Lu ailleurs #21


  • Les pieds sur terre - La vie sexuelle des Françaises : Quelques beaux témoignages de femmes, notamment le dernier qui me parait être le plus important.
  • Le sexe comme objet - Savoirs et sexualité : Quatre podcasts à réécouter sur France Culture. Ça va des porn studies à l'éducation sexuelle au lycée en passant par la pilule et les enquêtes de santé publique quand il est question de sexualité. 
  • Les lavements mode d'emploi pour elle et lui (2/2) : Vous éviterez de lire ça au petit déjeuner quand même.
  • Le règne de la séduction avec Gilles Lipovetsky : De quoi élever le débat dans une période où la séduction en prend pour son grade. Les paroles de Lipovetsky sont d'ailleurs rassurantes à ce sujet. Et pour aller plus loin, il parle également de la séduction qui sort du cadre de la relation amoureuse ou sexuelle.
  • Total désir : une heure de gens qui parlent de leur désir, de la première fois, de toutes les fois, des hommes, des femmes, des émois avec leur sœur, des choses cachées, du désir tué. Un moment captivant.
  • Balance ton corps : Inutile de préciser que j'aime cette conclusion.
    Sauf que #Balancetonporc, ce n’est qu’un « tout petit filet de voix par rapport au continent noir de la douleur parce que femme », tempère Laure Adler, auteure du Dictionnaire intime des femmes. Elle se demande s’il n’y aura pas « un prix à payer » pour cette parole aussi salutaire que périlleuse quant au rapport intime que chacun entretient avec son corps. Car « c’est un corps très souffrant, douloureux, violenté qu’on entend. On ne parle pas du corps désiré, du corps désirable et arrogant, de l’éloge de l’amour, de la sensualité, de la sexualité », dit-elle. Or, sans désir, point de libération des corps. « Ce discours libérateur du corps objet de la domination masculine est important, on s’en réjouit toutes, mais si on intériorise cette violence, je crains qu’on entre dans un grand silence sur le désir des femmes. » Désir qui serait étouffé sous une chape de plomb, celle qui s’est « abattue sur nous » ces quinze dernières années : « Une régression morale dingue, avec une sexualité hygiénique, domestiquée, quasiment synonyme de reproduction », selon Laure Adler. Elle cherche les figures tutélaires, comme Simone de Beauvoir, qui incarneraient ce corps désirant. Elle voit plutôt se déployer « ce foutu archaïsme qui veut que la femme soit la proie et l’esclave de l’homme ». « Quand, dans l’inconscient collectif, les hommes n’auront plus le monopole du désir, alors on pourra parler d’égalité des droits. Mais cela passe par la sexualité. Et donc, d’abord par l’image intérieure du corps des femmes. » Balançons nos corps. Nos corps désirants.
  • Abnousse Shalmani  "En matière de féminisme, il est fort instructif de garder un œil sur notre passé" : <3
    Il faut apprendre aux femmes leur sexe, la beauté de leur sexe et la beauté d'une vie sexuelle consentie et épanouissante. Leur apprendre à dire leur désir, c'est neutraliser la peur du sexe, c'est les rendre « actives » et  briser pour de bon la position historique de « proie ». Une femme ne devrait pas attendre de l'homme qu'il fasse le premier pas alors qu'elle le désire. Elle devrait « dire » son désir. D'où l'importance de la parole. C'est un travail de fond, il faut du temps, mais c'est à ce prix là que les mentalités évolueront.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire