Difficile, exigeante, prise de tête ?



Parfois, je suis un chouillat énervée et ça me démange — mais tellement fort ! — d'écrire l'annonce la plus rebutante et détestable possible pour en refroidir le plus grand nombre en me basant sur des critères totalement injustes et personnels. Dommage que je sache d'avance que ça me garantirait juste de refroidir des partenaires potentiels (déjà qu'ils sont rares), mais pas ceux qui n'en ont rien à faire de ma prose. En tout cas, sur un coup de sang, voilà à quoi elle pourrait ressembler, cette annonce.

Quoi : Un homme ou un couple. Pas de femme seule, ça ne me tente pas encore. 

: Habitant à plus de 25 km de chez moi (parce que je n'ai pas envie de vous croiser en faisant mon marché dans la ville voisine, a fortiori si je suis avec mon compagnon), mais à moins de 60 km (parce qu'après, ça commence à faire loin pour un café). En gros, je suis prête à faire plus ou moins 1 h de route pour vous voir.
Inutile de me proposer un plan vacances au soleil dans le sud de la France, ou un plan bonne table à Londres, je ne vais certainement pas faire de la route pour me retrouver en face de quelqu'un avec qui le courant ne passera finalement pas du tout et finir comme une idiote à l'hôtel toute seule ; je ne vais pas me forcer à coucher parce que j'ai fait la route exprès et que ça m'a coûté une blinde.
Puis, c'est simple, je ne découche pas. J'admire les gens qui sont encore capables de faire une nuit blanche à baiser et à faire la nouba, moi, j'ai besoin de 7-8 heures de sommeil sinon je suis de très mauvais poil (et vous ne voulez pas me voir de mauvais poil !). Donc les soirées, les nuits loin de mon lit, c'est non. 

Âge : Pour les hommes de moins de 40 ans, c'est non d'office. C'est comme ça, pas d'exception. Oui oui, je sais, je passe à côté de quelque chose (la fougue, l'endurance, une grosse et longue queue vigoureuse, un torse imberbe, le cardio de feu, l'insouciance de la jeunesse, peut-être que ça me ferait du bien, blabla). Mais voilà, j'ai un truc pour les hommes plus âgés que moi, parce que, quoi qu'on en dise, l'expérience de la vie ne s'improvise pas, il faut vivre pour ça et plus on vit, plus on grandit intérieurement (bon, ok, pas toujours). Donc entre 40 et 55 ans, ça me va, et ça me laisse déjà pas mal de choix.
Pour les couples, vous pouvez avoir entre 30 et 45 ans, je vous épargnerai le devoir de philo. Par contre, un peu de vécu ensemble est un plus, histoire que vous ayez eu le temps de penser votre projet libertin à deux. Si vous êtes vraiment "amoureux et unis", vous n'aurez pas besoin de le dire dans votre annonce, ça ressortira très vite dans nos échanges.

Physique : Messieurs, pas de pubis et de torses rasés par pitié ! Laissez donc vos poils en paix. Mesdames, je ne peux même pas vous dire si j'aime avec plein de poils, je n'ai jamais pu tester, vous avez toute la moule à zéro. Pilosité entretenue comme moi, ce serait déjà un début.
Quant à cette histoire d'hygiène irréprochable que vous exigez tous, j'ai fini par comprendre que c'était une façon détournée de dire : "Pouah les poils, c'est beurk, je vais vomir si tu en as ne serait-ce qu'un sur le corps." Donc, non, le poil n'est pas sale. Non, ça ne m'embête pas de me retrouver avec un poil sur le bout de la langue quand je suce. Ou quand je lèche. On prend tous une douche, on savonne et voilà, on sent bon, on a le poil qui brille, en avant les galipettes ! 
Dans un cas comme dans l'autre, si mes poils à moi posent problème, alors c'est réglé.
Question taille : pour les hommes, pas trop grand, plus de 1,80 m, c'est déjà trop pour moi. Ça ne me dérange pas d'être plus grande que vous quand je monte sur mes échasses de 12 cm, de toute façon, je ne vais pas les garder. Pour les femmes, c'est indifférent. Pour la taille du sexe, il est possible que je la découvre le jour J, donc je ferai avec (sans doute avec quelques grimaces). Mais si vous êtes trop bien doté par la nature et que je le vois avant sur photo, ça risque malheureusement d'être non. 
Pour les kilos en trop, c'est une question d'harmonie générale, je n'ai rien contre une petite brioche ou des hanches arrondies. Par contre, trop maigre, ça ne va pas le faire, j'aime avoir de la matière sous les mains, pas des os. Je n'aime pas les bêtes de muscles non plus.

Pratiques : Les rois du cunni me laissent indifférente. Que mon plaisir soit votre seule et unique priorité aussi. Ce genre de formulations me laisse juste présager un problème d'équilibrage au pieu. J'ai déjà testé, ce n'est pas tout à fait mon meilleur souvenir libertin.
Je ne suis pas non plus en recherche d'un maître. Arrêtez de croire que vous savez mieux que moi ce qu'il me faut i.e. une bonne éducation, une montée d'escalier, une bonne fessée, une bonne queue voire quatre ou cinq. Je n'ai pas non plus de fantasmes particuliers à réaliser. L'expérience m'a appris que les fantasmes se dessinaient au fil d'une relation suivie, que d'autres fantasmes ne sont pas destinés à se réaliser du tout. Et non, ce n'est pas parce que je n'ai rencontré que des branques qui ne savent pas se servir du corps d'une femme et que vous êtes un Dieu comparé à eux. C'est juste que ça ne marche pas chez tout le monde et que je me suis fait une raison.
Pour les couples, j'aime les mélanges à trois avec une vraie osmose. Pas les triangles bancales. 

Intellect : L'acte sexuel pour l'acte sexuel ne m'intéresse pas, même si on est tous là pour la même chose. Trop superficiel à mon goût et parfaitement insatisfaisant. Je suis gourmande de mots, de vécu et de culture. Il faut pouvoir alimenter mon cerveau. Coup de bol, je suis curieuse de beaucoup de choses, donc le choix des sujets est large. Par contre, pour tout ce qui touche aux véhicules motorisés, c'est sans moi. Je crois que je préfèrerai encore parler compta...
Humour apprécié. Compréhension du 15e degré aussi.

 aux plans cam.
 aux intolérants aux poils.
 aux gros plans de queue, de chatte, d'anus ou de pénétration gluante.
 aux ouvertures d'albums sans que je n'aie rien demandé.
 aux couples où, de toute évidence, quelqu'un se force pour faire plaisir à l'autre.
 aux pressés pressants.
 aux ambiances chicos/bubulles et à l'alcool en général.
 aux performeurs, aux collectionneurs, aux consommateurs.
 aux perfectionnistes.



Dans la réalité, mon annonce (que vous ne lirez pas) me ressemble, elle me présente, elle exclut avec tact et offre quelques pistes à exploiter pour les plus malins et motivés. De mon côté, le seul critère, finalement, c'est le coup de cœur immédiat. Et il m'arrive encore d'en avoir malgré tous les critères très subjectifs que j'ai pu mentionner plus haut. Ce qui me garantit de préserver à ce type de rencontres une certaine saveur à laquelle je tiens.

 Bisous les cokins !

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Demande



Un collier. 

Pas parce que tu es mon Maître, mais justement parce que tu n'en es pas un. Si tu en avais été un, je l'aurais refusé ; la signification pour moi aurait alors impliqué d'autres enjeux bien plus sérieux dont je ne veux pas. D'ailleurs, c'est moi qui le demande. Parce que je veux tout de même être ta chienne à toi. Je souhaite que nos jeux, qui ne sont que des parenthèses dans quelque chose de bien plus vaste, s'initient à partir du moment où tu feras glisser le cuir autour de ma gorge pour refermer la boucle métallique qui fera de moi ta soumise pour un temps. Que ton regard ne quitte pas mes yeux quand tu fixeras la laisse à l'anneau prévu à cet effet. Si, à ce moment, je ne dis rien, alors tu pourras poursuivre selon ton bon plaisir. Nous nous connaissons assez et nous nous faisons suffisamment confiance pour nous abandonner l'un comme l'autre.

J'imagine déjà ta voix, ton regard, tes gestes autoritaires. J'imagine la soumise nue que je serai alors, te suivant à quatre pattes sur le plancher de ton appartement. J'imagine l'attente silencieuse à genoux au pied de ton lit. Est-ce que ce sera une queue au fond de ma gorge ou une caresse sur ma joue ? J'imagine la tension de la laisse pour me faire me redresser, me guider, me basculer par-dessus tes jambes pour une fessée méritée (ou pas) ou me faire monter sur le lit. J'imagine des chevauchées fantastiques en levrette et des mots crus jetés dans le creux de mon oreille. J'imagine l'image de moi que me renverra un miroir judicieusement placé. J'imagine aussi ma tête reposant sur tes genoux pendant que tu regarderas la télé et que ta main jouera machinalement dans mes cheveux. J'imagine plein de choses, mais sans doute pas tout ce que tu pourrais imaginer si tu acceptais de passer un collier autour de mon cou. Parce que très honnêtement, je n'avais pas vraiment imaginé te faire une telle demande un jour sans t'en parler avant.

Maintenant, la question est : est-ce que toi aussi, tu imagines tout ça ?
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