

Imagine. 

J'arrive chez toi. Je frappe à ta porte. Tu me fais entrer. Je baisse les yeux. Je ne porte pas de petite culotte sous ma jupe noire, comme tu me l'as demandé. Là, aucun faux pas de ma part. Sache juste que plus tu multiplieras les demandes, plus il y aura des chances que j'en oublie une ou deux, et peut-être même pas volontairement. Tu verras, je fais toujours en sorte de faire ce qu'on me dit ; il te faudra ruser un peu. Là, par exemple, je suis en avance de deux petites minutes sur l'horaire indiqué, et c'est une raison suffisante. 

Une raison suffisante que tu saisis au vol pour me demander d'aller au coin. Chose qui m'amuse un peu, je dois dire. Tu es le premier à le faire. Et je doute que ça ait un jour l'effet escompté. C'est le meilleur moyen pour que je reprenne pied et que je m'évade loin dans mes pensées hors du moment pour passer le temps. Mais tu te rattrapes vite et me voilà tout aussi vite en porte-jarretelles et bas au milieu de ton salon. Note bien que je n'ai pas trainé pour enlever mes vêtements quand tu me l'as demandé. On n'est jamais trop prudente.

Tu tournes autour de moi maintenant, tu prends le temps de savourer le spectacle. Tu te fais un peu plus prédateur et ça a son petit effet sur moi. Mais tu n'as pas encore tout à fait la main sur mon esprit, alors je ne peux m'empêcher de laisser flotter un léger sourire sur mes lèvres.

— Qu'est-ce qui te fait sourire ?

Oups ! Vite une réponse ! Mince, je ne trouve pas. Pas une réponse diplomatiquement acceptable en tout cas. Zut, zut, zut, je n'arrive pas à arrêter de sourire en plus.

— Réponds. Qu'est-ce qui te fait sourire ?

Ta main qui vient de s'emparer de ma nuque est très ferme, mais moins que tes deux doigts qui viennent de crocheter ma chatte pour me tirer en direction du canapé. Avant de t'asseoir, tu prends le temps de me faire savourer ma mouille et de m'en tartiner les lèvres et le menton. De toute évidence, tu ne t'y prends pas si mal que ça. Là, je ne souris plus du tout.

— Offre-moi tes fesses, petite salope.

Ces mots dans ta bouche. Si inédits, si efficaces. Je n'attends pas pour m'installer en travers de tes cuisses, les fesses bien en l'air.

— Et maintenant : Silence !

Il ne me viendrait même pas à l'idée de parler ; tu me voulais attentive, je le suis. Mieux encore, je sens que tout mon être s'est réduit à mon postérieur et à ta main qui caresse doucement ma peau. Je la sens chaude et un peu sèche ; elle accroche sur ma peau lisse et fraîche. J'ai conscience de ta deuxième main qui est venue s'arrimer sur ma hanche pour me maintenir en place. J'aime cette position, je me sens bien prise en main. Je me laisse aller.

Ta main continue sa promenade sur mes rondeurs cerclées par les suspensions noires du porte-jarretelles, elle prend son temps, comme si elle mémorisait plein de détails avant que les choses ne changent. Un doigt se glisse même dans le sillon entre mes fesses et s'attarde dans cet espace chaud et épilé de frais. Il goûte un peu de la moiteur entre mes lèvres aussi. Chercherais-tu à mesurer l'effet que tu vas voir sur moi ? Avant/après : de l'influence d'une bonne fessée sur l'hygrométrie locale au printemps ?

Ta main décolle enfin, mais tu te contentes de tapoter une fesse puis l'autre. Pour t'encourager, je me cambre un peu et je viens à la rencontre de ta main. Je sens celle sur ma hanche se raffermir, et le rythme sur mes fesses prendre de la vitesse et de la force. Un, deux, un, deux, un, deux. Tu as choisi une méthode très progressive, mais la progression est rapide. Pour moi, c'est assez confortable, je dois dire. Je trouve même ça très délicat de ta part. J'attends le moment où ta curiosité te fera arrêter ton ballet répétitif pour prendre le temps de sentir la chaleur envahir la surface et observer l'apparition de la timide rougeur. La douleur est encore tellement modérée et je peux supporter tellement plus.

— Encore, s'il te plaît.

Il faut parfois savoir tendre le bâton pour se faire battre. Il n'en fallait pas plus.

— C'est ça que tu veux, petite salope ?

Cette fois les claques pleuvent et ne sont pas retenues. Ma réaction est immédiate, mon corps se tend et mes mains empoignent ce qu'elles peuvent : l'air d'un côté et le bas de ton pantalon de l'autre. Les coups s'arrêtent juste le temps que tu pétrisses furieusement ma chair. Là, ça fait mal, là, ça pique, là, ça cuit. Et tu reprends dès que tu sens les muscles se relâcher. J'essaye bien d'échapper à ton étreinte, mais je suis coincée au niveau des hanches. J'amorce alors un mouvement pour interposer une main hésitante au-dessus de mes fesses, mais la tentative est vite sanctionnée.

— Tu crois faire quoi là exactement ?!

Alors, je retourne m'accrocher à ton bas de pantalon et je serre les dents, jusqu'à ce que je ne puisse plus et que mon souffle se mêle à mes gémissements de douleur. J'ai envie de dire "stop, arrête", mais comme d'habitude, je rechigne intérieurement. Ce serait capituler, et je veux te montrer à quel point je suis endurante. Je veux que ça me cuise et que je sache que ce sont tes attentions qui en sont la cause. Je veux pouvoir penser à toi en prenant ma douche, en m'asseyant, en m'habillant. Ces sensations résiduelles ne pourront jamais durer assez longtemps, je récupère vite, mais ça sera là, dans ma chair quelques heures, peut-être plus.

Tu ne peux pas savoir tout ce qui se passe dans ma tête à ce moment-là, mais tu sembles vouloir savoir si ton étude hygrométrique se passe bien. Tes doigts se sont à nouveau glissés entre mes cuisses, et je sens bien qu'ils dérapent avant de trouver leur cible.

— Eh bien, quel effet je te fais !

Eh oui, je suis comme ça.

Ta main sur ma hanche a relâché sa pression, je suis de toute façon un peu amorphe. Rien d'anormal, il me faudra quelques minutes pour revenir. Tu m'aides à me redresser et t'assures de ma stabilité. J'imagine que tu scrutes mon visage aussi, à la recherche d'un signe, quel qu'il soit. Ce que tu y vois doit te rassurer, car tu me fais pivoter sur moi-même et, toujours assis, tu te plonges dans la contemplation de ton travail. Je sens ton souffle frais, tes lèvres, tes dizaines de baisers, ta joue mal rasée se frotter. J'aime bien ce moment, c'est doux, même si ça pique, mais j'aimerais bien un câlin maintenant, pour me réveiller en douceur dans tes bras. Ce dont tu sembles avoir envie aussi. Tu me fais asseoir sur tes cuisses et tu m'autorises à me lover contre toi. Si tu savais comme ça me cuit. Mais qu'est-ce que je me sens bien aussi.

— Merci.
— Je t'aime.
Lire la suite

Un regard sur la fidélité


Je m'étais déjà attardée indirectement sur le sujet à travers le prisme des hommes infidèles sur les sites de rencontres libertins. Comme je le disais dans mon texte à l'époque, le jugement porté par certains sur l'infidélité est assez catégorique et sans aucune nuance. Un homme en couple qui est inscrit pour aller s'encanailler est forcément le dernier des salauds et il faudrait voir à ne pas trop l'encourager à tromper sa femme. Le couple illégitime est aussi assez mal vu. Par contre, la femme seule, on s'en fiche, il y en a trop peu pour se permettre de faire la fine bouche. En tout cas, rares sont ceux qui s'embarrassent de savoir si, parfois, il n'y aurait pas des arrangements entre deux personnes qui s'accorderaient sur la non-exclusivité sexuelle au sein de leur couple. Alors que, paradoxalement, il y a pourtant beaucoup de couples échangistes dans les environs pour prouver que c'est possible...

À la question : est-ce que coucher avec quelqu'un d'autre que sa moitié officielle et en son absence, c'est être infidèle ?, la réponse semble donc être positive (surtout si on est un homme seul). Ce que vient appuyer le résultat d'un sondage un peu plus général sur les gestes considérés comme de l'infidélité publié par le Huffington Post :
Relations sexuelles : 97,7
Sexe oral : 96,8
S'embrasser sur la bouche : 88,7
Envoyer un e-mail de soi-même nu : 88,2
Envoyer des textos érotiques : 82,6
Dormir dans le même lit : 68,4
Se donner la main : 63,2
S'asseoir sur les genoux, d'un ou d'une autre : 52,2
Sortir dîner : 41,4
Partager des secrets : 36,5
Se faire un câlin pendant plus de 10 secondes : 34,5
Là, autant dire qu'aux yeux du monde, je suis foutue. Mon couple est foutu. C'est l'Enfer direct pour tous les deux. Bazar, même quand je n'étais pas libertine, j'allais dîner avec des potes en tête-à-tête, je vais au ciné avec d'autres en tout bien tout honneur, et, ça, c'est déjà tromper selon certains ! Foutue de chez foutue, je vous dis. Sans parler qu'avec mon hétéroflexibilité, je pense qu'il faudrait aussi se méfier de mes sorties avec mes amiEs.

Donc, je suis visiblement très infidèle.

Sauf qu'en fait, non. C'est un sujet qui a donné lieu à une discussion avec mon partenaire de vie et nous sommes d'accord là-dessus : je ne lui suis pas infidèle. Dingue ! Je couche avec d'autres hommes et femmes et pourtant je ne suis pas infidèle. Comment se fait-ce ? Parce que la fidélité n'est pas toujours une histoire de sexe, mais aussi une histoire de foi et d'engagement peut-être...



Quelque part à la 47e minute du documentaire de Serge Moati intitulé Mes questions sur l'infidélité, Tim parle de sa notion de fidélité :
À mon sens, la grande fidélité consiste à ne pas humilier l'autre. C'est à dire toujours faire attention que l'autre ne soit pas dans une situation où il est démis de son rôle en fait. Maintenant, il n'a jamais été posé clairement qu'il devrait y avoir une fidélité sexuelle. Et quand on s'est rencontrés, ce qui a été évident, c'est qu'on resterait ensemble.
C'est un peu brouillon, mais je me suis retrouvée dans ses mots. Sa notion de fidélité, c'est avant tout du respect pour l'autre et pour cette chose qu'ils construisent à deux. Deux "je" qui n'oublient jamais qu'il y a un "nous" construit, un "nous" engagement, même quand il y en a un qui va voir ailleurs quelques heures. Une notion qui se retrouve dans cet extrait de la série The Affair où le personnage principal masculin est interrogé sur la question de l'amour :

I wanna know if you believe that love can last?

I believe love is a kind of faith. And when two people both believe, something very powerful happens. I mean, look at it this way. If you and I are in love, and I trust you enough to lean in towards you, and you trust me enough to lean in towards me, then we meet in the middle. It's a kind of triangle. And we're holding each other up. And it's very very strong. It's unbreakable. But if I disappear, then you can't hold our house up alone. You're kind of falling through open air. Love can't work without the trust, without the faith. That's why people say when somebody cheats, that he was unfaithful. Think about that word for a moment. It's not about the sex, kids.
The Affair 2x08.
Je voudrais savoir si vous croyez que l'amour peut durer ?
Je crois que l'amour est une forme de foi. Et quand deux personnes y croient, quelque chose de très fort se produit. Je veux dire, voyez ça ainsi : si vous et moi sommes amoureux, et que je vous fais assez confiance pour m'incliner vers vous, et que vous me faites assez confiance pour vous incliner vers moi, alors nous nous rejoignons. C'est une sorte de triangle. Et nous nous reposons l'un sur l'autre. Et c'est très solide. C'est indestructible. Mais si je disparais, vous ne pouvez plus maintenir notre toit toute seule. Vous vous effondrez. L'amour ne peut fonctionner sans confiance, sans foi. C'est pourquoi on dit d'une personne qui en trompe une autre qu'elle est infidèle. Réfléchissez à ce mot un instant. Il n'est pas question de sexe ici, les enfants.
(Traduction maison)
Quelques définitions extraites du Littré, à tout hasard : 
Fidélité : Qualité de celui qui est fidèle, attaché à ses devoirs, à ses engagements.
Foi : Fidélité, exactitude à remplir ses engagements. Fides (lat.)
Infidèle : Qui n'est pas fidèle, qui ne remplit point ses devoirs, ses engagements.
Tout repose donc sur des engagements et une volonté d'y être fidèle. Des engagements qui sont propres aux deux personnes en présence... ou, tout du moins, qui devraient l'être.

En ce qui me concerne, je ne me considère pas comme infidèle vis-à-vis de mon partenaire de vie dans le sens où je ne suis pas démissionnaire dans mon couple, j'aime d'autres hommes, je donne mon corps à d'autres hommes ou femmes, mais je n'ai pas perdu la foi en mon couple, je continue à penser qu'on s'est très bien trouvés. Ça reste ma relation primaire. On vit sous le même toit.

Bien sûr, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Ça demande beaucoup de temps, de discussions, d'écoute et d'efforts pour (re)définir et personnaliser ces engagements dans le cadre d'un couple ouvert. Le gros hic, c'est qu'on est une minorité assez invisible à voir les choses comme ça et à désacraliser l'acte sexuel (désacraliser, attention, pas banaliser) au passage. Il y a plein de raisons qui justifient aujourd'hui l'importance donnée à la fidélité sexuelle, au rang desquelles des choses aussi diverses que des traditions qu'on ne remet pas en cause, des croyances religieuses, la possessivité, la jalousie (sur laquelle je reviendrai bientôt), des insécurités personnelles, le manque de confiance, la peur du jugement des autres, etc. La grosse majorité continue donc de défendre mordicus d'autres valeurs (souvent issues d'archaïsmes religieux qui perdurent sans raisons valables) et ne se montre plus souple que quand ça l'arrange ; elle préfère se raccrocher à ce qui la rassure et pointer du doigt les moutons noirs qui grattent un peu trop là où ça démange. Les unes des canards à potins sont un bon indicateur de la non-évolution des mentalités selon moi. Autant dire qu'on n'est pas sortis de l'auberge.

Mais bon, on va dire que tant qu'il y a de la vie de l'utopie, y a de l'espoir... J'ai fait un rêve, les gens se mettaient à cultiver leur jardin...



Pour revenir à mon image d'accroche, et, ce, bien que je n'aie pas de compte sur Gleeden. Je suis non seulement fidèle aux engagements pris dans le cadre de mon couple, mais je le suis aussi dans certaines de mes relations secondaires. Encore une fois, pas d'exclusivité sexuelle dans la balance, mais des relations suffisamment construites dans la durée pour qu'il y ait un devoir de loyauté et d'honnêteté entre nous. Tout comme je suis très fidèle à certains de mes amis très proches avec qui je ne couche pas. 



Fidèle, foi, croire. Ce sont des mots que j'associe d'ordinaire à la religion. À tort, je me rends compte, et l'écriture de ce post m'a donné envie de me les réapproprier vraiment et de jouer avec, justement pour montrer que la religion n'a pas sa place dans un couple. Pour l'anecdote, voici le truc le plus cocasse qui m'a été dit par mon partenaire au moment où mon couple s'est ouvert justement : "Je n'ai jamais vu autant de morale chrétienne chez une athée." Ce qui veut dire qu'un paquet de valeurs (respect, bienveillance, tolérance...) n'ont pas besoin des religions pour se développer chez les gens. Une bonne éducation et la transmission de valeurs humanistes suffisent. 
Lire la suite