Des hommes, des fesses et moi

Marcellus - Photo de Yvan LEMEUR

Encore une histoire de fesses, mais ce ne sont pas les miennes qui seront à l'honneur cette fois. Non, cette fois, je m'attaque à celles des hommes, et de ce qu'on peut faire avec... et surtout entre elles. 



Je ne me souviens plus comment j'étais tombée sur cette vidéo où l'on voyait une femme s'essayer au massage prostatique guidée pas à pas par un homme. C'était plus un didacticiel qu'autre chose, mais les deux étaient très très nus et surtout les deux étaient très très décontractés et légers dans leur approche. Lui en parlait vraiment comme d'une forme de jouissance à part, sans comparaison, intense. Et surtout, il avait dit qu'il pouvait jouir comme ça sans même éjaculer à la fin. J'avais trouvé ça intrigant, totalement magique, puis j'avais relégué tout ça dans un coin de ma tête au rayon des "Ça me fait rêver, mais là, ça risque d'être difficile à réaliser". Ça remonte bien à il y a 7-8 ans. Impossible retrouver la vidéo aujourd'hui naturellement.



C'est dans le cadre du libertinage que j'ai commencé à croiser des hommes qui m'ont parlé de leurs envies de laisser une femme jouer avec leur anus, et plus si affinités. Soit simplement avec les doigts (ou la langue), soit avec des accessoires. Soit en jouant simplement à l'entrée, soit en allant jusqu'à la pénétration et la fameuse prostate. D'un côté comme de l'autre, il y a de la curiosité et un désir d'expérimenter qui demande que tout le monde soit bien en phase sur le moment. Car, il n'est peut-être pas évident psychologiquement pour un homme de se laisser aller au plaisir anal, mais il n'est pas non plus forcément évident pour une femme de jouer ainsi avec le plaisir masculin, et c'est vraiment là mon objectif principal : faire jouir l'homme comme jamais. Il faut donc que mon partenaire en ait envie et que j'en aie envie aussi. Au même moment qui plus est. Du coup, l'alignement de planètes ne s'étant pas fait si souvent, je suis encore en pleine découverte et je prends mon temps tout en restant à l'écoute de mes partenaires.

Pour l'anecdote, ma petite fierté personnelle, c'est d'avoir su saisir l'opportunité au vol avec une rencontre d'un jour. Rien de trop agressif, j'ai juste pris le dessus à un moment et, tout en le branlant, j'ai placé la pulpe d'un doigt sur son sphincter, que je me suis contentée de masser, ongle trop long oblige. J'ai compris en l'observant que non seulement c'était la première fois pour lui, mais qu'en plus, il était lui-même étonné d'y prendre autant de plaisir. La surprise dans son regard était délicieuse. Et j'étais particulièrement contente de lui avoir fait découvrir ça, même si c'était resté très sage ce jour-là.



Bien sûr, l'idée de se faire vraiment prendre par une femme a travaillé l'esprit de quelques partenaires avec qui la conversation est allée dans cette direction au fil des rencontres. Et ça me travaille aussi du coup. Sauf que je suis difficile. Passée l'impression étrange que me fait ressentir le fait de m'imaginer en train de sodomiser un homme, je souhaite surtout le faire en préservant au maximum ma féminité. Et c'est là que ça a coincé très très longtemps. Je ne trouvais pas l'accessoire idéal. J'ai dit que j'étais difficile, c'est encore pire que ça. Ça m'a pris presque deux ans. Je ne voulais pas de gode ceinture noir avec un membre tout aussi noir accroché dessus, pas de harnais en cuir avec ce cercle métallique si visible servant à placer le gode de la taille et de la couleur souhaitées, pas plus que de harnais avec un effet corseté sur les fesses. Je trouve tout ça trop agressif visuellement ou, tout simplement, pas joli. J'aurais pu à la rigueur me laisser tenter par le joujou qui tient tout seul de Fun Factory, mais me connaissant, il aurait vite glissé hors de moi. Bref, j'ai passé des mois et des mois et des mois à chercher et à ne pas trouver. Ce qui arrangeait mon partenaire du moment qui avait besoin de temps pour se préparer à l'idée de toute façon.

Puis j'ai aperçu ceci totalement par hasard dans le reportage d'Ovidie : À quoi rêvent les jeunes filles ? Un harnais sexy, féminin, joli. Enfin ! C'est exactement ça que je voulais !



Les recherches ont repris avec cette idée précise en tête, infructueuses. J'en étais arrivée au point que demander à la réalisatrice me paraissait être la seule solution. "Bonjour, j'ai une question totalement étrange et précise à vous poser, mais le harnais que l'on voit à la 10e minutes, vous sauriez où le trouver en vrai ?" Bon, le hasard, encore lui, a fait que je n'ai pas eu besoin d'aller jusque-là. Je suis tombée sur LE vendeur : Velvet Nest aux USA qui fait du sur mesure à la main. J'ai poussé un cri de joie pour déchanter aussitôt une première fois en voyant que le modèle que je visais n'était plus disponible, et une deuxième fois en lisant que, sans doute victime de son succès, la boîte avait de réels problèmes pour livrer et que la plupart du temps, le paquet ne partait jamais... Retour à la case départ avec un sale goût de déception dans la bouche.

Il faut savoir que pendant tout ce temps passé à chercher sans rien trouver à mon goût (deux ans donc), le partenaire qui avait lancé l'idée me demandait régulièrement, et pas si innocemment que ça, si j'avais trouvé chaussure à mon pied. Eh bien, la prochaine fois, je pourrai lui dire que, oui, ça y est : j'ai ! Car j'en ai eu marre. Et j'ai surtout découvert RodeoH qui fait des choses avec une touche suffisamment féminine pour que ça me convienne tout en me permettant de couper la poire en deux : j'ai la culotte, à mon (mes) partenaire(s) d'acheter l'accessoire de son(leur) choix pour l'y enchâsser :) J'ai donc opté pour ceci (la touche féminine est aussi et surtout dans le dos) :



Voilà une bonne chose de faite. Maintenant, il ne reste plus qu'à passer aux choses sérieuses quand les planètes seront alignées comme il faut. Car, bien sûr, ce n'est pas parce que je suis équipée que mon/mes partenaire(s) est/sont prêt(s). Mais maintenant, ça risque de les travailler un peu plus :)



Pour conclure, deux articles à lire chez les 400 culs. L'un : Sodomie hétéro : est-ce possible ? et l'autre : Sexe anal : que signifie «chevillage» ? Ce qui me permet de glisser ici cette définition du shebanging : « se faire défoncer par une femme » qui m'a tout de suite fait penser à Ricky Martin. Allez savoir pourquoi. 


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