Plusieurs possibilités - Les Photographies de John Willie



Moi et ma mémoire des noms... John Willie était pourtant cité dans Bondage. Théorie érotique des cordes et de l'attachement de Magali Croset-Calisto, lu très récemment. Il "était" également dans The Notorious Betty Page sous les traits de Jared Harris, vu il y a plus longtemps, lui, par contre. La preuve :


Même si vous n'avez pas retenu son nom, mais que vous vous intéressez à l'imagerie du bondage à travers le temps, il y a fort à parier que vous avez déjà croisé le travail de John Willie.

De son vrai nom John Alexander Scott Coutts, il officia comme photographe, illustrateur, éditeur, dessinateur et fétichiste au milieu du XXe siècle. Je ne vais pas vous retaper sa bio, Wikipédia fait ça très bien. 

Récemment, un beau projet de crowdfunding s'est posé sous mes yeux et j'ai eu un gros coup de cœur. Au même moment, des connexions se sont effectuées. Le vintage, les tailles de guêpe, les cordes, les contraintes, les talons hauts, les gants très longs, les damsels in distress, les bas, Betty Page, Crepax, Stephane Ory... tout un univers visuel un peu épars qui s'est consolidé tout à coup autour d'une personne. Le pied ! Si je puis dire.

L'ouvrage Plusieurs possibilités regroupe justement plusieurs séries de photographies de femmes habillées, en sous-vêtements ou plus court-vêtues, mais toujours avec des talons très hauts et toutes dans des positions de prisonnières, parfois assez inconfortables : ligotées à un poteau, à une chaise, entravées, les yeux bandés, bâillonnées, suspendues. C'est très esthétique et esthétisé et le travail de composition de Willie derrière chacune d'entre elles saute littéralement aux yeux. Il y a le choix des vêtements et des chaussures que l'on retrouve d'une photo à une autre sur des modèles différents, un même modèle qui ne subira pas les mêmes outrages d'une série à l'autre, les indications que l'on entend presque données sur l'émotion à transmettre à travers le regard (peur, séduction, inquiétude...). Différentes possibilités donc, et une paire de chaussures fétiches.


    


Une dernière parenthèse, car Crepax est tellement fondateur chez moi qu'il me fallait faire un lien, même s'il ne tient qu'à un fil.



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