Sillon



Lieu au chaud mais pas trop, lieu masqué par temps calme, lieu trop souvent oublié.
A l'abri des regards, il y a pourtant de l'activité là aussi.
Planté de quelques herbes folles,
Envahi parfois de longs frissons.
A l'avant du derrière, mais à l'arrière de ce devant qui lui vole la vedette.
Une asymétrie rebondie et assumée ;
D'aucuns ne devraient pourtant l'ignorer.
Entre ses deux piliers,
Tiré vers le bas par la gravité,
Entravé dans sa chute par quelques suspensions bien cachées.
Souple à l'extérieur,
Billes dures à l'intérieur ;
Oblongues jumelles à soupeser dans le creux de la main.
Un souffle, une langue,
Rien qu'une caresse suffisent à l'animer. 
Sillon séparateur que j'aime tant caresser du bout des doigts
En espérant retrouver la fascination amusée de la première fois.
Sachet agité de contractions et décontractions involontaires, je ne me lasse pas de te regarder vivre. 

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