Lu ailleurs #3

  • L'illettrisme érotique. Que j'aime cette formulation. Déjà que beaucoup d'hommes tendent à se résumer eux-même à la taille de leur sexe et à leurs performances associées (sans parler des femmes qui les y aident), la médecine et la petite pilule bleue leur permettent depuis 17 ans de faire perdurer l'illusion, plutôt que d'en profiter pour transférer une partie du dysfonctionnement sur une recherche érotique plus approfondie et globale. "C’est de consentir mutuellement à jouir qui rend le plaisir sensuel intelligent."
  • Un député veut que le ministère de l’Intérieur puisse bloquer, sans juge, les sites porno.
    « L’intimité de l’acte sexuel doit aussi être préservée, argumente-t-il, sans quoi les relations humaines seront ravalées au plus bas degré de l’amour. (...) La vieille geste française faite de galanterie visait justement à mettre en valeur le respect dû à la femme. Il conviendrait de préserver cette image aujourd'hui tant brocardée, et qui explique en partie l’augmentation du nombre de viols et d’agressions sexuelles (comme le prouve une étude publiée par un professeur du MIT le 26 juillet 2005 dans le Wiley InterScience Journal), en promouvant une sexualité débridée toute entière tournée vers la jouissance personnelle. »
    C'est beau, les œillères. Comme si les femmes, de tout temps, n'avaient jamais eu des pulsions sexuelles similaires à celles des hommes. Des envies de jouissance personnelle très très forte, dénuée de tout sentiment et éventuellement de partenaire. Ah pardon, on me signale qu'il s'agissait juste de crises d'hystérie, un mot qui ne s'appliquent qu'aux femmes puisqu'il faut un utérus à la base. Comme si, aussi, elles ne consommaient pas de porno, comme les hommes pour des raisons tout aussi similaires et mécaniques. Comme si, encore, le porno n'avait pas toujours existé sous une forme ou une autre.
    Encore une fois, il serait de bon ton et enfin temps d'éduquer les hommes ET les femmes à la sexualité, plutôt que d'espérer que ça se fasse tout seul par magie pendant qu'on ne regarde pas. Et surtout, de les éduquer au respect de manière générale, car ce n'est certainement pas à cause du porno que cette valeur se perd dans la société toute entière de nos jours. 
  • La culture du consentement : l'article n'est pas récent, mais je le trouve très bien écrit. Et ça se recoupe un peu avec mon commentaire juste au-dessus. "Il faut apprendre aux hommes à respecter un non… et aux femmes à dire oui !" C'est tellement vrai.
    J'espère aussi toujours très fort en sortant d'une séance ne pas avoir à aller aux urgences ou simplement chez le médecin, car il serait sans doute difficile de faire comprendre que mes bleus sont dus à de la maltraitance consentie et négociée. Ce qui semble être aussi le seul problème de mon partenaire de vie avec cette pratique. Comment expliquer que non, il ne me bat pas ? Et qu'en plus, il est au courant que c'est quelqu'un d'autre qui le fait à ma demande.


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